Intention et direction de la pensée

L’intention et la culture d’une pensée saine sont d’une importance capitale lorsqu’on aspire à un contact conscient avec l’âme. Par suite du développement de notre individualité, il arrive un moment où cette force du « Je » doit être mise au service du « Nous ». En fait, c’est la voie du retour à la Source ou, si vous aimez mieux, un retour à l’universel. Graduellement, nos intentions (motivations) et notre manière de penser sont appelées à adopter des principes d’universalité.

Nous avons le devoir de participer à l’évolution de la conscience de l’humanité ainsi que de tous les règnes de notre planète, par un travail en groupe et au niveau planétaire.

C’est l’amour qui permet d’intégrer ces principes. Un amour qui prend forme dans l’inclusion de la diversité et de la différence. En fait, il s’agit de ré-inclure tout ce que le développement de notre « Je » s’est permis d’exclure. L’inclusion est la base dynamique qui met en place un processus de coopération et de partage à grande échelle.

Parce que nous sommes en plein processus d’évolution, cette mutation de l’un vers l’autre connaît son lot de difficultés tellement les tendances de notre « Je » sont tenaces. Les pas vers l’avant, les pas vers l’arrière qui se succèdent à un rythme effarant ont besoin que l’on s’interroge sur nos motivations et que l’on réaffirme constamment notre volonté de répondre aux principes d’universalité.

Cultiver une saine pensée et maintenir la direction vers l’universel sont deux concepts fondamentaux qui obligent l’individu à devenir authentiquement spirituel. Et je veux dire par là véritablement spirituel et pas simplement curieux de la spiritualité. Ceci est dû parce que dès qu’il y a le souci d’avoir une saine pensée, l’individu doit prendre soin de la nature de ses sentiments et faire en sorte qu’ils s’élèvent le plus haut possible.

Pascal St-Denis

Développer l’impersonnalité (un geste de détachement)

L’impersonnalité (le caractère de ce qui est impersonnel). Une attitude qui favorise une meilleure adhésion à la justice, l’égalité, l’intégrité, la neutralité, l’équité, l’objectivité, l’impartialité et la droiture.

Y a-t-il quelque chose d’autre que j’aimerais dire à propos de l’impersonnalité. Nous devons nous efforcer de considérer avec une « divine indifférence » complète et soigneusement développée ce qui est dit ou suggéré par les gens qui nous entourent. Le terme « divine » est important, car c’est là que se trouve le secret de l’attitude nécessaire.

Il s’agit là d’une chose différente de l’indifférence consistant en un manque total d’intérêt, ou de l’indifférence qui est l’aboutissement psychologique d’une « façon d’échapper » à tout ce qui est déplaisant. Ce n’est pas non de l’indifférence qui accompagne souvent un sentiment de supériorité. C’est l’indifférence qui accepte tout ce qui est offert, qui utilise ce qui peut servir, qui apprend ce qui peut être appris, mais qui n’est pas entravée par les réactions de la personnalité.

C’est l’attitude normale de l’âme à l’égard du non-soi. C’est la négation de tout préjugé, de toute idée préconçue et étroite, de toute tradition, influence ou réflexe de la personnalité. C’est le processus de détachement qui place l’intériorité de l’être au premier plan de nos relations.  

Pascal St-Denis

Le lien avec l’âme passe par les expériences

Ce qui veut dire que l’homme doit sans cesse chercher le développement de son intelligence dans les expériences. Si dans un premier temps cela semble bâtir que l’intelligence, puisqu’il s’agit de découvrir graduellement que l’on remonte l’échelle qui mène à l’accès de l’âme.

Mais encore faut-il aller dans les expériences, estimer l’expérience pour ce qu’elle apporte, c’est-à-dire une stimulation. Beaucoup de gens pensent que la vie est à vivre tout simplement pour ce qu’elle apporte de bonheur, d’émotions et qu’il faut se préserver du mal. Ils croient qu’il faut se préserver des problèmes et comme par hasard malgré tous les efforts nous n’arrivons pas à nous préserver des problèmes.

Quelquefois, ce sont les gens qui se protègent le plus et qui ferment la porte aux expériences, à la communication et aux échanges, qui souvent conduisent les énergies à finalement n’avoir plus aucun autre recours que la maladie pour expérimenter quelque chose. Ce qui ne veut pas dire que voilà un individu trop timide, il est destiné à souffrir de la maladie.

