Le Grand Partage

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L’organisation de notre thème se fait en trois volets. Le premier trace un portrait du « Je » et du « Nous » comme étant le produit de notre propre évolution de la conscience. C’est pourquoi je mentionne qu’ils forment une paire indissociable en chacun de nous qui définit la qualité de notre conscience. Dans un premier temps ce « Je » et ce « Nous » dont on parle et bien c’est moi tel que je suis aujourd’hui ; d’où l’importance de « connais-toi toi-même ».

Dans le deuxième chapitre, il s’agira de tracer le portrait du « Je » et du « Nous », de cette qualité de conscience que je suis, de cette dualité qui m’habite lorsqu’elle s’extériorise dans nos sociétés dans l’état actuel des choses. Là, l’analyse prend un autre visage ; celui de « Moi et l’Autre ». Ce « Moi » que je suis avec son ouverture de pensées, ses engagements, ses élans d’empathie, mais aussi ses intolérances, ses désaveux et ses indifférences, lorsqu’il entre en relation avec « l’Autre ». L’Autre, c’est mon environnement : famille, amis, collègues de travail, voisinage. Pour certains, l’Autre peut aussi s’élargir et inclure le quartier, la ville, la nation. Individuellement et collectivement, nous devons nous demander quel genre de relation nous avons avec cet « Autre ». À cette étape, il sera sage de se demander si l’esprit collectif l’emporte sur notre nature individualiste.   

Dans le troisième chapitre, il s’agira d’identifier ce qui est susceptible de créer un monde meilleur. Celui où la vie de partage devient inclusive au point où l’humanité ne fait qu’un dans notre esprit. À ce niveau, « Moi et l’Autre » prend du galon, si je puis dire, et devient « Moi et l’humanité ». Une dimension qui demande d’inclure les peuples dans leur diversité de races, de religions, de langues, de cultures de richesses et de pauvreté. Ce « Moi » que je suis fait finalement Un avec l’humanité où finalement « plus rien n’est demandé pour le soi séparé ».

Pascal St-Denis

Les travers de l’amour

Je crois ne rien vous apprendre de nouveau en mentionnant que l’amour est une expérimentation en processus d’évolution. En prenant ce fait en considération, il est logique de réaliser que l’amour connaît et est appelé à connaître plusieurs paliers d’expérimentations.  

Actuellement, l’expérience amoureuse commune à la race humaine prend la forme d’un sentiment d’affection, de désir et d’attachement que l’on ressent envers une personne ou une chose. C’est la plus simpliste des définitions que l’on peut donner, mais elle décrit bien la manière de l’aborder pour la grande majorité d’entre nous, qu’on le veuille ou non.   

Ce niveau expérimental se définit par la trilogie (désirer-posséder-consommer). Toute expérience amoureuse s’amorce dans le désir. C’est le principe attraction-répulsion qui entre en jeu. Plus l’objet du désir (attraction) est puissant (désirer), plus la personne cherche à se l’approprier (posséder). Le processus se poursuit, car après l’avoir attiré et possédé, le but est d’en soutirer le plus de satisfactions possibles ; sous forme de bonheur, de bien-être ou de plaisirs, ce qui s’avère (consommer).

Faire l’expérience de cette trilogie apporte son lot de bonheur, mais est aussi sujette à l’échec. Tout à fait normal si l’on accepte l’idée que l’expérience amoureuse qui se trouve en processus d’évolution est encore imparfaite.  

Tout le monde souhaite vivre l’amour. Pourtant, beaucoup de relations amoureuses aboutissent à l’échec. Certaines s’éteignent lentement dans le temps, d’autres résultent de crises existentielles de la part de l’un ou l’autre des partenaires, d’autres encore dégénèrent en violence et en drames.

Je me questionne sur cette trilogie, sur les effets de chacun des points sur l’expérience amoureuse dans son ensemble. Je peux accepter le fait qu’un certain équilibre entre (désirer-posséder-consommer) apporte son lot d’aspects positifs, mais qu’en est-il lorsque cet équilibre est rompu ?

Que risque-t-il de se passer si l’aspect (désirer) par exemple tombe dans la démesure ? Cette forme de déséquilibre pourrait-il expliquer les déviances sexuelles (paraphilie) ou ouvre la porte à l’infidélité.

Nous pouvons nous poser la même question si c’est l’aspect (posséder) qui connaît la démesure. Est-ce cette démesure qui est derrière la jalousie ? Une jalousie intense associée à un sentiment de perte risque de se terminer dans l’horreur du drame passionnel, du drame familial.

Il reste le dernier aspect de cette trilogie de l’amour (consommer). Il ferme la boucle et porte une obligation de résultat en matière de bien-être, de bonheur, de satisfactions de toutes sortes. Pour y parvenir, il y a nécessité de renouveler les sources de satisfactions, de bien-être et de moments heureux qui entretiennent la relation. Des sources qui sont souvent de nature matérielle.  

