Une réflexion sur ce qu’est le « subconscient, conscient et superconscient.

Chaque âme doit conquérir sa propre certitude. Il faut se rappeler que le monde de l’âme est intérieur et que seules les vérités qui ont été éprouvées à l’intérieur de la conscience individuelle sont d’une réelle valeur. Une fois le fait de l’âme admis, il nous est plus facile d’établir une tendance à être dirigé et à être orienté par notre monde intérieur pourvu que nous ayons compris ce qui nous  arrive et que nous puissions faire la différence entre :

  • les mémoires du subconscient,
  • la reconnaissance du conscient immédiat,
  • le flot descendant du superconscient qui donne accès à des connaissances plus élevées.

Le sens des mots subconscient, conscient et superconscient nécessitent un élargissement étant donné que nous cherchons à les situer dans le processus évolutif. L’emploi du terme subconscient se rapporte à la vie instinctive du monde de la forme. Il concerne les tendances héritées, les prédispositions innées, les caractéristiques acquises et accumulées, les désirs non formulés, les impulsions qui rendent un homme actif, les désirs réprimés et inconnus et les idées inexprimées qui sont présentes bien qu’incomprises. La nature subconsciente est semblable à un étang profond duquel l’homme peut sortir, s’il le désire, à peu près n’importe quoi de son expérience passée.

 Le conscient est limité à ce que l’homme connaît de l’existence, et à ce qu’il possède à un moment donné. Les qualités, caractéristiques, pouvoirs, tendances et connaissances de toutes sortes constituent ce qu’il est fondamentalement et dont il est nettement conscient. Ces possessions sont exposées dans sa vitrine à la vue de tous, et elles font de lui ce qu’il est apparemment pour le monde extérieur qui l’observe.

Par le mot superconscient, j’entends les puissances et les connaissances de l’âme qui ne sont pas d’une utilité immédiate. Il s’agit de la sagesse, de l’amour et de l’idéalisme abstrait, inhérent à la nature spirituelle de l’être. Jusqu’à ce que l’aspirant commence à ressentir les vibrations de son âme, ces caractéristiques ne sont pas disponibles et utilisables.

L’évolution est un mouvement vers l’avant qui change continuellement la réalité de la vie. Ce qui fait actuellement partie du présent deviendra notre passé tout comme le futur est appelé, un jour, à devenir notre présent. En ce qui concerne le développement de la conscience, la nature instinctive se trouve aujourd’hui principalement dans le domaine du subconscient et des expériences du passé. En temps voulu, la partie intellectuelle de l’homme qui se développe présentement d’une manière croissante sera reléguée à une position semblable et tombera en dessous du seuil de conscience, laissant la place au monde de l’intuition. Les mouvements du subconscient, du conscient immédiat et du superconscient sont essentiellement des crises d’intégration qui produisent des points de tensions auxquels nous devons faire face.

Dans l’ordre des choses, les rapports avec le monde extérieur sont, pour une très grande majorité d’hommes, encore dominants et conditionnent fortement son quotidien. Mais pour nous, une nouvelle réalité s’impose. Il nous est maintenant possible de s’ouvrir au côté intérieur et évolutif de la vie. Pour y arriver, nous devons laisser l’âme devenir le facteur positif de l’expérience. En privilégiant le côté forme de la vie, comme nous savons si bien le faire, nous nous sommes fait dominer par lui. Nous en avons connu les limites et nous en avons souffert. Par conséquent, nous avons perdu nos illusions et nous avons fini par nous révolter de tout ce qui est lié au monde matériel. L’insatisfaction, le dégoût, l’aversion et une profonde fatigue caractérisent très fréquemment les gens qui se rapprochent d’un contact conscient avec l’âme. Plusieurs en arrivent même à la conclusion qu’il est préférable de maudire le côté matériel de la vie et de ne vivre qu’en fonction du spirituel. Rien n’est plus faux, car, pour l’homme, la véritable évolution se fait par l’interaction des deux antagonistes. L’homme n’a pas à nier la forme, il doit apprendre à l’utiliser à des fins spirituelles. À mesure qu’il développe sa capacité à voir dans deux directions (le matériel et le spirituel), il doit reconsidérer ses priorités et ses objectifs de vie. Il réalise rapidement que le travail débute au niveau de la pensée. Nous pouvons dire que l’évolution de la pensée avec sa manière de modifier le cours des événements est la substance même de l’histoire de l’être.

Pascal  St-Denis

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