Je vois cela comme une mécanique. Ce n’est pas une sentence qui provient d’un livre où la loi est écrite. C’est une mécanique. L’homme est une roue, sans arrêt en mouvement. Les énergies doivent circuler, les énergies descendent et doivent remonter. Les énergies en remontant doivent si possible servir l’éveil de la conscience. Si ces énergies se butent à un individu qui bloque tout dans le but de se préserver et se faire une vie bien confortable sans rien remettre en question, il se coupe d’une multitude d’expériences. Il agira ainsi, car, il prévoit que considérant le passé, cela ne peut qu’aller mal dans l’avenir. Voilà que les énergies ne pouvant plus respirer et circuler implosent. Automatiquement, cela va créer des maladies sur le plan physique même si cela ne veut pas dire que toutes les maladies proviennent de ce phénomène, mais c’est souvent le cas.

À suivre… Selon l’intérêt que ce texte soulèvera.

Idée tirée des textes de « conscience universelle »

Pascal St-Denis

L’art de vivre (2e partie)

Nous voulons en apprendre sur l’art de vivre, comme s’il y avait un mode d’emploi à la vie. Il ne faut pas imaginer ce rapport sous un principe d’obéissance. C’est pourquoi il est préférable de ne pas croire que la vie possède un mode d’emploi strict, et que, dans la mesure où l’homme ne connaît pas ou ne suit pas ce mode d’emploi avec respect et obéissance, il devient immanquablement malade, rebelle et condamné à être malheureux.

C’est une vérité, il y a des lois. Mais il faut connaître ces lois pour s’apercevoir qu’elles ne sont pas dirigistes, qu’elles ne réclament pas d’obéissance, mais qu’elles sont tout simplement harmonie et amour. Alors, à partir du moment où on les connaît, et où l’on s’aperçoit que leur nature est amour et harmonie, il ne s’agit plus pour l’homme d’être un esclave de la Vie. Il s’agit pour lui de découvrir le bonheur par l’harmonisation de son être.

Que faut-il donc à l’homme moderne pour découvrir l’harmonie ?

Il faut d’abord se connaître soi-même. Nous voulons avoir une vie équilibrée, alors regardons-nous dans un miroir. Nous ne pourrons aller nulle part, à moins que nous n’ayons fait un bilan de notre propre personnalité. Et là, ne prenons pas la parole de ce frère ancien, qui disait : connais ton âme et tu connaîtras l’univers. Il est question ici de notre personnalité.

Faisons le bilan de ce que nous savons de nous : nos défauts, nos qualités, nos capacités, nos incapacités. Il est important de faire ce point, parce que c’est à partir de ce point que nous aurons une base de référence pour guider notre évolution, afin d’arriver à l’harmonie.

Si c’est un orgueil démentiel qui nous empêche de découvrir l’harmonie, tant que nous n’aurons pas franchement et honnêtement diagnostiqué dans notre personnalité que c’est l’orgueil qui prime en nous, alors nous pourrons essayer de méditer mille ans, nous pourrons faire de bonnes œuvres pendant mille ans, nous dirons comme des millions de gens disent :
« J’ai fait tant de bonnes choses. J’ai rendu service à tel individu. J’ai fait du bien à tel autre. Je me suis sacrifié ; regarde seigneur, maintenant je suis malade, tu ne fais rien pour moi, que t’ai-je dont fait pour que tu m’accables ».

Il faut d’abord se prendre en main, et à la suite de cette prise de conscience, il faut nous modeler comme nous modèlerions une boule d’argile. Cela nous appartient, nous faisons ce que nous voulons de notre vie, personne ne vient nous diriger.

Pourquoi des lois existent-elles quand même ?
Ces lois existent, non pas, comme je l’ai dit au début, en tant qu’objets à suivre, principes à respecter, elles existent de la même manière que la musique a ses lois. Mais, n’empêche que n’importe qui peut taper sur des casseroles si, pour cette personne, ce bruit veut dire musique, c’est son appréciation. Pour celui qui veut jouer quelque chose de très beau, il va falloir qu’il apprenne à faire fonctionner certains principes, je dis bien à faire fonctionner, et non pas à obéir à certains principes. Je reviens au bilan à faire à propos de la personnalité.

Si vous voulez réellement changer, il faut en avoir le désir réel. Beaucoup de gens se plaignent : « Je ne suis pas bien, je suis malheureux, j’ai un problème, c’est la faute à un tel, à une telle, c’est la faute au monde, à la société, ce monde est vil, ce monde est sale, malsain, violent, et méchant ». À partir du moment où l’individu pense cela, il n’aura pas la force de s’impliquer dans l’effort nécessaire pour changer le monde. Ce qui fait changer le monde, c’est votre propre changement intérieur.

