Peur de l’avenir, qu’en est-il?

Cette peur a tendance à augmenter et demeurera la cause de beaucoup de détresse dans le monde avant qu’on puisse l’éliminer. Elle provient:

D’habitudes psychologiques profondément enracinées qui remontent à l’instinct primordial d’autodéfense. Les races sauvages les manifestent peu, car elles ne sont pas enclines à utiliser la projection imaginative. L’état d’esprit, tourner vers l’avenir cherchant à prévoir le futur est une caractéristique humaine qui actuellement est une source de menaces et d’obstacles qui alimentent la peur de l’avenir. Par contre, le germe de cette faculté imaginative liée aux processus mentaux deviendra avec le temps méditation intuitive et visualisation qui sont la vraie base de toute activité créatrice.

À présent, d’anciennes souffrances et d’affreux souvenirs qui sont profondément ancrés dans le subconscient, remontent à la surface et causent des conditions d’angoisse et de peur que nul raisonnement ne réussit à calmer. Les moyens de communication que nous connaissons aujourd’hui mettent toute personne au courant des tragédies et des souffrances de ses frères à des milliers de kilomètres. Les catastrophes économiques et politiques de notre époque provoquent des conditions de panique et d’angoisse. Plus un individu est sensible, plus il réagit. La peur de l’avenir est donc un mélange de souvenirs instinctifs et d’imagination anticipative ; rares sont ceux qui y échappent. Soucis et anxiété sont le lot de tout homme et il ne peut s’y soustraire que par l’intervention de l’âme.

Quand le contact avec l’âme est fermement établi et stabilisé dans le cerveau, la prévision s’exerce sans terreur. La vision apparaît dans son ensemble et non comme un éclair, comme c’est le cas actuellement. Le remède est le même : l’établissement de rapports si étroits entre l’âme et le cerveau, par le mental exercé et maîtrisé, que la cause et l’effet ne seront qu’un ; de là, de justes mesures peuvent être prises pour résoudre les problèmes correctement. Les prévisions annoncent rarement des événements heureux et la raison n’est pas difficile à trouver. L’humanité est au point où le Fils prodigue prend conscience de la futilité de la vie sur cette terre. D’une manière croissante, elle interroge avec attention la voie spirituelle, car, depuis des siècles, elle est accablée par la guerre et la famine, par le désir, par les luttes relatives à la vie économique, politique et sociale. La perspective se présente sombre à ses yeux, pleine de désastres et de cataclysmes. Pourtant, si l’homme appliquait le principe de la fraternité avec tout ce que cela implique dans la vie et le travail quotidien, dans toutes les relations, entre capital et travail, entre gouvernants et peuples, entre nations et nations, entre races et races, la paix s’établirait sur la terre et rien ne pourrait la troubler. La règle est très simple et pourtant la majorité des hommes est encore bien loin de pouvoir l’actualiser.

Une grande quantité d’angoisse et de peur peut être ressentie par un individu sans que cela ne le regarde en rien individuellement. Il est tout à fait possible qu’un homme adopte la peur d’autrui, alors que lui-même n’a rien à redouter. Il peut s’identifier à tel point aux pressentiments de désastres qui menacent son prochain qu’il les interprète comme s’ils s’appliquaient à lui-même. Incapable de se dissocier des réactions des autres, il est entraîné dans un tourbillon d’angoisse et de peur, et ce, par ce qu’il absorbe ce poison présent dans leurs auras émotives et mentales des autres. Pourtant, s’il le savait, l’avenir ne lui réserve aucune catastrophe. Il est simplement victime de l’illusion, mais l’effet sur son corps astral et son plexus solaire est réel. C’est un cas particulièrement fréquent aujourd’hui où tant d’âmes sensibles aspirent à un monde meilleur. Étant inexpérimentées quant au maniement du karma mondial, elles sont livrées aux souffrances des autres et incapables de démêler leur destin de celui des autres.

