L’évolution de l’amour et ses modes de fonctionnement. (article 1)

J’ai assez parlé de la mort et de ses mécanismes, abordons le sujet de l’amour et de son évolution progressive. Il existe une multitude de paliers susceptibles de définir la qualité des expériences nous servant à intégrer petit à petit cette énergie fondamentale de l’âme. Avant de vous présenter, les deux grands modes de fonctionnement de l’amour (selon une vision de la personnalité ou une vision de l’âme), il est impératif de réaliser que l’amour n’est pas une énergie statique que nous possédons ou pas. Pour bien situer ce fait, je dois vous entretenir des paires d’opposés, source de grandes dualités que nous sommes appelés à vivre. Au stade actuel de notre évolution, nous ne partons pas à zéro, nous avons tous intégré un certain degré d’amour, mais il reste encore beaucoup à faire. n’ayant pas atteint les plus hautes sphères de l’amour, notre expérience de vie vacille entre les paires d’opposés telles : amour et haine, bonheur et malheur, peine et joie, courage et peur, plaisir et douleur, etc., etc.. Tous réagissent mutuellement et se rencontrent dans les mêmes champs de notre expérience de vie.   

 Premièrement, il faut prendre en considération qu’une paire d’opposés est indivisible. Par exemple, à la maison, est-ce que nous possédons un thermomètre pour indiquer le chaud et un autre pour le froid ? Bien sûr que non, et on peut ajouter qu’il n’y a pas de ligne qui indique où s’arrête le froid et où commence le chaud. Cette ligne diffère selon notre conception du chaud et du froid. Par exemple, si en janvier au Québec le mercure grimpe à 10 degrés centigrades, vous direz qu’il fait chaud, mais pour la personne qui se trouve en Floride, ces mêmes 10 degrés représentent le froid.

 Dans le processus des paires d’opposés, c’est exactement la même chose et c’est notre conscience et notre point d’évolution qui détermine cette ligne imaginaire. Par exemple, une personne ayant intégré 60 % de la qualité d’amour exprimera en même temps 40 % de haine sous diverses formes et niveaux d’intensité. Nous parlons d’amour, mais il en est ainsi pour toutes les paires d’opposés que nous expérimentons.

 Le degré d’intégration d’une vertu détermine la capacité de se maintenir dans l’expression de celle-ci. Prenons l’exemple de la paire d’opposés appelée maîtrise de soi/affolement, et disons qu’un individu quelconque a intégré 50 % de cette vertu. Dans ce cas, il est facile de se maintenir dans l’expression de celle-ci lors de sa routine quotidienne et dans des conditions qu’il a l’habitude de contrôler, mais lorsqu’une situation inhabituelle survient, l’affolement risque d’être au rendez-vous. Plus nous intégrons la vertu, plus nous sommes en mesure de l’exprimer en toute situation.

C’est donc la conscience de chacun et le niveau d’intégration de telle ou telle énergie qui détermine cette ligne imaginaire. Par exemple, imaginons une personne faisant face à une situation qui demande une intégration de 70 % de la qualité d’amour alors qu’il n’en possède que 60 %. N’ayant pas ce qu’il faut pour répondre aux exigences de la situation, il aura tendance à basculer du côté de la haine. Bien sûr, cette haine ne sera pas exprimée dans son sens le plus puissant, mais vous avez certainement tous vécu la subtilité de la haine exprimée sous des apparences trompeuses. Pensez à l’indifférence qui se veut la forme la plus douce et la plus subtile de haine. Parce que l’intégration d’une qualité est incomplète, il est normal que nous soyons appelés à expérimenter son opposé. Par exemple, un père de famille peut démontrer un amour indéfectible pour ses enfants tout en ayant une attitude haineuse envers un voisin dérangeant.

 Le degré d’intégration d’une vertu détermine la capacité de se maintenir dans l’expression de celle-ci en toutes situations. Lorsqu’une situation exige davantage que le niveau d’intégration acquis, il est facile de voir la solution dans la force opposée. Il importe donc d’être vigilant et de prendre le temps de découvrir le point où l’on cède. C’est à nous de déterminer où se situe la ligne de démarcation entre les opposés et de trouver le point de tension qui nous incite à répondre négativement à certains événements.

Parce que notre évolution se construit à partir de l’expérience des paires d’opposés, il importe d’en comprendre le processus et de les utiliser à bonnes fins. Nous nous tenons sur le champ de bataille des dualités (paires d’opposés). Nous balançons entre les deux, mais nous devons trouver le sentier étroit comme un fil de rasoir qui s’ouvre devant nous et qui conduit à la libération.

 Pascal St-Denis

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