Qui a créé le monde ?
Vous-mêmes, vos pères, vos grands-pères, vos aïeux, etc., ils étaient semblables à vous, comme vous êtes semblables à eux. Il ne faut pas vous dire : « Que pourrais-je changer dans le monde, je n’y ai aucune implication, personne ne m’écoute. Si je pouvais créer un groupe, alors là, je pourrais, j’aurais la force »

Non. Du moment que vous êtes différents, même si vous restez inconnus tout le reste de votre vie, le monde aussi va alors devenir différent. Parce que vous êtes aujourd’hui différents, des gens viennent vers vous, et vous essaierez de les rendre différents. Dans votre vie, vous arriverez à en changer peut-être une dizaine, mais quelqu’un d’une autre région, comme vous, va faire le même travail, et va aussi en changer une dizaine. Un autre dans une autre région va pouvoir aussi en changer une dizaine, et ainsi sur le globe, si tout le monde se sent concerné, et se sent actif, dans l’action de changement du monde, alors une majorité de gens va pouvoir être touchée.

Il ne faut pas avoir peur, il ne faut pas se dire que je ne peux pas, ou qui suis-je pour pouvoir ? Je dirais même que le simple fait que vous vous changiez, sans que vous n’arriviez jamais à changer qui que ce soi, il y aura sur cette planète un endroit où une lumière spirituelle va pouvoir s’écouler. Et si vous ne pouvez servir en rien à changer visiblement les gens, vous pourrez du moins servir à l’émanation de certaines énergies,

Extrait de l’art de vivre « conscience universelle »

Apprendre l’art de vivre.

 Nous voulons en apprendre sur l’art de vivre, comme s’il y avait un mode d’emploi à la vie. Il ne faut pas imaginer ce rapport sous un principe d’obéissance. C’est pourquoi il est préférable de ne pas croire que la vie possède un mode d’emploi strict, et que, dans la mesure où l’homme ne connaît pas ou ne suit pas ce mode d’emploi avec respect et obéissance, il devient immanquablement malade, rebelle et condamné à être malheureux.

C’est une vérité, il y a des lois. Mais il faut connaître ces lois pour s’apercevoir qu’elles ne sont pas dirigistes, qu’elles ne réclament pas d’obéissance, mais qu’elles sont tout simplement harmonie et amour. Alors, à partir du moment où on les connaît, et où l’on s’aperçoit que leur nature est amour et harmonie, il ne s’agit plus pour l’homme d’être un esclave de la Vie. Il s’agit pour lui de découvrir le bonheur par l’harmonisation de son être.  

La quête de l’homme vers son héritage spirituel me fait penser à une masse de glaise placée devant les mains d’un sculpteur. La glaise, c’est l’ensemble des composantes qui constituent l’être humain sauf sa dimension spirituelle, que nous pouvons comparer aux mains du sculpteur. Il y a d’abord manipulation et réchauffement, les mains triturent et assouplissent la masse. Ensuite, le sculpteur entreprend de donner une base sur laquelle édifier la forme. Puis, il la corrige, la remodèle, la défait, la reconstruit pour finalement aboutir à la forme finale et harmonieuse, fidèle à l’œuvre d’où il a conçu son projet. Ainsi en est-il de la quête de l’aspirant.

L’âme (les mains) prend contact avec la personnalité : elle la réchauffe, la reconnaît, la façonne, lui donne une première forme qui doit se rapprocher de l’expression de son plan de vie. Elle règle des défauts, défait, refait, toujours à partir de l’image de l’âme, pour enfin aboutir à l’harmonie de l’expression dans le comportement.

Il ne nous est pas demandé de remplir des performances au niveau de la moralité humaine, aucune performance ne nous est demandée au niveau de notre comportement et de nos attitudes. Ces performances-là nous serons plus à même de les remplir lorsque l’harmonie sera en nous.
Comment demander à quelqu’un qui est triste et désespéré, d’être fraternel ? Il va au contraire devenir très égocentrique, parce que sa peine, sa douleur, va tellement lui faire perdre conscience de lui-même, va tellement centrer sa conscience sur son problème, qu’il va être complètement fermé aux autres. Donc, comme dit le proverbe : pour aider les autres, aidons-nous d’abord nous-mêmes. Il faut créer l’harmonie en soi pour être à même de la transporter chez les autres.

Pascal St-Denis