Développer l’impersonnalité (un geste de détachement)

L’impersonnalité (le caractère de ce qui est impersonnel). Une attitude qui favorise une meilleure adhésion à la justice, l’égalité, l’intégrité, la neutralité, l’équité, l’objectivité, l’impartialité et la droiture.

Y a-t-il quelque chose d’autre que j’aimerais dire à propos de l’impersonnalité. Nous devons nous efforcer de considérer avec une « divine indifférence » complète et soigneusement développée ce qui est dit ou suggéré par les gens qui nous entourent. Le terme « divine » est important, car c’est là que se trouve le secret de l’attitude nécessaire.

Il s’agit là d’une chose différente de l’indifférence consistant en un manque total d’intérêt, ou de l’indifférence qui est l’aboutissement psychologique d’une « façon d’échapper » à tout ce qui est déplaisant. Ce n’est pas non de l’indifférence qui accompagne souvent un sentiment de supériorité. C’est l’indifférence qui accepte tout ce qui est offert, qui utilise ce qui peut servir, qui apprend ce qui peut être appris, mais qui n’est pas entravée par les réactions de la personnalité.

C’est l’attitude normale de l’âme à l’égard du non-soi. C’est la négation de tout préjugé, de toute idée préconçue et étroite, de toute tradition, influence ou réflexe de la personnalité. C’est le processus de détachement qui place l’intériorité de l’être au premier plan de nos relations.  

Pascal St-Denis

Le lien avec l’âme passe par les expériences

Ce qui veut dire que l’homme doit sans cesse chercher le développement de son intelligence dans les expériences. Si dans un premier temps cela semble bâtir que l’intelligence, puisqu’il s’agit de découvrir graduellement que l’on remonte l’échelle qui mène à l’accès de l’âme.

Mais encore faut-il aller dans les expériences, estimer l’expérience pour ce qu’elle apporte, c’est-à-dire une stimulation. Beaucoup de gens pensent que la vie est à vivre tout simplement pour ce qu’elle apporte de bonheur, d’émotions et qu’il faut se préserver du mal. Ils croient qu’il faut se préserver des problèmes et comme par hasard malgré tous les efforts nous n’arrivons pas à nous préserver des problèmes.

Quelquefois, ce sont les gens qui se protègent le plus et qui ferment la porte aux expériences, à la communication et aux échanges, qui souvent conduisent les énergies à finalement n’avoir plus aucun autre recours que la maladie pour expérimenter quelque chose. Ce qui ne veut pas dire que voilà un individu trop timide, il est destiné à souffrir de la maladie.

Je vois cela comme une mécanique. Ce n’est pas une sentence qui provient d’un livre où la loi est écrite. C’est une mécanique. L’homme est une roue, sans arrêt en mouvement. Les énergies doivent circuler, les énergies descendent et doivent remonter. Les énergies en remontant doivent si possible servir l’éveil de la conscience. Si ces énergies se butent à un individu qui bloque tout dans le but de se préserver et se faire une vie bien confortable sans rien remettre en question, il se coupe d’une multitude d’expériences. Il agira ainsi, car, il prévoit que considérant le passé, cela ne peut qu’aller mal dans l’avenir. Voilà que les énergies ne pouvant plus respirer et circuler implosent. Automatiquement, cela va créer des maladies sur le plan physique même si cela ne veut pas dire que toutes les maladies proviennent de ce phénomène, mais c’est souvent le cas.

À suivre… Selon l’intérêt que ce texte soulèvera.

Idée tirée des textes de « conscience universelle »

Pascal St-Denis

L’art de vivre (2e partie)

Nous voulons en apprendre sur l’art de vivre, comme s’il y avait un mode d’emploi à la vie. Il ne faut pas imaginer ce rapport sous un principe d’obéissance. C’est pourquoi il est préférable de ne pas croire que la vie possède un mode d’emploi strict, et que, dans la mesure où l’homme ne connaît pas ou ne suit pas ce mode d’emploi avec respect et obéissance, il devient immanquablement malade, rebelle et condamné à être malheureux.

C’est une vérité, il y a des lois. Mais il faut connaître ces lois pour s’apercevoir qu’elles ne sont pas dirigistes, qu’elles ne réclament pas d’obéissance, mais qu’elles sont tout simplement harmonie et amour. Alors, à partir du moment où on les connaît, et où l’on s’aperçoit que leur nature est amour et harmonie, il ne s’agit plus pour l’homme d’être un esclave de la Vie. Il s’agit pour lui de découvrir le bonheur par l’harmonisation de son être.

Que faut-il donc à l’homme moderne pour découvrir l’harmonie ?