Inspirés des enseignements d’A.A. Bailey
Pascal St-Denis

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Une évolution dans la perception des religions

 Comme mentionné dans l’article précédent, la pensée des hommes transporte toujours une coloration religieuse et cette dernière est appelée à évoluer parallèlement au rapprochement conscient de l’homme avec son âme. Disons d’abord que dans le cadre de cet article le terme religion signifie un moyen d’interroger ce qu’on appelle « la divinité ou la Vie derrière toute chose ».

Bien que les théologies des religions se caractérisent par des distinctions d’organisation et de cérémonial, par des différences dans les méthodes d’application de la vérité, elles ont en commun trois aspects fondamentaux :

  1. L’enseignement sur la nature de Dieu et de l’homme.
  2. Le symbolisme.
  3. Certaines doctrines fondamentales.

Quand l’homme aura reconnu ces aspects, la structure inférieure de la vérité qui est la même sous tous les cieux et dans tous les peuples donnera vie et vigueur à une religion universelle.

Mais avant que cela arrive que voyons-nous autour de nous ? Pour y répondre, je vous soumets quelques idées d’A.A. Bailey sur le sujet.

Autour de nous, nous voyons une rébellion contre la tradition, contre toute autorité, qu’elle soit religieuse, dogmatique, doctrinale ou théologique ; tendance à l’affirmation de soi, au renversement des vieux critères, des vieilles barrières de pensée, des différences de classe et de foi.

Nous traversons donc une période intermédiaire de chaos et de doute, de rébellion et de licence apparente. Les méthodes de la science – recherche, analyse, comparaison, déduction – sont aussi appliquées à la religion. L’histoire des religions, les bases de la doctrine, l’origine des idées et du concept de Dieu sont soumises à la recherche et à l’étude. Ceci conduit à la dispute, au rejet de vieilles idées sur Dieu, sur l’âme, sur l’homme et son destin. Des écoles de pensée différentes entre elles, quant aux idées et aux méthodes, ont toujours existé. On peut dire, par exemple, que les six Écoles de philosophie indienne comprennent toutes les spéculations fondamentales du mental humain pour répondre aux nombreux questionnements sur la manifestation. L’Occident n’a ajouté que peu de chose au contenu de ces six Écoles de pensée philosophique, mais l’esprit occidental, avec son génie scientifique, méthodique et technique, a élaboré les idées et différencié les six théories en une multitude de propositions mineures. De cette multiplicité d’idées, de théories, de spéculations, de religions, d’Églises, de cultes, de sectes et d’organisations, deux lignes de pensée se détachent. L’une est destinée finalement à périr, l’autre est destinée à croître, à se développer jusqu’à ce que, à son tour, elle donne naissance à l’ultime formulation de la vérité qui suffira à la prochaine ère et qui rapprochera l’homme de sa Source. Ces deux lignes comprennent :

  1. Il y a ceux qui sont tournés vers le passé et qui restent attachés aux vieilles coutumes, aux vieilles théologies et aux méthodes réactionnaires de recherche de la vérité. Ils reconnaissent l’autorité d’un prophète, d’une bible ou d’une théologie et préfèrent obéir à une autorité imposée plutôt qu’être guidés par leur propre âme illuminée. Ce sont les fidèles d’une Église, d’un régime. Ils se distinguent par l’amour et la dévotion, mais ils refusent de reconnaître dans les autres la divine intelligence dont ils sont dotés. Leur dévotion, leur amour de Dieu, leur conscience rigide, leur intolérance en font des dévots ; toutefois, leur dévotion les rend aveugles et leur croissance est limitée par leur fanatisme. Ils appartiennent pour la plupart à la vieille génération. Ils mettent leur espoir dans la dévotion ; en fait, l’évolution même les fera avancer ensemble avec le deuxième groupe.

À ce premier groupe est confié le travail de cristallisation qui conduira à la complète destruction de la vieille forme. Il lui appartient de définir les anciennes vérités pour rendre claires les idées des hommes, afin de distinguer l’essentiel de ce qui ne l’est pas et établir la différence entre les idées fondamentales et la formulation de dogmes ; ainsi, on comprendra immédiatement ce qui est fondamental et ce qui est secondaire et doit être éliminé, car seuls les principes fondamentaux auront de la valeur dans la nouvelle ère.

