Pour bien comprendre de quoi sont constitués les corps astral et mental.

Pour bien comprendre de quoi sont constitués les corps astral et mental.

Pour faire suite aux demandes des lecteurs, je vous entretiendrai des corps ou enveloppes subtiles qui composent notre être. Je débute avec le corps astral, car il est celui où la conscience d’une grande majorité de personnes est focalisée.

Le corps astral. On lui donne plusieurs noms ; corps émotionnel, corps de désirs, corps de sensation ou corps sensible sont tous des termes qui nous sont familiers. Ils sont tous synonymes lorsque nous analysons l’ensemble de l’astralité de l’homme. 

Pour vous faire une idée du corps astral, imaginez qu’autour de votre corps, existe une grande enveloppe électrique dotée d’un puissant aimant. Un aimant capable de maintenir à l’intérieur de cette enveloppe toutes les formes de désirs auxquels vous êtes sensibles. Ainsi, la somme de tous les désirs, bons ou mauvais, qui répondent à votre centre magnétique, forme, ce qu’on appelle, votre corps ou enveloppe astrale. En fait, la somme de tous ces désirs définit votre identité émotive. Pour ce qui est du plan astral, la différence réside dans le fait qu’il est constitué de l’ensemble de tous les corps astraux, qu’ils soient de nature animale, humaine ou autre. Pour ce qui est du corps et du plan mental, le principe demeure le même à l’exception qu’il concerne le monde des idées et de la connaissance. La qualité de ces corps est donc intimement liée à la qualité des désirs et des pensées qui les composent.

Pascal St-Denis

Les 5 grandes qualités

Quelles sont ces grandes qualités et quel rôle jouent-elles dans le processus de l’évolution de la conscience humaine ? Il est facile de reconnaître qu’elles sont au cœur même de notre développement évolutif. Ces cinq qualités qui facilitent l’évolution de la conscience humaine sont : l’équilibre, la quiétude émotionnelle, le discernement, le détachement et l’amour.

Cinq qualités que nous pouvons facilement rattacher à chacune de nos composantes humaines. Afin de répondre au défi que suppose le développement spirituel. Il importe de porter attention sur l’équilibre du corps physique, la maîtrise du corps émotionnel (quiétude émotive), le développement d’un corps mental qui apprend à discerner, et finalement, sur une personnalité susceptible de céder ce qui est moindre lorsque plus vaste est perçu (détachement). Le développement de ces 4 qualités conduit à l’intégration de l’amour qui résulte du contact avec l’âme.  

 Pascal St-Denis

L’influence de l’individualité sur la personnalité  

L’un de mes articles que vous pouvez consulter sur ce blogue sous le thème (principes évolutifs) établit la différence fondamentale entre la personnalité et l’individualité d’une personne. Je vous invite à le lire, car il représente le fondement de ce qui suit.

À partir de là, comment distinguer ce qui appartient au développement de la personnalité et ce qui concerne l’individualité ? Bien que les deux aspects s’entremêlent dans le temps, je tenterai de tracer un portrait susceptible d’éclairer le sujet sur cette relation bien particulière qui touche la personnalité et l’individualité.

Plusieurs personnes se questionnent sur la différence de réponse aux situations alors qu’elles évoluent alors que le milieu de vie est très similaire. Par exemple, vous êtes parents de deux enfants qui curieusement et à votre grande surprise se développent assez différemment malgré le fait que vous leur apportiez sensiblement la même éducation, les mêmes valeurs et la même attention. Pourquoi la réponse aux événements et au milieu de vie diffère-t-elle de manière drastique dans certains cas ?

Pour quelles raisons un enfant raffole-t-il de sports alors que son frère aime davantage plonger dans des livres ? Pourquoi une jeune fille s’oriente-t-elle vers la médecine alors que sa sœur tombe dans la drogue et la prostitution ? Les différences ne sont pas normalement aussi éléphantesques, mais elles sont observables et reconnaissables à celui qui sait observer.  