Il faut d’abord se connaître soi-même. Nous voulons avoir une vie équilibrée, alors regardons-nous dans un miroir. Nous ne pourrons aller nulle part, à moins que nous n’ayons fait un bilan de notre propre personnalité. Et là, ne prenons pas la parole de ce frère ancien, qui disait : connais ton âme et tu connaîtras l’univers. Il est question ici de notre personnalité.

Faisons le bilan de ce que nous savons de nous : nos défauts, nos qualités, nos capacités, nos incapacités. Il est important de faire ce point, parce que c’est à partir de ce point que nous aurons une base de référence pour guider notre évolution, afin d’arriver à l’harmonie.

Si c’est un orgueil démentiel qui nous empêche de découvrir l’harmonie, tant que nous n’aurons pas franchement et honnêtement diagnostiqué dans notre personnalité que c’est l’orgueil qui prime en nous, alors nous pourrons essayer de méditer mille ans, nous pourrons faire de bonnes œuvres pendant mille ans, nous dirons comme des millions de gens disent :
« J’ai fait tant de bonnes choses. J’ai rendu service à tel individu. J’ai fait du bien à tel autre. Je me suis sacrifié ; regarde seigneur, maintenant je suis malade, tu ne fais rien pour moi, que t’ai-je dont fait pour que tu m’accables ».

Il faut d’abord se prendre en main, et à la suite de cette prise de conscience, il faut nous modeler comme nous modèlerions une boule d’argile. Cela nous appartient, nous faisons ce que nous voulons de notre vie, personne ne vient nous diriger.

Pourquoi des lois existent-elles quand même ?
Ces lois existent, non pas, comme je l’ai dit au début, en tant qu’objets à suivre, principes à respecter, elles existent de la même manière que la musique a ses lois. Mais, n’empêche que n’importe qui peut taper sur des casseroles si, pour cette personne, ce bruit veut dire musique, c’est son appréciation. Pour celui qui veut jouer quelque chose de très beau, il va falloir qu’il apprenne à faire fonctionner certains principes, je dis bien à faire fonctionner, et non pas à obéir à certains principes. Je reviens au bilan à faire à propos de la personnalité.

Si vous voulez réellement changer, il faut en avoir le désir réel. Beaucoup de gens se plaignent : « Je ne suis pas bien, je suis malheureux, j’ai un problème, c’est la faute à un tel, à une telle, c’est la faute au monde, à la société, ce monde est vil, ce monde est sale, malsain, violent, et méchant ». À partir du moment où l’individu pense cela, il n’aura pas la force de s’impliquer dans l’effort nécessaire pour changer le monde. Ce qui fait changer le monde, c’est votre propre changement intérieur.

Qui a créé le monde ?
Vous-mêmes, vos pères, vos grands-pères, vos aïeux, etc., ils étaient semblables à vous, comme vous êtes semblables à eux. Il ne faut pas vous dire : « Que pourrais-je changer dans le monde, je n’y ai aucune implication, personne ne m’écoute. Si je pouvais créer un groupe, alors là, je pourrais, j’aurais la force »

Non. Du moment que vous êtes différents, même si vous restez inconnus tout le reste de votre vie, le monde aussi va alors devenir différent. Parce que vous êtes aujourd’hui différents, des gens viennent vers vous, et vous essaierez de les rendre différents. Dans votre vie, vous arriverez à en changer peut-être une dizaine, mais quelqu’un d’une autre région, comme vous, va faire le même travail, et va aussi en changer une dizaine. Un autre dans une autre région va pouvoir aussi en changer une dizaine, et ainsi sur le globe, si tout le monde se sent concerné, et se sent actif, dans l’action de changement du monde, alors une majorité de gens va pouvoir être touchée.

Il ne faut pas avoir peur, il ne faut pas se dire que je ne peux pas, ou qui suis-je pour pouvoir ? Je dirais même que le simple fait que vous vous changiez, sans que vous n’arriviez jamais à changer qui que ce soi, il y aura sur cette planète un endroit où une lumière spirituelle va pouvoir s’écouler. Et si vous ne pouvez servir en rien à changer visiblement les gens, vous pourrez du moins servir à l’émanation de certaines énergies,

Extrait de l’art de vivre « conscience universelle »

Apprendre l’art de vivre.

 Nous voulons en apprendre sur l’art de vivre, comme s’il y avait un mode d’emploi à la vie. Il ne faut pas imaginer ce rapport sous un principe d’obéissance. C’est pourquoi il est préférable de ne pas croire que la vie possède un mode d’emploi strict, et que, dans la mesure où l’homme ne connaît pas ou ne suit pas ce mode d’emploi avec respect et obéissance, il devient immanquablement malade, rebelle et condamné à être malheureux.