  1. Ceux qui ne constituent encore qu’une petite minorité, mais qui vont en augmentant. C’est le groupe intérieur de ceux qui aiment Dieu, de mystiques intellectuels, de connaisseurs de la réalité, qui n’appartiennent à aucune religion ou organisation, mais qui se considèrent comme membres de l’Église universelle et qui sont étroitement liés les uns aux autres. Ils sont de toutes les nationalités, races et couleurs, de toutes les écoles de pensée, et pourtant ils parlent la même langue, apprennent par les mêmes symboles, suivent le même sentier ; ils ont rejeté les mêmes choses non essentielles, et décanté les mêmes principes. Ils se reconnaissent entre eux ; ils ont la même dévotion pour les chefs spirituels de toutes les races et font usage de leurs bibles respectives en pleine liberté. Ils constituent le fond subjectif du monde nouveau et le noyau spirituel de la nouvelle religion mondiale.

Tiré des enseignements d’A.A. Bailey

Pascal St-Denis

La place de la religion dans l’évolution de la conscience.

Cet article a pour but de répondre à de nombreux questionnements sur le sujet. Ce qui suit est le résultat de ma propre réflexion et de ma compréhension concernant l’évolution de la conscience humaine et des expériences qu’elle génère.

Considérons l’évolution de la conscience humaine comme étant le processus qui doit conduire inévitablement à une fusion « consciente » avec l’âme et qui s’échelonne sur plusieurs vies. Le processus évolutif comporte plusieurs paliers qu’on appelle des « états de conscience ». Il existe 49 grands états de conscience et chacun d’eux commande une série d’expériences qui en favorisent la maîtrise tout en servant de tremplin pour atteindre le niveau suivant.

Quel rôle joue la religion et quelle place occupe-t-elle dans le processus évolutif ? Le but ultime étant l’évolution de la conscience, la religion est l’un des moyens ou expériences qui favorisent la maîtrise de certains paliers. En raison de sa nature, la religion aide à maintenir vivant le lien avec note source, l’âme ; pour cette raison, elle est l’un des moyens universellement reconnu et utilisé pour guider l’homme dans sa quête de spiritualité.

Malgré leurs failles et leurs fourberies, toutes les religions servent fondamentalement à entraîner leurs disciples du côté du bien ou de la vertu tout en combattant le mal ou le vice qui entraîne l’homme dans des zones d’ombres.

Étant un moyen et non but, les religions peuvent être d’une grande importance et d’un grand soutien lors de certaines incarnations e de peu d’intérêt dans d’autres. Par exemple, pendant le long processus de développement de notre « JE » les deux extrémités de ce processus n’utilisent pas la religion comme soutien pour évoluer. L’homme primitif que l’on retrouve dans certaines régions reculées de notre globe n’utilise aucune religion comme système de guidance. À ce stade, sa connexion intime avec l’esprit de la Nature remplit très bien ce rôle. À l’autre extrémité lorsque le développement du « JE » atteins son apogée, l’athéisme s’installe aisément. L’homme a, en quelque sorte, brisé ses liens avec l’universalité de la vie. Pour lui, seul ce que lui révèlent ses sens fait figure d’autorité.

Il y a aussi le stade de l’homme qui s’approche d’un contact conscient avec l’âme. Lui aussi se lance à la recherche d’un système de guidance qui l’aidera à atteindre son but. Pour lui, les royaumes du mysticisme et de l’ésotérisme prennent une place grandissante et toute son expérience de vie s’en nourrit.

La pensée des hommes a toujours eu une base religieuse. À aucun moment, la religion, la pensée d’un être supérieur, de l’infini, de cette vie qui a tout amené en manifestation, n’a cessé de s’exprimer. Même le plus ignorant des sauvages reconnaît un Pouvoir et essaie de définir ses rapports avec ce Pouvoir en matière de peur, de sacrifice ou d’actions visant à obtenir le pardon d’une divinité et à le rendre favorable aux humains. De l’adoration rudimentaire de la nature, du fétichisme et de l’idolâtrie de l’homme primitif, nous sommes passés à une structure de vérité, encore imparfaite et inadéquate, mais qui pose tout de même les fondements d’un lien purifié avec notre Source.