Cependant, avec le temps, un certain épuisement et un manque de moyens s’installent et rendent difficile le renouvellement des sources de satisfactions ; la routine prend place. Les relations s’effritent, séparation et divorce deviennent de possibles solutions. Puis, le processus (désirer-posséder-consommer) reprend la route pour une nouvelle tentative.

Est-ce que je touche un point ? Suis-je dans le champ avec cette théorie ? À vous de le dire !

Pascal           

Attention au virus du bonheur.

Ce propos que l’on retrouve dans le précédent article que j’ai publié sur le site pascalstdenis.com. « Prendre son bonheur en main » a suscité l’intérêt de plusieurs lecteurs. Je vous rappelle ce passage où je mentionne ce qui se produit lorsqu’une personne traîne tel un boulet une période difficile de sa vie.

« Le ciel me tombe sur la tête, le bonheur prend le bord à vitesse grand V. Mais ça ne s’arrête pas là, car le temps de le dire, l’événement malheureux s’étend, tel un virus, et contamine l’ensemble du milieu de vie ».  

Cette manière d’aborder et de gérer des périodes difficiles, des situations que j’ai rencontrées une multitude de fois en relation d’aide. Je parle ici de situations qui marquent, qui bouleversent l’équilibre, ou encore, qui provoquent des remises en question. Des événements qui ont tendance à contaminer le milieu de vie.

Une expérience difficile laisse généralement des traces. Elles peuvent être de nature physique, émotionnelle et mentale ; parfois les trois à la fois. Un deuil, une séparation, un divorce, une faillite, une maladie grave représente le genre d’événement susceptible de laisser des marques.

Malheureusement, il arrive très souvent que ce genre de situation devienne une raison qui explique pourquoi nous ne sommes plus la même personne. Existe-t-il une façon d’éviter que des événements malheureux viennent contaminer le milieu de vie ? Je pense que OUI ! Je crois que nous devons éviter de nourrir ce genre d’événement en maintenant vivant les épisodes pénibles qui les composent même si cela est souvent difficile. Ne pas nourrir ne signifie pas d’oublier, de faire semblant que rien n’est survenu.  

Certains événements qui sans être des tragédies changent la nature d’une personne. Voici un simple exemple :

Une jeune fille sans méfiance confie à sa meilleure amie un élément très personnel en lui demandant de garder cela pour elle. Ce ne fut pas le cas et cela lui a causé beaucoup de problèmes. Les années passent et elle finit par lui pardonner cet écart de conduite. En observant son comportement, il était facile de remarquer que ce fâcheux événement avait laissé des traces et que la belle confiance et la belle spontanéité qui l’habitait auparavant s’étaient transformées en une méfiance presque maladive. Que vaut le pardon à l’autre si l’on ne trouve pas le moyen de se pardonner à soi-même ? Que vaut le pardon si une grande partie de la libération qu’il apporte n’est pas au rendez-vous ? En agissant ainsi, l’événement passé devient le virus qui contamine le milieu de vie.

Le pardon est la capacité d’agir, de penser, de parler, de s’exprimer en toutes formes comme si rien n’était venu perturber mon être. Les gens oublient que le pardon est d’abord de se pardonner soi-même pour demeurer le plus authentique possible.

Pascal St-Denis

Prendre son bonheur en main

Le bonheur est une réaction émotive ressentie lorsque l’un ou l’autre des aspects de notre nature éprouve de la satisfaction et du bien-être. Par exemple, le bonheur peut provenir d’un sentiment de bien-être physique, du sentiment de bien maîtriser son milieu ou encore de la satisfaction qu’apportent des contacts ou des occasions favorables. Il va et vient au gré des situations et des événements qui nous interpellent et auxquels nous accordons de l’importance. Il est instable, car il nous est impossible d’établir un contrôle sur les situations qui en sont la source.

À première vue, cette définition, tout à fait juste d’ailleurs, nous fait réaliser que les sources de bonheur viennent de l’environnement dans lequel nous vivons et sommes en continuelle interaction. Un environnement vivant, qui devons se l’avouer, ne contrôlons pas même si ce n’est pas faute d’essayer.

Nous voudrions vivre ce fameux bonheur sans interruption, mais est-ce possible ? Pour quelles raisons le bonheur alterne-t-il inévitablement avec des périodes de morosité, de tristesse et parfois même de grands malheurs ? Ces malheurs qui nous donnent l’impression que le ciel nous tombe sur la tête. Pourquoi le bonheur semble-t-il toujours tenir qu’à un fil, que la moindre contrariété, la moindre préoccupation, la moindre déception nous projette quelque part à l’opposé ? Est-il possible d’en avoir un certain contrôle ?

Après réflexion, je dirais OUI et NON à la fois. Je m’explique.  

« NON » dans le sens que les éléments qui contribuent à sa présence ou à son absence émanent de notre environnement, de notre milieu de vie. Avons-nous le plein contrôle des gens et des événements qui constituent ce milieu de vie qu’est le nôtre, mais qui est aussi le leur ? NON ! 