C’est une vérité, il y a des lois. Mais il faut connaître ces lois pour s’apercevoir qu’elles ne sont pas dirigistes, qu’elles ne réclament pas d’obéissance, mais qu’elles sont tout simplement harmonie et amour. Alors, à partir du moment où on les connaît, et où l’on s’aperçoit que leur nature est amour et harmonie, il ne s’agit plus pour l’homme d’être un esclave de la Vie. Il s’agit pour lui de découvrir le bonheur par l’harmonisation de son être.  

La quête de l’homme vers son héritage spirituel me fait penser à une masse de glaise placée devant les mains d’un sculpteur. La glaise, c’est l’ensemble des composantes qui constituent l’être humain sauf sa dimension spirituelle, que nous pouvons comparer aux mains du sculpteur. Il y a d’abord manipulation et réchauffement, les mains triturent et assouplissent la masse. Ensuite, le sculpteur entreprend de donner une base sur laquelle édifier la forme. Puis, il la corrige, la remodèle, la défait, la reconstruit pour finalement aboutir à la forme finale et harmonieuse, fidèle à l’œuvre d’où il a conçu son projet. Ainsi en est-il de la quête de l’aspirant.

L’âme (les mains) prend contact avec la personnalité : elle la réchauffe, la reconnaît, la façonne, lui donne une première forme qui doit se rapprocher de l’expression de son plan de vie. Elle règle des défauts, défait, refait, toujours à partir de l’image de l’âme, pour enfin aboutir à l’harmonie de l’expression dans le comportement.

Il ne nous est pas demandé de remplir des performances au niveau de la moralité humaine, aucune performance ne nous est demandée au niveau de notre comportement et de nos attitudes. Ces performances-là nous serons plus à même de les remplir lorsque l’harmonie sera en nous.
Comment demander à quelqu’un qui est triste et désespéré, d’être fraternel ? Il va au contraire devenir très égocentrique, parce que sa peine, sa douleur, va tellement lui faire perdre conscience de lui-même, va tellement centrer sa conscience sur son problème, qu’il va être complètement fermé aux autres. Donc, comme dit le proverbe : pour aider les autres, aidons-nous d’abord nous-mêmes. Il faut créer l’harmonie en soi pour être à même de la transporter chez les autres.

Pascal St-Denis

Comment anoblir la personnalité ?

Avant tout, s’il y a une voie spirituelle, une voie initiatique, c’est parce qu’il y a quelqu’un qui n’est pas initié et quelqu’un qui l’est. Tout cela est résumé en vous, en tant que personnalité et âme. C’est donc cette personnalité qu’il va falloir anoblir. Comme un joyau tiré de la montagne, il faut le travailler pour qu’il devienne le plus transparent possible. Une fois ce travail alchimique effectué, la personnalité se dissout automatiquement, et il n’y a plus que le rayonnement de l’âme.

Pourquoi cette nécessité ?

La personnalité doit acquérir son individualité. Cette individualité étant acquise, petit à petit, elle devient ensuite un obstacle plutôt qu’un instrument. Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’obstacle n’est prévu, ni par la personnalité ni par le plan de la vie. L’obstacle, les problèmes de personnalité, les problèmes de caractère, d’humeur, sont, dans la vie, tout simplement des choses qui naissent comme une bulle depuis le fond de l’eau qui remonte en surface et éclate.

Un plexus solaire c’est l’endroit où sont stockées toutes les données, toutes les mémoires. C’est, en quelque sorte, le premier aspect, la première partie du cerveau véritable.

Depuis des millénaires, depuis l’origine, là, dans le centre de votre plexus solaire, tout est inscrit.Par des entrées artificielles comme l’hypnose, la régression, vous pouvez non seulement dépasser vos propres réincarnations, mais aussi aller dans les incarnations collectives, dans la vie collective du corps, de la terre. Cette captation est possible parce que le plexus est l’élément qui vous raccorde à l’inconscient et au conscient collectifs, à tous les autres plexus du monde, à tous les états d’âme du monde, à toutes les personnalités du monde. C’est par là que tout se passe et que tout se vit.


C’est pourquoi, sitôt que vous déplacez les vibrations du plexus solaire vers le plexus cardiaque, automatiquement vous quittez la conscience de masse, la conscience de groupe. Si vous vous logez au niveau de ce plexus solaire, même de manière inconsciente, vous faites partie de la masse, vous n’avez pas d’individualité, vous faites partie du troupeau.


Donc, descendre à l’intérieur de la terre comme disait les vieux alchimistes, c’est descendre dans les profondeurs de ce centre et y descendre consciemment, alors que, pour l’instant, votre descente se fait inconsciemment.

