L’opinion publique/majorité silencieuse

Nous ne pouvons pas parler du rôle de l’opinion publique sans impliquer celui de la majorité silencieuse. Sans son implication, l’opinion publique basée sur de justes relations humaines ne peut exister. Comme mentionné dans l’article précédent, l’opinion publique n’a pas d’égal, mais elle est actuellement mal utilisée, car beaucoup trop fractionnée. 

Les gens qui croient au développement de justes relations et qui travaillent de manière isolée dans les divers domaines de l’activité humaine (politique, religieux, scientifique et économique) doivent prendre contact afin de réaliser qu’ils ne sont pas seuls à imaginer le développement d’un monde meilleur. Cette démarche servirait à faire sortir l’ordre du chaos en donnant un champ d’expression à ce qu’on appelle la majorité silencieuse. 

Aujourd’hui, dans chaque pays, les hommes de bonne volonté qui ont une saine vision du problème humain sont nombreux. Toutefois, un sentiment d’inefficacité les oppresse. Ils considèrent le travail à effectuer tellement énorme que leurs efforts isolés ne réussissent pas à démolir les barrières de haine et de séparation qui sévissent un peu partout. Ils n’ont aucune idée du nombre de personnes qui raisonnent comme eux. De ce fait, ils ressentent l’impuissance de leur isolement, de leur manque d’unité et de l’inertie qui les entoure. Par le poids des contraintes qu’ils ressentent, ils adhèrent à la majorité silencieuse.

Les personnalités puissantes et les démagogues ambitieux profitent aujourd’hui de cette inertie générale, du pessimisme face à l’avenir pour imposer des systèmes de gouvernement qui constituent des idéaux à atteindre. En général, les masses semblent accepter leurs propositions parce qu’elles représentent des solutions faciles. Leur manque de réflexion facilite par le fait même leur consentement. Une opinion publique bien structurée qui ne démissionne pas devant l’adversité peut réussir à modifier le comportement de nos gouvernements.

Admettant que les trois premières conditions (éducation, valeurs et opinion publique) prennent vie et force dans nos sociétés, apparaît la quatrième : la réponse de nos gouvernants. À suivre…

Note : partager si vous aimez, car il importe de stimuler une réflexion sur le sujet.

Pascal St-Denis 

Créer une opinion publique forte

La création d’une opinion publique forte et unie nécessite une structure éducative qui met l’accent sur les valeurs universelles qui place les justes relations humaines au premier plan de toutes revendications. De plus en plus de problèmes qui nous touchent concernent la communauté mondiale et exigent une prise en charge en ce sens. Les problèmes environnementaux, fiscaux, de pauvreté, des réfugiés, font état de ce besoin.  

Avec une approche planétaire sur ces problèmes plutôt que nationalistes, je ne crois pas que nos gouvernements, nos décideurs oseraient faire obstruction à une opinion publique forte et solidaire qui exigerait de travailler en ce sens.  

L’opinion publique n’a pas d’égal, mais elle est actuellement mal utilisée, car beaucoup trop fractionnée. En tant que citoyens, acceptons-nous trop aisément ce qu’on nous dit ? Les phrases bien ficelées du politicien entraîné et braqué sur ses desseins partisans. Les arguments du démagogue à la langue dorée exploitant des théories qui excitent les passions populaires, les mensonges de l’homme qui a une cause ou un intérêt personnel à faire valoir, tous sont facilement entendus et finissent par trouver leur lot d’adeptes.

La psychologie de masse et la réponse prévisible à ce qu’on nous dit sont exploitées depuis longtemps. Malheureusement, la plupart du temps, ces facteurs qui prennent le pouls d’une population qui sert l’intérêt des hommes qui n’ont pas à cœur le bien supérieur de l’humanité. Un peu d’organisation dans la direction et un programme sagement défini en vue de cet objectif peuvent apporter le changement nécessaire et permettre à une opinion publique saine et intelligente de devenir l’un des facteurs majeurs de la reconstruction mondiale et de justes relations humaines.

La véritable opinion publique telle que je l’entends doit traduire la conscience d’un peuple. Donc, plus un peuple évolue, plus il est en mesure d’adhérer à des valeurs universelles et de penser par lui-même, moins il devient fragile à la manipulation. Les influenceurs qui utilisent la scène publique profitent de nos points faibles autant qu’ils le peuvent pour nous convaincre de leurs points de vue. Ils se servent de nos peurs, nos peines, nos colères, nos angoisses, notre orgueil, nos affections, nos sympathies, nos antipathies, nos préjugés, nos valeurs, notre désir de sécurité, d’abondance et plus encore. Pour éviter d’être ballotés comme une feuille au vent, nous devons découvrir par nous-mêmes le point où nous cédons le plus facilement à ces points faibles.

