Vaincre la tendance à la séparation.

L’homme qui évolue développe de nombreuses forces qui font de lui un être inclusif, coopératif et disponible au partage. Cependant, sur le chemin de l’évolution humaine, il existe des paliers évolutifs (le développement de l’intellect, par exemple) où il est facile d’adopter des attitudes qui parasitent les forces déjà acquises. Cette faiblesse humaine ou dirons-nous cette attitude s’appelle la grande hérésie de la séparativité. A.A. Bailey parle abondamment de cette faiblesse humaine. Je vous livre une partie de sa réflexion sur le sujet. Une partie qui, à mon avis, mérité qu’on y réfléchisse à notre tour.

« Sûrement, nulle attitude n’est pire, car il elle responsable de beaucoup de maux humains. Elle excite un individu contre son frère. Elle lui fait considérer son propre intérêt égoïste comme d’une importance suprême, ce qui conduit trop souvent hélas, au crime et à la cruauté.

La séparativité constitue le plus grand obstacle au bonheur du monde car il oppose l’homme à l’homme, le groupe au groupe, une classe à une autre, nation contre nation. Elle engendre un sentiment néfaste de supériorité et conduit à cette doctrine pernicieuse des nations et des races supérieures ou inférieures; elle produit l’égoïsme économique et entraîne l’exploitation économique des êtres humains, les barrières douanières, la condition des riches et des déshérités, les ambitions territoriales, les extrêmes de la fortune ou de la misère.

Elle met fortement l’accent sur l’avidité matérielle, sur les frontières et sur la dangereuse doctrine de la souveraineté nationale, avec ses diverses implications égoïstes. Elle entretient la méfiance entre les peuples et la haine dans le monde entier et, depuis toujours, entraîne des guerres cruelles et fatales. Elle a conduit, aujourd’hui, la population de toute la planète à un si terrible état que, partout, des hommes commencent à comprendre qu’à moins d’un changement fondamental, l’humanité est déjà presque condamnée. Mais qui organisera le changement nécessaire et où est l’autorité qui le réalisera ?

L’humanité tout entière doit regarder en face cet état de choses, en reconnaissant qu’au fond, il exprime une faute universelle; ainsi, l’humanité peut effectuer le changement requis et une nouvelle occasion d’agir correctement lui est offerte, menant à de justes relations humaines. Tous les péchés contre son semblable, tous les crimes et les méchancetés, individuels, nationaux et internationaux, doivent leur origine à cette même tendance fondamentale, le péché de séparativité.

Inspiré des enseignements d’A.A. Bailey

Pascal St-Denis

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Une multitude d’approches, une seule direction, un seul objectif.

J’aimerais insister sur un point concernant les personnes ou les groupes de personnes qui croient et travaillent au développement de justes relations humaines et d’un monde meilleur. La grande entrave que connaît la majorité des gens qui travaillent à ces objectifs concerne leur sens de séparativité et leur intolérance envers des groupes autres que le leur et aux méthodes différentes.

L’accent doit être mis sur l’unité de direction et d’objectifs et non sur l’approche pour y arriver pour éviter les nombreux conflits d’intérêts qui accompagnent le sens de la séparativité.

Si plusieurs chemins mènent à Rome, plusieurs approches et méthodes variées peuvent servir un même objectif. Si l’on veut que le travail avance comme il est souhaité en ces temps de tension et de besoin mondial, il est impératif que les divers groupes qui y travaillent commencent à reconnaître leur unité de but et de direction. Il faut que les leaders de ces groupes réalisent que c’est la peur d’autres leaders et le désir que leur groupe soit le plus important numériquement et le plus reconnu qui favorisent l’usage fréquent de certaines réflexions, comme : « c’est une discipline différente » ou « leur travail n’est pas le même que le nôtre ».

C’est une attitude qui empêche la vraie croissance de la vie et du développement d’un monde meilleur chez les nombreux groupes dévoués à cette cause.