De la nuit des temps ont jailli les grandes religions avec leurs théologies et leurs formes diverses de culte. Le temps viendra où les théologies cèderont la place à une connaissance plus scientifique des lois et des règles de l’évolution. Les doctrines et les dogmes ne seront plus reconnus comme nécessaires, car la foi sera basée sur l’expérience et l’autorité sera remplacée par la perception individuelle de la Réalité. Le pouvoir de l’Église sur le groupe des fidèles sera supplanté par le pouvoir de l’âme éveillée en l’homme.

Pascal St-Denis

La transparence, une base pour bâtir un « NOUS » plus inclusif

Lors du dernier article, je vous ai parlé de l’inévitable bataille entre les forces de l’individualisme « le JE » et les forces montantes du « NOUS inclusif ». Cette bataille est amorcée depuis longtemps déjà et nous pouvons en suivre la trace. Dans presque toutes les sociétés du monde, cette lutte est en cours. Elle oppose la masse en recherche de transparence et les élites de ce monde qui manœuvrent dans une zone opaque où ils ont l’habitude d’agir en toute impunité pour leur intérêt personnel en utilisant, bien souvent et sans trop de pudeur, le bien commun.

Abus de pouvoir, corruption, fraude financière, évasion fiscale, administrations et administrateurs corrompu, maltraitance sous toutes ses formes, injustices, intimidation, tout y passe ; le pouvoir de la transparence dévoile les secrets de cette zone opaque. Une zone que l’on peut définir comme étant le terrain de jeu des « JE » de ce monde qui tardent à mettre leurs pouvoirs personnels au service du « NOUS ». Bien sûr, la transparence crée une pagaille qui joue sur le moral et l’optimisme des gens tellement il en ressort du négatif. C’est un mal nécessaire, car on ne peut construire un monde nouveau à partir de ces fondations. Pour que le « NOUS » prenne vie, il faut que la lumière fasse contrepoids à l’obscurantisme.

Je crois que la transparence est ce qui peut ouvrir la voie à une conscientisation de masse qui nous permettra de développer des mesures qui donneront vie à un « NOUS » plus inclusif.

Au stade actuel de notre évolution, la plupart des problèmes qui accaparent notre humanité seraient résolus si nous acceptions d’ouvrir notre esprit à des valeurs plus inclusives. Il faut cesser d’utiliser l’adversité et la haine pour protéger ce « JE » si cher à nos yeux. Il est temps d’appliquer des messages de fraternité qui incitent à aimer notre prochain comme nous-mêmes. Si nous pouvions simplement voir l’humain en l’autre au lieu de nous arrêter à sa différence ; sa couleur de sa peau, sa nationalité, son statut social ou toute autre chose qui nous empêchent de voir sa véritable nature. C’est la seule manière d’atteindre la véritable fraternité, d’en faire une réalité et non simplement un souhait pieux.

Nous avons la possibilité de créer un monde nouveau. La forme que peut prendre ce monde nouveau diffère d’un groupe à l’autre et cela est bon en soi. Il ne peut en être autrement, car la vision de ce potentiel nouveau varie selon l’approche de chacun des groupes. Par exemple, les mystiques et les chrétiens y verront la naissance d’un royaume de Dieu sur Terre ; les philanthropes et les philosophes parleront en termes de communauté mondiale, de civilisation nouvelle, d’une fédération des nations, d’internationalisme, d’interdépendance économique, etc. Ce ne sont que des mots et des termes discutables que les différents types d’esprits se servent pour définir leur vision d’un monde nouveau.

Pascal St-Denis

L’inévitable bataille.

