Le chemin évolutif en 22 étapes

Ce qui suit symbolise le cheminement global de la conscience. En fait, les deux séquences qui suivent et qui rapportent chacune 11 activités sont la représentation symbolique de l’expérience du Fils Prodigue en deux volets ; celui où il s’identifie et privilégie le côté matériel de la vie et celui où, désabusé et fatigué, il reprend contact avec son essence et retourne à la Source. Il ne faut pas oublier que le Fils Prodigue symbolise notre propre cheminement. Chacun de nous s’approprie ce qui lui est nécessaire pour parcourir le chemin de l’involution et celui de l’évolution.

  1. Le stade d’identification à ce qui est matériel et à l’accomplissement ; stade qui accapare l’attention du « Je » et sert à son développement.
  2. La période où le but essentiel est de satisfaire son monde de désirs et qui vont de désirs physiques à combler au désir général de liberté.
  3. Le sentier de l’aller afin de posséder. L’expérience de l’amour humain qui cherche à posséder l’objet de son désir pour ensuite en soutirer le plus de satisfactions possibles.
  4. Le développement de l’égoïsme, la caractéristique majeure du soi relativement à ce qui l’entoure et qu’il considère comme son monde.
  5. Le désir d’acquérir toujours davantage, l’illusion que le matériel définit le pouvoir et la liberté que le « je » possède sur son milieu.
  6. La période appelée dans la Bible celle de la « vie de débauche », qui fut celle du Fils Prodigue.
  7. L’application et l’utilisation du pouvoir personnel dans des buts égoïstes.
  8. La vie de la personnalité, avec tout ce que cela implique d’ambitions, de dessein égoïste, etc.
  9. L’attachement à ce qui se voit, à ce qui est connu, aux formes familières, extérieures, objectives.
  10. Le stade pendant lequel les formes-pensées sont construites en fonction des besoins du « Je ».
  11. La période pendant laquelle on est absorbé par les choses du royaume de la terre.

En ce qui concerne l’expression de l’âme, ou du « Nous » gouvernée par le détachement, les phrases et les termes suivants donneront une idée du progrès et de l’intention de se mettre au service du « Nous » :

  1. Le stade de dématérialisation où le côté intangible ou intérieur de la vie occupe de plus en plus de places. L’âme fonctionne avec l’intention de se libérer de l’attrait exagéré pour le matériel.
  2. La période pendant laquelle la satiété se fait ressentir ; les désirs ont tellement dominé et si souvent satisfaits qu’ils attirent de moins en moins.
  3. Le Sentier du Retour vers l’âme, où la motivation pour s’emparer des biens de la Terre fond au soleil pour faire place à une ouverture grandissante à la conscience de groupe et au travail de groupe.
  4. Le désintéressement, l’une des caractéristiques majeures de l’Âme.
  5. Le désintéressement fait son œuvre. La libération du désir de posséder et de l’instinct d’acquisition s’estompe.
  6. Le retour du Fils Prodigue à la maison du Père. (la Source)
  7. L’utilisation du pouvoir acquis du « je » au service de desseins de groupe en coopération avec l’humanité.
  8. L’attachement à ce qui ne se voit pas, à la vie subjective ; chose possible lorsque s’est opéré un détachement des choses objectives.
  9. La libération complète du contrôle de l’intellect et un accès rapide et progressif à l’intuition.
  10. La période pendant laquelle le centre d’intérêt n’est plus la personnalité, mais l’âme qui nous habite.
  11. Une identification de plus en plus importante avec ce qui n’a pas de forme. La source.

Tiré des enseignements d’A.A. Bailey

Pascal St-denis

Publicités

Les mécanismes évolutifs de l’amour

Je vous invite à observer le schéma qui fait suite à ce texte. L’amour a plusieurs visages et il ne faut jamais oublier que l’amour est une énergie qui évolue d’un point à un autre. De ce fait, l’amour est une énergie qui gagne en qualité au fur et à mesure que nous évoluons.

Bien sûr ! En tenant compte du fait que l’amour est une énergie en évolution et que, bien que nous ayons un bon bout de chemin de fait, il reste encore beaucoup à accomplir.