Actuellement, la « grande hérésie de la séparativité » les corrompt. Les dirigeants et les membres parlent en termes de « notre » et « votre », de telle « discipline » ou telle autre, de telle méthode qui est bonne (généralement la leur) et de telle autre qui est peut-être correcte, mais probablement douteuse, sinon franchement mauvaise. Chacun considère son groupe comme étant spécifiquement voué à lui et à son mode d’instruction, et menace les membres de conséquences désastreuses s’ils coopèrent avec les membres d’autres groupes. Ils devraient au contraire reconnaître que tous les gens qui travaillent à construire de justes relations humaines font partie de la même impulsion spirituelle.

Il faut qu’un jour ces groupes qui ont tendance à s’isoler des autres proclament leur identité, et que les dirigeants, étudiants et secrétaires se rencontrent et apprennent à se connaître et à se comprendre. Cette reconnaissance et cette compréhension les amèneront, un jour, à essayer de joindre leurs efforts mutuels, à échanger des idées et à créer une opinion publique saine et influente.

Il faut briser la tentative actuelle d’entraver, le travail d’autres groupes. Arrêtons les comparaisons de méthode et de technique, Arrêrtons la critique et la diffamation, les mises en garde et le culte de la peur et de l’exclusivité. Ce sont ces attitudes et ces méthodes qui retardent la mise en place de résultats concrets. Les mystiques, les occultistes, les politiciens, les économistes, les religieux qui reconnaissent cette direction travaillent en- incluant-coopérant et partagent — les résultats acquis.

Pascal St-Denis

Le problème des idées

Les problèmes auxquels nous sommes appelés à faire face sont nombreux et attirent l’attention de plus en plus de monde. Chaque problème soulève son lot de débats. Mille et une idées en ressortent et des solutions sont envisagées. Cependant, on peut s’interroger sur la pertinence des solutions qu’on nous propose, car peu importe leur provenance elles placent l’intérêt d’une idéologie quelconque au détriment même de l’être humain.

Le grand problème de nos gouvernements réside dans la sage utilisation des idées. C’est ici que le pouvoir de la parole se fait sentir. En politique, les masses sont entraînées par leurs orateurs. Sans arrêt, l’oreille du public est harcelée par l’exposé de grandes idées issues de théories relatives aux dictatures, au communisme, au fascisme, au nationalisme et aux idéaux démocratiques. Ces idées, ces solutions sont présentées au public sans lui donner le temps de réfléchir ou de penser clairement. Les antipathies raciales, religieuses et autres sont monnaie courante et deviennent des conditionnels aux solutions proposées. Ce genre de solutions finit par répondre qu’aux attentes de certains groupes de fanatiques.

L’homme qui possède une langue dorée, l’homme qui a le don de jouer avec les mots, et qui peut dépeindre avec force les revendications des peuples. Il y a celui qui jongle avec les statistiques, le fanatique qui parle des maux sociaux et l’homme qui aime attiser les haines raciales, tous peuvent trouver des partisans. Et de tels hommes ont le champ libre pour détruire l’équilibre de la communauté et conduire un troupeau de partisans qui ne réfléchissent pas, au succès d’un pouvoir momentané et destructeur.

Aujourd’hui, nul ne peut ignorer son voisin et ne vivre que pour lui-même, Plusieurs problèmes ne trouvent pas de véritables solutions parce qu’ils ne sont pas l’affaire d’une seule nation, mais celle de la communauté internationale.

Je termine en soulevant quelques défis qui demandent une solidarité, une unité sans failles et des pouvoirs accrus de l’O.N.U. si nous voulons vraiment les résoudre. Il s’agit de problèmes mondiaux qui dépassent la bonne volonté d’une nation. L’environnement, le problème le plus important me direz-vous, constitue un exemple frappant qui demande une prise en charge de la communauté mondiale. (Gouvernement mondial)

Le bon vouloir de quelques nations ne suffira jamais à freiner les changements climatiques qui s’opèrent actuellement. Je ne crois pas me tromper en affirmant que seuls un esprit de solidarité, une unité sans failles, et la mise en place d’une instance internationale qui possèdent des pouvoirs d’exécutions peuvent changer le résultat. Je suis également persuadé que les problèmes qui touchent l’immigration, les droits de la personne, la gérance du nucléaire, les abris fiscaux, la pauvreté, la déforestation de l’Amazonie, demandent le même genre de prise en charge que l’environnement. Que le débat commence, que les idées fusent, que l’être humain demeure au cœur de nos recherches de solutions.

Pascal St-Denis

Parlons passion!