C’est pourquoi il existe des peurs ancestrales ou des réflexes qui se transmettent comme un code génétique. C’est pourquoi certains instincts se transmettent de génération en génération. Les bonnes choses ont été transmises de cette manière, les mauvaises aussi, comme les craintes primaires, la crainte du feu, la crainte du serpent, la crainte des cataclysmes.

Ainsi, au fur et à mesure qu’une époque s’installe, les craintes se codifient, se logent dans le plexus et s’installent dans les autres plexus. Il suffit qu’un plexus ressente une chose pour qu’immédiatement le code soit ressenti par tous les autres. Ainsi naissent les psychoses par exemple.

Il faut donc descendre consciemment à l’intérieur dans ce plexus, et y descendre c’est parfois souffrir, mais cette souffrance n’est pas ressentie comme lors d’une épreuve par exemple. C’est une souffrance froide, car c’est le mental qui descend dans la substance émotionnelle, et la friction qui résulte de cette descente génère cette forme de souffrance : la conscience du danger, la conscience des ténèbres, la conscience de la profondeur. C’est au mental de descendre dans cette substance, et c’est à lui d’amener la raison dans cet amas d’émotions, de tensions émotionnelles et passionnelles.

Si vous voulez avoir une forme d’ascèse (Règles de conduite morale et physique ayant pour but de conduire à un perfectionnement spirituel, à une libération de l’esprit) pour évoluer ou pour avancer sur le chemin initiatique, pour espérer un contact avec votre âme, un contact avec votre guide, ne développez donc pas les centres éthériques, le paranormal, descendez à l’intérieur de vous. Préparez cette corne dans laquelle vous pourrez souffler, et à moins que vous ne trouviez cette corne pour souffler, vous ne pouvez entendre la voix de l’âme.

Qu’est-ce que cette corne ?

Cette corne c’est tout simplement le chant de l’âme, le son qu’émet constamment l’âme. Pour ceux qui ne sont pas éveillés, le son de l’âme reste emprisonné dans le plexus solaire, comme un fœtus qui tout au long de sa gestation prononcerait le même mantra, la même clé, la même formule magique, et le jour de la délivrance, le mantra n’est plus prononcé à l’intérieur inconsciemment pour entretenir une vie primitive, mais il est chanté par l’âme.

C’est à ce moment-là qu’il y a résonance, que le son, prononcé à l’origine, qui vous a créés en tant qu’âme, se réveille, rencontre sa source originelle, fusionne, et votre âme peut parler et comprendre le langage universel.

Si vous voulez vous développer pour marcher sur le chemin, il faut avant tout vous prendre en charge, avoir des actes conscients vis-à-vis de vous, vis-à-vis de votre vie intérieure, émotionnelle, passionnelle. Le moyen de résurrection ce n’est pas un messie, un sauveur, une église, un temple, c’est votre capacité à être conscient(e) et à agir consciemment.

Ainsi, ce centre nommé plexus solaire a de moins en moins d’énergie puisqu’il régit exclusivement la vie astrale et la vie instinctive, et au fur et à mesure, l’énergie investit le plexus cardiaque et le plexus laryngé, un grand centre aussi de la conscience éveillée. Vous appauvrissez, ainsi, la roue et le mouvement du plexus solaire, vous vous dégagez de cette conscience de masse et vous pouvez prétendre devenir un initié.

C’est cela le travail de purification, ce n’est pas autre chose. Ce n’est pas en vous forçant à être meilleur, à être patient, à étudier, en vous contrôlant. Cela ne sert à rien. C’est en effectuant un véritable travail mental de dessiccation de tous vos aspects astraux, éthériques et de la personnalité.

Alors vous allez me dire qu’en théorie c’est bien beau, mais concrètement comment faire, par quelle intervention ?

Il faut développer, comme je l’ai dit mille fois, la vigilance. Vous ne pouvez pas faire pénétrer le plan mental dans la substance de votre plexus solaire, si vous n’avez pas le réflexe de provoquer la situation nécessaire. Donc, lorsque vous vivez, lorsque vous êtes dans la situation, premier réflexe, l’observation. Observation qui va vous permettre de réfléchir et de contrôler l’investissement de votre émotion.

Quel genre de réflexion devez-vous faire ?

Quelles paroles devez-vous dire ?

Quels gestes devez-vous faire ?

Obtenir avant tout le détachement et absolument nécessaire pour devenir un observateur. Ensuite, lorsque vous avez vécu, lorsque vous vous êtes entraînés pendant quelques jours, quelques semaines, quelques années, prenez tout le temps qu’il vous faut, entraînez-vous à observer tous les déclics et les déclenchements. Apprenez donc à vous connaître, au moins, en tant que personnalité.