Laisse-moi vous donner un exemple ! Gardons à l’esprit que l’amour est une énergie, une conscience qui évolue. Imaginons qu’une personne a intégré 60 % de l’énergie de l’amour. La logique veut que cette personne réponde facilement par l’amour aux événements qui sont en dessous de ce taux d’intégration. Par exemple, disons qu’aimer son enfant requiert 40 % d’intégration. Il devient facile et naturel de répondre par l’amour aux situations qu’elle vit en cette matière. Maintenant, imaginons qu’aimer un voisin déplaisant requiert 75% d’intégration. Il est facile de comprendre que, peu importe la bonne volonté de cette personne, c’est la haine qui orientera sa réponse. Comme on dit : « on ne peut donner ce qu’on n’a pas ». La haine commence là où s’arrête l’amour ; c’est un principe universel concernant les paires d’opposés. Gardons à l’esprit que la haine connaît plusieurs paliers d’expression. L’indifférence est la forme de haine la plus subtile et la plus répandue car elle est le point de départ de l’exclusion. Pour mettre en marche l’ampleur d’un partage à grande échelle, les barrières de l’indifférence doivent nécessairement tomber.

   Comme vous pouvez le constater dans le schéma, l’amour sentimental puise son énergie des 3 chakras inférieurs. Nous savons que les chakras inférieurs sont ceux qui définissent la psychologie de la personnalité. Étant associé à ces chakras, l’expérience de l’amour tourne autour de « désirer-posséder-consommer ». Pour être clair, cela signifie que ce qu’on aime, ce qu’on désire, nous voulons le posséder pour ensuite le consommer. Consommer signifie en tirer du bonheur, des joies de la satisfaction.

Pour ce qui est de l’amour spirituel, il puise son énergie des 3 chakras supérieurs. Ces 3 chakras servent d’ancrage à l’âme, si je puis dire. Dès que ces chakras sont alimentés par l’énergie du mental une nouvelle forme d’expérience commence à infiltrer la conscience. Ainsi, « inclure-coopérer-partager » interpelle l’individu. au fur et à mesure que cette trinité devient un fait d’expérience dans notre vie, les principes d’universalités de la vie s’imprime dans notre conscience.

Pascal St-Denis

Un monde meilleur passe par les 4 libertés de Roosevelt.

Je suis de plus en plus persuadé que le point de départ pour créer un monde meilleur est une éducation qui prône les justes relations humaines. Juste le fait de reconnaître et de respecter les 4 grandes libertés exprimées par Roosevelt permettrait l’intégration de principes qui conduisent les nations à servir le « Nous ».

Je vous soumets un texte de Ban Ki-moon, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies en 2015 concernant l’espoir que cette voie devienne réalité.

Les 4 libertés

Il s’agit de la liberté de parole, de la liberté de culte, de la liberté de vivre à l’abri de la peur et de la liberté de vivre à l’abri du besoin

Ce jeudi 10 décembre 2015, l’humanité célèbre la journée des droits de l’homme. À l’occasion de cette commémoration, Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations unies, a adressé un message aux citoyens du monde dans lequel il cite quatre libertés mentionnées par le président américain, Franklin Delano Roosevelt, à l’épode de la Seconde Guerre mondiale.

« Au moment où le monde est le théâtre d’atrocités à grande échelle et de violences généralisées, la Journée des droits de l’homme devrait mobiliser une action mondiale plus concertée pour promouvoir les principes intemporels que nous nous sommes collectivement engagés à défendre.

En cette année qui marque le soixante-dixième anniversaire de l’Organisation des Nations Unies, l’histoire du mouvement moderne, des droits de l’homme né de la Seconde Guerre mondiale peuvent être une source d’inspiration.

Le Président des États-Unis Franklin D. Roosevelt a défini à cette époque quatre libertés essentielles qui sont autant de droits intangibles de tout être humain : la liberté d’expression, la liberté de religion, la liberté de vivre à l’abri du besoin et la liberté de vivre à l’abri de la peur. Son épouse Eleanor Roosevelt a rejoint à l’ONU les militants des droits de l’homme du monde entier pour inscrire ces libertés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Les extraordinaires défis d’aujourd’hui peuvent être vus — et relevés — à travers le prisme des quatre libertés.