La passion vient d’un désir intérieur envahissant et persistant qui est en constant besoin d’assouvissement. Ce qui distingue cette inclination très développée et exaltée, c’est sa tendance à devenir exclusive, en ce sens qu’elle annihile toutes les autres. Avec le temps, la passion grandissante devient un penchant privilégié pour quelqu’un ou pour quelque chose qui s’impose et qui devient le centre d’attraction de toute la vie psychologique. Cela est à peu près semblable, dans l’ordre des sentiments, à l’idée fixe dans la vie intellectuelle de l’individu. Ainsi, tous les penchants, pourvu qu’ils se développent suffisamment, peuvent donner naissance à une passion au détriment des autres et devenir un ressort d’activité puissant qui échappe au contrôle même de l’individu.

Mais, comment une quelconque inclination devient-elle une passion? En d’autres termes, comment un désir, légitime ou non, au lieu de demeurer « normal », peut-il s’amplifier, s’exalter et devenir tout-puissant? Généralement, les causes psychologiques sont les plus profondes. On peut trouver déjà le germe d’une passion dans le plaisir ou dans la douleur qui accompagne certains actes. C’est de là que grandit le désir; celui de revivre une expérience agréable ou d’éviter ce qui ne produit que révolte ou répulsion. À cette recherche de plaisir se superpose toute une construction imaginative que l’on peut appeler une cristallisation, c’est-à-dire une conceptualisation de l’esprit qui se sert de tout ce qui se présente pour idéaliser l’objet de la passion. Ainsi, la passion agit tel un aimant. Elle découvre et attire à elle tout ce qui peut l’entretenir. Puis, un jour, ce qu’on arrive à aimer ou à haïr passionnément, n’est plus l’être ou l’objet réel de la passion, mais l’image idéalisée qu’on a construite autour d’elle.

La vie même de la passion consiste dans cette création poursuivie sans relâche. Elle commence à mourir lorsque la création cesse, quand l’imagination n’a plus la force de réaliser l’image idéale qu’elle a substituée à l’être matériel qui servait d’excitant. C’est pourquoi la passion, quels que soient ses effets bons ou néfastes, se traduit toujours par une rupture d’équilibre. On l’a souvent comparé à un véritable délire ou même à la folie. La passion peut être vue comme une perte de maîtrise de soi dont il faut surveiller l’éclosion, un peu comme celle d’un rhume qu’on néglige et qui dégénère en pneumonie.

Lorsque l’être humain parvient à calmer l’ardeur de ses désirs, une certaine quiétude s’installe. Le désir prend sa juste place. La vie n’est plus basée sur le « désir être », mais plutôt sur un « état d’être ». Il est, et en mettant ses acquis en place, « il devient ». Il recherche l’équilibre entre les pôles, il n’est ni euphorique ni dépressif, il en arrive à ressentir de la quiétude. Ce qu’il démontre reflète davantage la certitude de ce qu’il est plutôt qu’une projection désordonnée d’un désir à satisfaire. Retenez ceci : en raison de sa nature, la quiétude astrale puise sa force dans l’équilibre. Sachez que la quiétude astrale est imperméable aux sollicitations issues de peurs, d’angoisses et autres manifestations rattachées aux champs de conscience inférieurs. C’est pourquoi le calme ou quiétude du corps astral prend l’allure d’une absence de passion qui se veut peu attrayante à nos yeux en raison de l’image terne qu’elle crée dans notre esprit.

Pascal St-Denis

Le réfugié, un être humain avant toute chose

Dans l’état actuel des choses, je peux comprendre que certaines règles s’avèrent nécessaires pour gérer le flot d’immigrants qui choisissent une nouvelle terre d’accueil. Ce qui m’interpelle davantage, c’est le sort réservé aux milliers de migrants qui frappent à nos portes.

« Demandeur d’asile, migrants, réfugié ». Même s’ils semblent synonymes, ces termes ont une signification différente qui se répercute sur le comportement des États en matière de protection, d’aide et d’expulsion.