Quelle est la chose qui suscite tel effroi ? Quelle est la chose qui suscite telle colère, ou telle admiration, ou telle exaltation, etc. ?

Apprenez à bien vous connaître, donc soyez d’abord un observateur. La chose doit être faite souplement, un peu comme un jeu, comme si vous observiez une tierce personne. Lorsque vous aurez accumulé sur vous, suffisamment de connaissances, donc, lorsque vous vous comprendrez, lorsque vous serez capables de pardon et d’amour pour vous, vous aurez la force de vous contrôler, pas avant.

Beaucoup de gens ont tendance à se mettre les mains devant les yeux pour ne pas voir les horreurs et les bêtises qu’ils font, certains autres ont trop tendance à se culpabiliser. Ni l’un ni l’autre n’est capable de se pardonner, même celui qui fait fi de toutes ses bêtises. Cette dualité existe tant que vous ne vivez pas cette synthèse âme-personnalité.

Certains hommes, parce qu’ils ont une mauvaise personnalité ou certains problèmes passagers, en arrivent à se suicider, ou culpabilisent tellement qu’ils déclenchent des maladies, des problèmes psychiatriques. Ils en viennent à conclure qu’ils ne sont pas beaux, qu’ils ne sont pas bons, et ils se détestent.

En fait, ce qu’ils ne peuvent plus supporter, c’est uniquement les agissements de leur personnalité, ils ne peuvent rien dire à propos de leur âme, car ils l’ignorent. Donc, il faut avant tout vous situer en tant qu’âme. Quand un disciple veut travailler sur le chemin, il doit, comme un cocher qui considère son cheval de loin, se considérer en tant qu’âme qui guide sa personnalité. Si vous mélangez les deux, si vous êtes sur le cheval en vous prenant tantôt pour le cheval, tantôt pour le cocher, il y aura forcément, à un moment donné, une chute. Il faut dissocier les choses, donc, remettre en place les valeurs initiales.

Qu’est-ce que la personnalité ?

Elle est avant tout un instrument. Tout le monde le sait, mais, y a-t-il quelqu’un qui en ait véritablement conscience ? Y a-t-il quelqu’un qui vit véritablement ce dédoublement, pour ne se loger que dans sa partie spirituelle afin de mieux guider sa partie matérielle ? 

Il y a une trop grande confusion et pas encore la fusion entre l’âme et la personnalité. Il faut donc considérer la personnalité comme un véhicule, premier aspect, et un véhicule mérite le respect.

Y a-t-il beaucoup de personnes qui respectent leur corps ? Non, très peu, dans la masse de l’humanité, très peu. Et c’est pour cela qu’il y a tant de débauche, que l’homme se permet de faire à son corps autant d’outrages par la prostitution, l’usage de la drogue, l’exercice de certains vices, de certaines dépendances vis-à-vis de la nourriture, de l’alcool ou quoi que ce soit d’autre.

Vous avez un instrument entre les mains et vous en êtes responsables. Vous n’avez pas à vous identifier à votre corps. Absolument pas ! C’est là l’erreur fondamentale, c’est là le symbole de la chute. Confondre le corps, d’où est issue la personnalité, avec votre véritable vie, c’est le péché originel.

Cette confusion amène désastre, maladie, et automatiquement la mort. Parce que dès que l’homme se centre dans l’illusion, toutes les énergies initiatrices de la nature et de la hiérarchie mettent en route un programme spécifique pour détruire cette illusion.

Lorsque l’humanité arrivera à dissocier et à n’utiliser son corps que comme un véritable véhicule, l’humanité aura vaincu une grande tare sur cette terre, la maladie. Il n’y aura plus de maladie à partir de ce moment-là.

Il faut donc utiliser le corps avec respect, puisque c’est un instrument. Vous avez du respect pour votre voiture, vous l’entretenez, vous essayez de la garer dans des endroits où elle ne risque pas d’être abîmée, parce que vous savez que cela coûte cher. Un corps coûte très cher, c’est rare. Dans tout votre système solaire, connaissez-vous plusieurs planètes qui offrent un plan physique, je vous le demande ? Non, il n’y a que la terre. La chair humaine est à prix d’or. Disposer d’un corps est une chose rare, un privilège. Et que font les hommes ?

Non seulement ils le critiquent, mais en plus, ils ne font que l’abîmer et lui générer des maladies qui se transmettent d’âge en âge, d’ère en ère. Respecter son corps, c’est se placer déjà dans le royaume de l’âme. C’est grâce à votre voiture que vous vous déplacez, c’est grâce à votre corps que vous allez sur le chemin.