Première liberté, la liberté d’expression, déniée à des millions d’individus et de plus en plus menacée. Nous devons défendre, préserver et étendre les pratiques démocratiques et l’espace de la société civile. C’est là un élément essentiel de la stabilité durable.

Deuxième liberté, la liberté de religion. Aux quatre coins du monde, des terroristes ont dévoyé la religion et en ont trahi l’esprit en tuant en son nom. D’autres s’en prennent à des minorités religieuses et exploitent les peurs à des fins politiques. Nous devons riposter en promouvant le respect de la diversité fondé sur l’égalité intrinsèque de tous les individus et sur le droit à la liberté de religion.

Troisième liberté, celle de vivre à l’abri du besoin, qui manque encore si cruellement à l’humanité. En septembre, les grands de ce monde ont adopté le programme de développement durable à l’horizon 2030 dans le but de mettre fin à la pauvreté et de permettre à chacun de vivre dans la dignité sur une planète pacifique et en bonne santé. Nous devons maintenant faire tout notre possible pour que cette aspiration devienne réalité.

Quatrième liberté, celle de vivre à l’abri de la peur. Les millions de réfugiés et de déplacés sous le produit tragique de l’incapacité de garantir cette liberté. Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale autant d’individus n’ont été jetés sur les routes. Ils fuient la guerre, la violence et l’injustice en traversant les continents et les océans, souvent au péril de leur vie. Nous ne devons pas fermer nos portes, mais au contraire les ouvrir et garantir à tous le droit de demander l’asile, sans discrimination. Les migrants qui cherchent à échapper à la pauvreté et au désespoir devraient eux aussi jouir de leurs droits de la personne fondamentaux.

Nous réaffirmons aujourd’hui notre détermination à protéger les droits de l’homme en mettant la protection au cœur de notre action. Tel est l’esprit de l’initiative “Les droits de l’homme avant tout”, qui vise à prévenir et combattre les violations à grande échelle.

En cette Journée des droits de l’homme, engageons-nous de nouveau à garantir les libertés fondamentales et à protéger les droits de la personne de tous ».

Étonnamment, 78 ans ont passé (6 janvier 1941) depuis que le président des États-Unis Franklin D. Roosevelt a prononcé ce discours. Revoir ces libertés et constater où nous en sommes par rapport à leurs implantations dans nos sociétés me porte à faire deux constats. Premièrement, que le progrès accompli en 78 ans dans l’implantation de ces libertés reflète bien notre difficulté à mettre notre « Je individualiste » au service d’une humanité qui souffre. Deuxièmement, qu’il est impossible de créer un monde meilleur tant et aussi longtemps que ces 4 libertés demeureront un vœu pieux.

Il serait hasardeux d’extrapoler sur un possible futur sans définir sur quoi s’appuyer pour y parvenir intelligemment. Les 4 libertés de Roosevelt me semblent toutes désignées pour atteindre cet objectif, car elles touchent 4 éléments fondamentaux qui permettent le développent de justes relations humaines : les droits de la personne, la religion, l’économie, et la politique. Ces 4 éléments façonnent la vie de chaque individu, chaque communauté, chaque nation, et chaque race qui composent l’humanité. Qu’en pensez-vous ?

Pascal St-Denis

Placer la spiritualité dans son contexte

Encore trop de gens croient que la spiritualité se rapporte inévitablement à la religion. Parce qu’ils n’acceptent plus toutes formes d’autorité religieuse, ils rejettent du revers de la main tout ce qui suppose une connotation avec le développement spirituel de l’être. D’autres sont persuadés que la spiritualité passe inévitablement par la religion, le mysticisme ou l’ésotérisme.

Le terme « spirituel » ne se rapporte pas nécessairement à ces véhicules. En fait, c’est ce qu’ils sont ; des véhicules qui permettent d’intégrer et de vivre une forme de vie spirituelle.

Toute activité qui pousse l’être humain de l’avant, vers des formes de développement — physique, émotionnel, intuitif ou social — si elle est plus avancée que son état présent, est essentiellement de nature spirituelle et indique la vitalité de l’entité divine intérieure. L’esprit de l’homme est immortel ; il persiste éternellement, progresse d’un point à un autre, d’un stade à un autre sur le Sentier de l’Évolution et révèle régulièrement et successivement les attributs de l’âme.