Par exemple, j’ai trois fils, intelligent et en santé. Tout va dans le meilleur des mondes. Tout pour être heureux ! Puis, une sonnerie de téléphone en pleine nuit m’annonce qu’un de mes fils est décédé ; un accident de la route. Le ciel me tombe sur la tête et le bonheur prend le bord à vitesse grand V. Mais ça ne s’arrête pas là, car le temps de le dire, cet événement malheureux s’étend, tel un virus, et contamine l’ensemble du milieu de vie.   

Cet exemple est extrême me direz-vous ! Ce n’est pas une chose qui arrive tous les jours. Cependant, la vie est remplie de toutes sortes d’événements contrariants qui nous éloignent du bonheur pour faire place à la morosité, la tristesse, la grisaille.

Pourquoi le bonheur semble-t-il toujours tenir qu’à un fil, que la moindre contrariété, la moindre préoccupation, la moindre déception nous projette quelque part à son opposé ?   

Alors, est-il possible d’avoir un certain contrôle sur notre bonheur ?

J’ai d’abord répondu NON pour toutes les raisons ci-dessus mentionnées. Mais, maintenant, je vais dire OUI, car il existe une manière d’y arriver sans tomber dans le réflexe néfaste de vouloir contrôler ceux qui nous entourent.

Je parle ici de contrôler les actions des personnes que nous côtoyons régulièrement : enfants, conjoint, amis, frères, sœurs, parents, partenaires de travail. Ce genre de contrôle dont le but est de réduire au minimum toutes sources de contrariétés, de peurs, et quoi encore.

Cela se traduit par de la surveillance abusive des actes, gestes et intentions, de ces gens. On parle aussi d’établissement de normes à suivre d’excès d’autorité sans oublier les reproches quand tout ne répond pas aux attentes de celui qui recherche le bonheur à tout prix.

En fait, je dis Oui à un regard que l’on fait sur soi-même. Un regard susceptible de modifier notre perception de la vie en améliorant notre filtre mental, notre structure de pensées tout en purifiant notre monde de désir. En agissant de cette manière, il est possible d’éliminer une foule d’irritants qui nous éloignent du bonheur.   

Lorsque nos valeurs se teintent de séparativité, les irritants au bonheur deviennent légion. Lorsque ces valeurs sont présentes, nous voyons apparaître des signes de rupture, de désaccord, de division et d’incompréhension envers les autres. Des fossés se créent opposant l’homme à l’homme, le groupe au groupe, une classe de personne à une autre et à plus large échelle, une nation à une autre.

Ces valeurs que nous croyons juste rendent logiques nos préjugés raciaux, religieux, économiques et politiques. Ces valeurs qui déforment la perception de la réalité à un point tel que beaucoup d’événements et situations deviennent conflictuels et nous rapprochent d’expériences malheureuses.  

Si c’est notre milieu de vie et la perception que nous avons des événements qui déterminent l’existence ou non du bonheur, alors quoi faire, sinon éliminer les irritants qui polluent notre cadre de vie.

Pascal St-Denis

Pourquoi le mal et le bien, serait différent d’une personne à une autre?

Je sens le besoin d’écrire un troisième article sur le sujet, car il y a encore beaucoup de questionnements sur ce concept. Tel que mentionné dans mon premier article, le bien, le mal, bien qu’opposé sont inséparables. De ce fait, il s’agit de déterminer où tracer la ligne qui sépare l’un de l’autre. L’endroit où se trace la ligne est différente pour chacun de nous si ce sont des critères évolutifs qui définit cette ligne au lieu de laisser cette option aux règles et valeurs de nos sociétés.

La question qui brule les lèvres est : quels sont ces critères qui se rattachent à l’évolution de la conscience plutôt qu’aux règles et valeurs de nos sociétés?

En revenant sur l’affirmation de Peter Deunov : « le bien et le mal c’est le haut et le bas ». Nous pouvons également dire que les vibrations les plus grossières sont le mal et les plus subtiles sont le bien. Quels sont ces critères? Bien sûr, il faut considérer le point d’évolution, mais ce n’est pas tout. Le karma a de l’importance, l’âge de l’âme, La polarisation de l’être et l’état des chakras sont des points qui ont un rôle à jouer en ce qui concerne la ligne à tracer.

L’exemple suivante peut vous donner une idée sur le fait la ligne qui sépare le bien du mal diffère d’une personne à l’autre.

Imaginons une ligne vibratoire de 1 à 10. 1 étant les vibrations les plus grossières et 10 les plus subtiles.

Disons que tous les critères réunis fait en sorte que les vibrations d’une personne « X » soit de « 5 » et que celle d’une personne « Y » soit de « 7 ». Imaginons maintenant que les deux personnes pose une même action dont taux vibratoire serait de « 6 »

Il serait juste de penser que cette action contribuerait à abaisser les vibrations de « Y » alors que la même action contribuerait à augmenter celles de « X ».

Sous cet angle une personne égoïste peut tout autant élever ses vibrations qu’une personne qui se donne aux autres. Encore une fois, sous l’angle de l’évolution de la conscience, le seul jugement que l’on peut porter c’est sur soi-même.

Pascal St-Denis.