Tout se joue au niveau des vibrations ressenties (inconsciemment) par l’un ou l’autre des enfants. C’est là qu’interviennent les mémoires vibratoires de l’individualité. Ce sont ces mémoires qui nous suivent d’une incarnation à l’autre et qui jouent un rôle sur les tendances et caractéristiques que nous développons.  

Cette réflexion m’est apparue évidente pour la première fois lorsque j’ai rencontré deux jeunes adultes (des jumeaux identiques). Bien qu’ils aient vécu sensiblement les mêmes choses tout au long de leur vie, il en résulta un senti tout à fait différent. Selon leur dire, ils ont eu affaire à un père très autoritaire (style armé). Le bilan de l’un fut que cela lui a été très profitable alors que l’autre arriva à la conclusion que cette attitude a détruit sa vie.

Ces vibrations accompagnent notre personnalité et elles jouent un rôle important dans notre développement, dans nos réponses aux événements qui nous touchent. Ces vibrations s’expriment sous forme de reconnaissances inconscientes qui créent de l’aversion ou de l’attirance, et ce, dans notre nature physique, émotionnelle, mentale et spirituelle.

Pascal St-Denis

La place de l’émotion dans le processus évolutif   

Jour après jour, nous vivons au rythme de nos émotions. Nos désirs non comblés génèrent des malaises (émotions négatives) que nous tentons de résoudre le plus rapidement possible, mais sans vraiment y parvenir.

Lorsque l’émotion s’avère positive parce qu’elle génère de la satisfaction, nous connaissons des « petits bonheurs » que nous cherchons à renouveler avec avidité. Sans que nous en soyons conscients, et sans que nous puissions en maîtriser la durée et l’intensité, notre monde de désirs nous projette inévitablement dans l’un ou l’autre de ces pôles.

Pourquoi sommes-nous si malhabiles à modifier cet état de fait ? Pourquoi choisir des solutions qui masquent le problème plutôt que de le régler ? Se pourrait-il que nous ne recherchions pas les bons résultats ? Serait-ce dû à notre manière de concevoir l’émotion ?

Notre perception actuelle de l’émotion semble brouiller notre compréhension de la place de l’émotion dans le processus évolutif en nous offrant des pistes de solutions éphémères. Sous l’angle de l’évolution de la conscience, se peut-il que nous retardions notre progression en demeurant prisonniers de notre labyrinthe émotif ?

Modelés par les mœurs et coutumes qui nous sont inculquées, nous adoptons des comportements qui favorisent l’expérience émotive. Par exemple, il y a ce concept très répandu qui, selon le principe du bien et du mal, divise le monde émotionnel en deux grandes catégories : négatives et positives. Cette division crée un dilemme qui semble, de prime abord, insoluble. Nous intervenons dans le processus naturel de l’émotion lorsque nous choisissons délibérément de ne pas exprimer nos émotions négatives. Nous faisons ce choix non pas parce que nous n’en sentons pas le besoin, mais parce qu’elles reflètent l’expression d’une faiblesse.

La société, à travers ses valeurs, ne nous recommande-t-elle pas de limiter la manifestation d’émotions dérangeantes ? Ne nous suggère-t-elle pas d’apprendre à en contrôler les signes extérieurs ? Pour répondre à l’image sociale et éviter d’être perçus comme « faible », nous les refoulons à l’intérieur de nous. On s’y applique tellement bien qu’un jour, nous arrivons à se les cacher à nous-mêmes. Dans un même temps, nous apprenons qu’il est bien de manifester les émotions positives, et même de les cultiver. Socialement, beaucoup d’émotions positives sont interprétées comme des traits de caractère qui rendent la personnalité plus attrayante aux yeux (jugement) de l’entourage.