Vivre sa spiritualité n’oblige personne à se déclarer fidèle de tel ou tel véhicule. Il existe une telle incompréhension concernant la notion « spiritualité de l’être », qu’au lieu de rassembler les gens, ils les divisent. Peu importe les outils que l’on privilégie pour aller de l’avant, l’important c’est qu’ils nous conviennent et qu’ils ne soient pas vus comme une fin en soi, mais bien comme des outils servant une démarche spirituelle.

Pascal St-Denis

Une réflexion sur le stress

Je reviens sur cet article publié en 2015, car plusieurs personnes se questionnent sur les racines du stress.

Bien que le sujet soit abondamment abordé, beaucoup de questions demeurent sans réponses. La plupart du temps, les gens ne voient pas venir le stress et demeurent perplexes lorsque vient le temps d’expliquer pourquoi ils en sont atteints. Le sujet étant très vaste, je me contenterai de formuler quelques hypothèses concernant le processus énergétique et psychique du stress. À vous de les cautionner ou non.

La première question qui m’est venue en tête a été de savoir si le stress serait le résultat d’une distorsion entre la réalité et la manière dont nous projetons le déroulement de cette réalité. Après réflexion, je crois en effet qu’il est juste de dire que le stress est le résultat d’une distorsion. Il met en présence plusieurs éléments.

Pour débuter, il lutte contre l’imprévu, il anticipe ce qui va arriver et projette les nombreuses possibilités des événements à venir. Il donne à des situations une valeur, un impact exagéré et toutes ces « oppositions » s’additionnent curieusement pour créer un mouvement intérieur pénible et oppressant. Cette déviation fausse l’impact et la réaction des événements sur nous. Est-il nécessaire d’ajouter que toute cette distorsion est alimentée par la capacité de perception ? Il y a un chemin sensible qui suit le raisonnement humain et qui crée des bornes (déroulement idéal des situations), des points fixes qui déterminent le comportement, les valeurs, les attentes et les choix jugés légitimes. Quand arrive un intrus, sur ce chemin, il ne peut que se heurter à une borne. À ce moment, tout le chemin est perturbé et chaotique. C’est la distorsion.

Vous direz qu’un simple exemple s’impose. Vous finissez de travailler à 17 h. Normalement, vous vous attendez à rentrer à la maison vers 18 heures. Un accident, ou simplement une congestion fait en sorte que vous êtes retardé et que votre arrivée ne se fera pas avant 18 h 30. Pour beaucoup de personnes, voilà une situation apte à produire du stress, et ce, même si rien ne presse à la maison. La congestion est un intrus qui modifie votre anticipation du parcours. Il y a imprévu. La valeur change 1 h 30 pour ce trajet, ce n’est pas bon. Le retard prend une dimension exagérée, il vous irrite, et ce, même si rien d’urgent ne vous attend à la maison. La perception que vous avez du trajet vers la maison est perturbée. Vos bornes : le temps du trajet et la vitesse à laquelle vous aimez conduire sont dérangés par cet accident ou ce ralentissement que vous n’aviez pas prévu.

Une autre situation à laquelle je vous propose de réfléchir. Que se passe-t-il lorsque vous êtes dans un lieu alors que vous pensez que vous devriez être ailleurs ? Par exemple, j’assiste à la fête d’un ami tout en pensant que je devrais être à la maison à préparer la semaine qui vient. Normalement, il y a projection et cette projection se confronte à la réalité. Les différences plus ou moins grandes entre ces deux aspects déterminent l’ampleur que prend la distorsion.

Voyons le stress comme une sentinelle qui veille à la conformité de la projection. Plus il y a de distorsion, plus il s’excite. Cette excitation, c’est le système nerveux qui le reçoit et qui l’accumule bien souvent. Le système nerveux très sollicité par cette tension excessive s’épuise lentement jusqu’au point d’épuisement (burn-out). Si vous êtes du genre stressé, interrogez votre quotidien afin de repérer les facteurs que je viens de mentionner. Après avoir fait cet exercice, dites-vous que la moitié du chemin est fait pour vaincre votre tendance au stress.

Pascal St-Denis