Le migrant est celui qui quitte volontairement son pays d’origine en quête de meilleures conditions de vie. Il se déplace donc pour des raisons d’ordre économiques et sociales. Le demandeur d’asile est plutôt un étranger qui fuit son pays pour différentes considérations, il est inscrit dans une procédure qui cherche à obtenir la reconnaissance du statut de réfugié. Le réfugié est un étranger qui a reçu une réponse favorable à sa demande d’asile. La convention de Genève reconnaît le statut de réfugié à celui qui craint avec raison d’être persécuté du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle est citoyenne et qui ne peut réclamer la protection de ce pays ».

Cela fait du réfugié un être humain en danger. Selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, nous connaissons actuellement des records historiquement élevés de déplacements. 70,8​ millions de personnes dans le monde ont été forcées de fuir leur foyer, soit un chiffre sans précédent. On compte parmi elles presque 25,9 millions de réfugiés dont plus de la moitié a moins de 18 ans.

Il existe aussi des millions de personnes apatrides qui ont été privées de nationalité et d’accès aux droits élémentaires comme l’éducation, les soins de santé, l’emploi et la liberté de circulation.

Dans un monde où près de 1 personne est déracinée toutes les 2 secondes à cause des conflits ou des persécutions à travers le monde.

Plusieurs pays leur ferme la frontière ou rendent l’accessibilité tellement difficile qu’un nombre considérable de réfugiés s’accumulent le long de leur territoire. de ce fait, ils sont forcés de vivre dans des conditions inhumaines.

Le problème est que nous ne voyons pas l’être humain en détresse qui se cache derrière le statut de réfugié. Certains les perçoivent comme un coût qu’ils ne désirent pas assumer, d’autres ont peur d’être envahis par des cultures, des religions susceptibles de fragiliser la leur. Même les pays qui ouvrent leurs portes sont critiqués de l’intérieur par une vaste majorité de citoyens qui sont en désaccord avec ce choix. La plupart des gens n’hésiteraient pas à sauter à l’eau pour sauver un animal en difficulté, mais lorsqu’il s’agit d’un réfugié, ils ne voient que les difficultés que leur accueil risque de soulever.

« Inclure-coopérer-partager ». C’est la marque de celui qui travaille à un monde meilleur, de celui qui désire être vu comme étant un citoyen du monde. Ce n’est pas la différence qui est dangereuse, c’est l’indifférence qui l’est.

Voyons le réfugié comme un être humain en détresse. Arrêtons d’accorder de l’importance à la race à la langue à la religion et à toute autre chose qui différencie et qui pousse à exclure plutôt qu’à inclure l’autre. Acceptons d’être dérangés, de se sentir inquiet, et envahi ; le développement d’un monde meilleur en dépend.

Nouvelle tragédie en Méditerranée, le pire naufrage depuis début 2019

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Charlie Yaxley — à qui toute citation peut être attribuée — lors de la conférence de presse du 26 juillet 2019 au Palais des Nations à Genève.

26 juillet 2019 |

Le naufrage survenu hier au large de la Libye, au cours duquel environ 150 personnes ont perdu la vie, souligne une fois encore l’urgence aiguë de nos appels répétés aux gouvernements européens et à d’autres pour rétablir les opérations de sauvetage en mer. Il faut aider à alléger les souffrances des milliers de réfugiés et migrants pris dans le conflit en Libye.

Si le bilan de 150 morts se confirme, le naufrage d’hier sera la pire tragédie connue depuis mai 2017. Avant cette tragédie, 669 décès avaient déjà été signalés en Méditerranée depuis le début de l’année 2019.

Filippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, a déclaré : « La pire tragédie en mer Méditerranée depuis 2019 vient de se produire. Il faut immédiatement rétablir le sauvetage en mer, mettre fin à la détention des réfugiés et des migrants en Libye et augmenter les voies de sortie sûres hors de la Libye, avant qu’il ne soit trop tard pour de nombreuses autres personnes désespérées. »

Le HCR exhorte de nouveau les États à fournir une aide supplémentaire, y compris de nouvelles places de réinstallation et d’autres voies de sortie sûres hors de la Libye pour les personnes vulnérables et à risque. Ces actions sont aussi importantes que les secours en mer pour sauver des vies. Par ailleurs, il faut faire davantage pour la répression des trafiquants et des passeurs impitoyables qui profitent du désespoir des personnes ainsi que renverser ce modèle économique sur lequel ils comptent.

Pascal St-Denis