L’inévitable bataille

Plusieurs de mes articles traitent du transfert de la conscience du plexus solaire vers le chakra du cœur. J’ai présenté cette étape évolutive sous plusieurs angles parce qu’elle constitue une étape cruciale de notre évolution en plus d’être d’actualité. Fondamentalement, comme vous le savez, ce transfert sert à mettre le pouvoir du « JE » dans les mains du « NOUS » inclusif qui se nourrit des énergies de l’âme et qui répond aux objectifs de cette dernière.

Cet élément crée une inévitable bataille entre le « JE » (les forces égoïstes de la personnalité) et le « NOUS » inclusif (qui se veut la reconnaissance des principes de l’âme et qui se rapportent au bien du groupe avant tout). Cette bataille est avant tout une bataille avec nous-mêmes. Par exemple, nous prenons conscience d’un principe d’âme que nous cherchons à intégrer dans notre vie, il est assuré que notre « JE » ne céderai pas le pas sans se battre. Toute victoire à ce niveau passe par le dur labeur du détachement. C’est pour cette raison que la page d’accueil de mon blogue (l’être en devenir) s’accompagne de cette définition sur le détachement. Céder ce qui est moindre lorsque plus vaste est perçu. Là est la clé du véritable détachement.

 À mesure que nous intégrons des principes d’âmes, il est normal de vouloir les mettre en valeur dans notre vie de tous les jours. Là, une autre bataille s’amorce, car nous rencontrons de l’opposition qui engendre souvent des rapports de force. Les principes qui guident la personnalité diffèrent de ceux qui alimentent la vie de l’âme. Je vous propose un extrait de l’enseignement d’A.A. Bailey qui complète bien ce thème.

« Les premiers principes ont trait à l’unité différenciée les principes de la deuxième série se rapportent aux groupes. La question n’est plus : “Qu’est-ce qui vaut mieux pour l’individu ?”, mais “Qu’est-ce qui est le mieux pour la masse ?”. Seuls ceux qui ont la vision de “beaucoup en tant qu’un” entendent ces principes fondamentaux de notre système basé sur l’amour. L’ennui est que les hommes, aujourd’hui, n’ont pas d’idées assez claires. Les principes de la première série, ceux de la personnalité, qui régissent les activités fondamentales, sont tellement enracinés en l’homme que seuls quelques-uns des principes égoïques supérieurs, ou de l’amour, pénètrent jusqu’à son cerveau troublé et y créent momentanément un apparent conflit d’idées. Aussi, disent-ils comme Pilate : “Qu’est-ce que la vérité ?” S’ils voulaient bien se rappeler que les principes supérieurs se rapportent au bien du groupe et que les principes inférieurs se rapportent au bien de l’individu, peut-être que les choses seraient plus claires. L’activité inférieure de la vie personnelle, si bonne et si digne soit-elle, doit finalement être transcendée par la vie d’amour qui cherche le bien du groupe et non celui de l’individu.

Tout ce qui tend à la synthèse et à l’expression divine dans les collectivités se rapproche de l’idéal et se conforme plus étroitement aux principes supérieurs. La réflexion sur ces idées peut être utile. Mes dires se trouvent illustrés par le fait que des conflits, qui se produisent au sein des organisations, proviennent souvent de l’obéissance de braves gens à la personnalité. Ils se sacrifient pour un principe, mais un principe régissant la vie de la personnalité. D’autres, entrevoyant vaguement quelque chose de supérieur et le bien du groupe, non celui de sa propre personne, se trouvent face à un principe supérieur et, ce faisant, attirent les énergies égoïques ; ils travaillent pour autrui et cherchent à aider leur groupe. Quand les égos et les personnalités se trouvent de front, la victoire du supérieur est assurée. Le principe inférieur doit céder le pas au supérieur. Un tel se concentre sur ce qui lui semble être la valeur principale, c’est-à-dire la satisfaction du désir de la personnalité, et, en deuxième lieu seulement, au bien du grand nombre, même si à certain moment il peut s’illusionner et penser que c’est son intention.

Tel autre ne se soucie nullement de ce qu’il peut advenir au soi personnel, et il s’intéresse seulement à aider la masse. Au fond, il s’agit de savoir si le motif est égoïste ou désintéressé.

Pascal St-Denis