Encouragés par la société et conditionnés par les valeurs qu’elle prône, nous nous éloignons du véritable enjeu concernant le monde des émotions. Actuellement, notre attention est trop souvent dirigée vers notre monde extérieur. Nous ne cherchons plus dans les profondeurs de notre conscience les causes réelles de l’émotion. On se contente d’identifier ce qui, venant de notre monde extérieur, est source de frustrations et de souffrances.

À l’opposé, nous multiplions les expériences émotives qui nous valorisent aux yeux de ceux qui nous entourent et cela fait notre bonheur. Cependant, pour y arriver, nous devons ajuster notre comportement au besoin de la situation, accordant ainsi une importance exagérée aux exigences des autres, et ce, au détriment de notre propre voix intérieure.

C’est pourquoi nous nous égarons si aisément et réalisons un jour ou l’autre qu’on se connaît peu et mal. En adoptant ce concept, nous voudrions que ceux qui nous entourent modifient ce qui nous dérange. À l’inverse, nous nous attachons exagérément aux personnes et aux choses qui contribuent à notre « petit bonheur ». Dans les deux cas, on en souffre parce que les deux pôles que nous expérimentons sont une source de limitations et de dépendances.

Tout est une question de conscience. Nous avons perdu de vue le fait que c’est notre propre monde de désirs qui définit la nature de nos émotions. Lorsqu’on prend conscience de ce fait, on se rend compte que nous sommes le créateur de nos propres émotions.

Pascal St-Denis

La purification de notre nature émotionnelle

Tiré des enseignements d’A.A. Bailey

Notre corps émotionnel ou, si vous aimez mieux, notre nature émotionnelle est simplement un grand réflecteur qui emprunte couleur et mouvement à l’entourage et reçoit l’empreinte de chaque désir qui passe. Il contacte chaque caprice et chaque fantaisie dans l’environnement, chaque courant le met en mouvement ; chaque son le fait vibrer à moins que l’on empêche un tel état de choses. L’objectif est d’entraîner le corps émotionnel qu’à recevoir et enregistrer les seules impressions provenant du niveau des intuitions, par l’intermédiaire de l’âme. Le but est de discipliner le corps émotionnel afin qu’il devienne calme et clair comme un miroir et qu’il constitue ainsi un parfait réflecteur.

Quels mots pourraient décrire le corps émotionnel comme il doit être ? Calme, sérénité, tranquillité, repos, apaisement, limpidité et clarté, semblable à un miroir, à un réflecteur limpide qui transmet avec précision les souhaits, les désirs et les aspirations de l’Ego et non ceux de la personnalité. Comment accomplir tout ceci ? De plusieurs façons :

  1. Par une surveillance constante de tous les désirs et motifs qui traversent journellement l’horizon afin de mettre l’accent sur ceux qui permettent d’atteindre le but et de se défaire de ceux qui nous en éloignent.
  2. Par une constante tentative de contacter l’âme chaque jour. Des fautes sont d’abord commises, mais le processus de construction s’effectue peu à peu, et la qualité du corps émotionnel s’améliore graduellement pour atteindre les niveaux supérieurs de la conscience.
  3. Par des périodes journalières consacrées à calmer le corps émotionnel. Il y a beaucoup d’insistance concernant la méditation, sur l’apaisement du mental, mais il faut se rappeler que tranquilliser la nature émotionnelle constitue un premier pas vers cet apaisement du mental. L’un succède à l’autre et il est sage de commencer à la base de l’échelle.

Nous devons découvrir par nous-mêmes le point où l’on cède le plus facilement aux vibrations violentes telles que la peur, l’inquiétude, les désirs personnels de toutes sortes, amour personnel de quelque chose ou de quelqu’un, découragement, hypersensibilité à l’opinion publique, etc.. C’est à partir de ces prises de conscience que nous devons surmonter ces vibrations en leur imposant un nouveau rythme, éliminateur et constructif.

Pascal St-Denis