En le maltraitant, vous perdez du temps, et il vous faudra revenir plusieurs fois dans des corps qui seront peut-être moins beaux, ou qui, à cause des problèmes de l’instant sur la terre, auront certaines maladies dont vous n’êtes pas responsables ou le générateur karmique. Ou bien, pour expérimenter tel ou tel aspect de la spiritualité, il vous faudra très vite un corps et vous n’aurez pas le temps d’attendre certaines générations, certaines figures politiques, une certaine famille.

Vous accepterez le premier corps qui est en formation dans un endroit qui est, à peu près, celui qui vous convient, et qui dit que ce corps ne sera pas infirme, que ce corps ne sera pas laid, que ce corps ne sera pas faible. Alors plutôt que de prendre n’importe quoi, entretenez déjà parfaitement ce que vous avez, respectez votre corps.

Essayez simplement cela pendant les quelques mois qui viennent, et vous verrez que d’instinct, vous allez générer en vous une relation d’amour et de profond contrôle avec votre plan physique. Il faut entretenir votre corps, comme si demain, vous deviez le prêter à quelqu’un d’autre.

Cela est possible en plus, je ne parle pas d’une hérésie. Si le corps est suffisamment sain, si le corps à une valeur vibratoire suffisamment haute, pourquoi le laisser perdre dans la nature et le pourrissement, si à l’heure de votre mort un autre peut venir le prendre ?

C’est quelque chose de tout à fait possible. Mais il faut, avant que ce moyen d’échange se mette en place, que les hommes vivent moins de par leur plan physique, qu’ils n’identifient plus les personnes qu’ils rencontrent à leur aspect physique ou à leur personnalité. Si les hommes identifiaient les gens par rapport à leur âme, il serait donc facile d’imaginer que Paul, pour l’instant, est dans tel corps, mais que demain, c’est frère Jacques qui y sera, sans qu’il y ait aucun malaise, aucune gêne.

Premier aspect donc, le respect de votre instrument physique. Respect aussi de votre fonction cérébrale qui appartient à votre plan physique. Le respect de votre fonctionnement cérébral c’est simplement ne pas émettre de vilaines pensées, abusives et noires, de ne pas céder aux tentations que la société vous offre, comme certains films à suspens, d’horreur et qui parasitent complètement les harmoniques.

Lorsque vous regardez un objet, un paysage, lorsque vous écoutez un son, lorsque vous humez quelque chose, automatiquement ces données se transforment en substances chimiques, en véritables petits courants électriques qui déclenchent une décharge à l’endroit où a pénétré l’information, soit le nez, l’œil, l’oreille, etc.

Ensuite, cette charge vibratoire utilise tout le réseau nerveux, court dans les lobes du cerveau et se répand aussi dans la moelle épinière. Ce qui fait que, si vous regardez ou écoutez trop souvent des choses négatives ou horribles, vous déchargez dans votre corps des substances chimiques, des courants électriques négatifs, pouvant engendrer la mort de vos cellules.

À trop déclencher de ces substances chimiques négatives, vous pensez bien qu’automatiquement vous déclenchez en vous un système de régression et de destruction, parce que vous êtes littéralement pollués. Vous savez à quoi mène la pollution.

Au contraire, si vous veillez à tout ce qui entre en vous comme données, vous régénérez vos cellules, vous régénérez vos molécules, et au lieu de les polluer, de les amener à la destruction, vous les amenez vers la jeunesse éternelle. C’est possible.

Qu’un homme de soixante ans en paraisse quarante et qu’à quatre-vingts ans il n’ait toujours pas changé de tête, c’est absolument possible, mais il faut pour cela savoir vivre la vie, savoir ne pas polluer votre instrument et respecter ses fonctionnements, avoir une vie limpide.

Il faut bien se nourrir, se nourrir de choses pures, de choses qui vous conviennent spécifiquement, car personne ne mange de la même manière, et pensez à vous nourrir de façon logique et rationnelle, j’ai bien dit logique et rationnelle. Je n’ai pas parlé de bonne cuisine française, de la bonne cuisine chinoise. Je n’ai pas parlé du goût, car le goût lui-même a été déformé.

À l’heure actuelle, le goût est associé aux plaisirs. À l’origine, il est un repère que le corps maîtrise, codifie, pour signifier à tout le système cérébral ce dont les cellules, ce dont un certain organe a besoin pour être réparé et se régénérer. Ce qui fait qu’à l’origine, tous les accessoires du goût étaient tout autant des accessoires d’appel, d’alarme, et de prévention, le meilleur médecin du monde.

À la première alarme du corps, l’ordre de réparation est envoyé au cerveau, puis à toutes les fonctions dont la fonction alimentaire qui passe par le goût. Ce qui fait qu’à l’origine, au début d’une maladie, l’homme devait être capable de repérer l’herbe, le fruit, le légume ou tout autre élément nécessaire à sa guérison.

Mais l’homme s’étant de plus en plus alourdi, s’étant trop identifié à tous les moyens d’avoir un plaisir, a perdu ce code, et ce qui était à l’origine des instruments pour perpétuer la vie du corps, est devenu des moyens de le tuer. 

Ainsi, il n’est pas rare de voir quelqu’un soumis trop longtemps à un stress, à un manque d’amour, déclencher une maladie cardiaque et en mourir, ou commettre un crime. En fait, tout le plan émotionnel ne doit être utilisé que pour éprouver la fraternité, l’amour du partage, l’amour de la présence de l’autre, et se fondre totalement dans une exaltation divine, dans une communion divine. 

Le plan émotionnel est important dans la constitution de l’homme. Sans le plan émotionnel, un homme ne serait pas capable de devenir un ange, car il ne comprendrait rien aux lois cosmiques, et il ignorerait complètement les fondements mêmes de l’amour.

Pourquoi l’homme ne pourrait-il pas comprendre les lois cosmiques, alors qu’elles paraissent demander uniquement et simplement l’aspect cérébral ?

Parce que les lois cosmiques ne passent pas par l’intermédiaire de l’intellect. Lorsque l’on veut avoir la connaissance de quelque chose, on ne passe pas par l’aspect intellectuel de la chose, on communie avec elle.

Le centre qui permet cette communion, qui permet d’intégrer et de ressentir la nature de la chose afin de la faire vôtre, c’est votre centre cardiaque. Le centre cardiaque est le véritable plan de l’émotionnel, mais un émotionnel avec un grand E, un émotionnel divin, alors que le plexus solaire n’est qu’une mémoire.

L’émotion, au lieu d’être vécue par le centre cardiaque, est vécue maladroitement par le plexus solaire, qui vibre lourdement, qui fait un écho très grave dans les profondeurs, et l’émotion paraît vilaine, à combattre, à annuler, alors qu’il n’en est rien. Il faut simplement la vêtir de son véritable aspect et la reloger dans son domaine, le centre cardiaque.

Une peur qui s’engrange dans votre plexus solaire, va ainsi codifier tout le reste émotionnel de votre vie, et ainsi, dans telle ou telle situation typique, il y aura le flash-back de cette peur vécue autrefois, et votre plan émotionnel se trouve parasité. Il y aura production de fantasmes, de complexes, de traumatismes et l’être humain ne s’en sortira pas.

Il faut donc clarifier ce plexus solaire par l’observation, la vigilance, l’analyse, le respect de votre corps, de votre personnalité. Quand vous vous respectez, il y a des tas de choses que vous ne faites plus. Alors, commencez par là et n’allez pas invoquer l’Action de grâce, l’action de Dieu ou de tel Maître, ou travailler sur tel chakra pour vous débarrasser de tel problème, de tel défaut ou de telle humeur.

N’essayez pas de trouver la formule magique, l’onde de forme idéale ayant suffisamment d’énergie pour combattre tel défaut, telles ténèbres. Il n’y a aucune formule magique, l’effet ne dépend encore et toujours que de vous.

Si vous décidez d’agir, alors oui, vous pouvez vous aider par des choses extérieures, des accessoires. Donc, commencez par un profond respect de vous. J’insiste lourdement, parce que c’est la pierre de base de tout votre édifice spirituel. Si vous ne vous respectez pas, vous ne pourrez jamais vous contrôler. Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas avancer, mais au fur et à mesure de votre avance, vous aurez plein de problèmes, pleins d’obstacles. Retrouvez votre dignité humaine.

Est-il digne de dire ceci ? Est-il digne de faire cela ? Est-il digne de penser ceci ?

Comme avec une lame de rasoir, avec la limpidité de cette lame, le tranchant de cette lame, faites grandir votre dignité et tranchez quand il y a un problème. Ainsi un grand fumeur peut devenir un non-fumeur sans avoir recours à quoi que ce soit, un grand mangeur de viande peut devenir demain un grand mangeur de carottes et en rire. Il en est de même pour tous vos problèmes, pour tous vos défauts, pour toutes vos craintes. Dignité, respect.

En même temps que vous faites grandir cette dignité, vous faites grandir aussi le rayonnement de votre âme, donc en même temps, viennent aussi des épreuves qui ne visent plus la personnalité, ce sont des initiations au niveau de l’âme. C’est à ce moment-là que vous obtenez sur un plan physique les choses paranormales qui ne s’obtiennent pas en position bancale.

Le Maître voyant votre effort, voyant votre limpidité, votre pureté naissante, s’intéresse à vous, et il se dit : « Il n’est pas très initié, ni très évolué, mais il a une pureté, on va s’occuper de lui, l’utiliser, car il en est digne. » En peu de temps vous pouvez ainsi créer le contact que vous cherchez à créer en utilisant vos chakras. Vous pouvez par exemple sortir le soir avec votre corps astral, avoir des rêves significatifs, rencontrer quelqu’un d’important qui va vous mettre sur votre voie. Vous pourrez aussi avoir toutes les intuitions, les plus grandes et démentielles en apparence, qui vont vous obliger à faire telle ou telle chose, à participer à telle ou telle œuvre, à déclencher tel ou tel mouvement, ou pour une véritable mission.

Pour mettre la main dans un gant, il faut que le gant soit vide. La personnalité n’est pas quelque chose contre laquelle vous devez vous battre, elle n’est pas un monstre, elle n’est pas le diable, elle n’est pas un grand mur de briques ou une tour de Babel, elle est une simple feuille. Si vous saviez à quel point la personnalité est fine, transparente, fragile, un simple voile. Mais la vue de votre âme est tellement sensible, qu’un simple voile lui cache tout le paysage de la vie.

La personnalité n’est rien du tout, c’est pourquoi, bien que cela vous fasse souffrir, il est assez risible de voir à quel point l’humain s’encombre d’une chose aussi légère, comme si celle-ci pesait mille tonnes.

Cette compréhension vient avec le respect initial de votre instrument, de votre corps, de votre système cérébral. Ce qui ne veut pas dire que vous ne devez plus être humain pour ne devenir que mentaux, absolument pas. Plus vous devenez des êtres mentaux (ce qui n’a rien à voir avec un être intellectuel), plus vous vivez sur le véritable plan mental qui est le plan de la sagesse, plus vous vous grandissez et plus vous dilatez l’humanité qui est en vous.

C’est pourquoi tous les véritables Maîtres sont capables d’un si grand amour, bien qu’ils aient une raison aussi tranchante qu’un rasoir et un miroir aussi froid que les glaces polaires. L’un ne nuit pas à l’autre, au contraire, l’un enrichit l’autre parce qu’il permet à l’autre d’être pleinement ce qu’il est, un amour assuré par la raison. Cet amour-là est plus grand qu’un amour qui ne vient que du cœur, car il est un amour total.

Comment vous contrôler pour vous développer ?

 Aime-toi et connais-toi d’abord, sache te pardonner, mais que ce pardon ne soit pas un leurre et une permission accordée pour d’autres aberrations. Pardonne-toi afin de te donner l’énergie nécessaire pour recommencer une autre vie, pour être quelqu’un d’autre, déchargé du vieux cadavre que tu étais. Donne-toi la chance de te renouveler, découvre cette énergie fantastique de mouvement, renouvelle-toi.

Mais pour se renouveler, il faut avoir un esprit souple, un esprit d’enfant, un esprit qui se pardonne, un esprit qui joue avec sa personnalité comme avec un ami. Soyez ami avec votre personnalité, je vous assure que c’est facile. Il faut simplement apprendre à vous aimer. Il ne sert à rien d’être amour pour les autres, puisque telle est la grande mode, amour pour votre voisin, amour pour vos enfants, pour la société, pour Dieu, pour la terre, amour pour tout, si vous ne pouvez pas, d’abord, vous aimer.


Pour qu’un verre puisse transporter de l’eau, il faut qu’il soit creux. Pour que le soleil puisse envoyer sa lumière, il faut qu’il brille lui-même. Pour être véritablement amour, il faut que vous vous aimiez, et s’aimer ce n’est pas un acte narcissique.

S’aimer soi-même est un acte rationnel, c’est savoir gérer la vie intérieure et gérer la vie extérieure qu’offrent la personnalité et le corps. Le respect, c’est de l’intelligence, c’est la connaissance de la véritable fonction de votre personnalité et de votre corps physique. 

Quand vous avez cette connaissance, la véritable notion du respect et de l’amour de vous ne fait aucun doute. Retrouvez ce respect, et n’oubliez pas de l’éveiller chez les autres. Si l’humanité est à ce point présente dans les problèmes actuels, c’est parce que l’humanité n’a plus aucun respect d’elle-même. Il faut d’abord que toute chose soit connue et vécue en vous, car vous ne pouvez pas exercer à l’extérieur l’action et le rayonnement de ce que vous ne connaissez pas en vous.

C’est pourquoi il faut absolument changer l’homme en lui-même. La solution pour un Nouveau Monde n’est pas dans la création d’un nouveau système, n’est pas dans le déferlement d’universités paranormales, spirituelles ou ésotériques. C’est dans la racine profonde de votre être que naît le monde, pas ailleurs. Donc aidez le monde à mieux se porter.