Pascal St-Denis

Le chemin de l’universalité.

Précédemment, je proposais que le développement d’une conscience universelle forte pût s’obtenir par la pratique de la fraternité. Facile à dire, affirmeront certaines personnes, mais par quels moyens peut-on pratiquer cette fraternité ? Je crois qu’il n’est pas nécessaire de se compliquer la vie. Par exemple, ce serait un bon début de commencer à valoriser certaines qualités ou attitudes vis-à-vis notre prochain tel : la tolérance, le respect et le non-jugement.   

 Du point de vue moral, la tolérance est une vertu qui porte à respecter ce que l’on n’accepterait pas spontanément lorsque par exemple certaines choses vont à l’encontre de nos propres convictions.  

Il faut voir la tolérance comme un choix délibéré d’ouverture d’esprit vis-à-vis l’autre. Nous devons éviter de la confondre à toute forme d’indifférence à l’autre. La tolérance suppose que l’on comprenne les valeurs ou l’idée d’une personne sans nécessairement être d’accord avec celle-ci. La tolérance est davantage une forme de respect par lequel nous essayons de supporter quelque chose ou quelqu’un indépendamment du jugement que nous portons. Nous pouvons être en désaccord avec ce que nous tolérons, mais tout de même le respecter. Nous pouvons conclure que la tolérance permet le fait que nous puissions critiquer ou juger l’action, la parole ou le choix de l’autre. Je vous reviens avec cela un peu plus tard.

Pascal St-Denis.

Le monde des relations et ses complexes.

Cette fameuse loi du plus fort qui dirige notre monde relationnel produit un complexe d’infériorité ou de supériorité et plus rarement des rapports égalitaires. La loi du plus fort désigne une situation où une confrontation se résout par un rapport de force au profit d’un individu ou d’un groupe et au détriment d’un autre individu ou groupe. Cette situation s’oppose au règlement à l’amiable, ou « par consensus », à l’issue duquel aucune des parties n’est censée se sentir lésée.

Hier, dans ce contexte de complexe je vous ai présenté un portrait d’une personne aux prises avec un sentiment de supériorité en relation avec une personne ayant développé un complexe d’infériorité. Aujourd’hui, j’inverse le processus pour montrer un portrait relationnel vu de la personne aux prises avec un complexe d’infériorité, et ce, toujours dans un contexte de sympathie et d’antipathie.

Lorsque la sympathie est présente, l’inférieur aura tendance à développer face au supérieur du respect, de l’estime, de l’admiration et de l’émerveillement par exemple. À l’inverse lorsque les attitudes se construisent autour de l’antipathie, les attitudes risquent de prendre le chemin de la peur, de la timidité, de la méfiance, ou encore, de la jalousie, de l’envie et quoi d’autre encore.

Observez-vous et observez le monde qui vous entoure et dites-moi ce que vous y voyez !

Pascal St-Denis.

Le monde des relations et ses complexes.

Cette fameuse loi du plus fort qui dirige notre monde relationnel produit un complexe d’infériorité ou de supériorité et plus rarement des rapports égalitaires. La loi du plus fort désigne une situation où une confrontation se résout par un rapport de force au profit d’un individu ou d’un groupe et au détriment d’un autre individu ou groupe. Cette situation s’oppose au règlement à l’amiable, ou « par consensus », à l’issue duquel aucune des parties n’est censée se sentir lésée.

Aujourd’hui, je porte mon observation sur quelques attitudes générées par l’un ou l’autre de ces complexes. Je réalise que les attitudes qui se développent autour de ces derniers sont l’extension de sympathie ou d’antipathie.

Par exemple, prenons l’idée du supérieur dans sa relation avec l’inférieur. Lorsque la sympathie est présente, le supérieur développera face à l’inférieur de la gentillesse, de la tendresse, de l’indulgence, de la compassion, de la générosité, etc. À l’inverse lorsque les attitudes se construisent autour de l’antipathie, les attitudes du supérieur reflèteront du jugement, du mépris, de l’arrogance, du dédain, de l’insolence, de la dureté et quoi d’autre encore.

Dans une relation d’égal à égal entre le supérieur et l’inférieur il y a de fortes chances que l’amitié, le respect, la tolérance, l’honnêteté, la gentillesse et attitudes du même genre soient présentes. Observez-vous et observez le monde qui vous entoure et dites-moi ce que vous y voyez !

Dans un prochain article, je vous reviendrai avec les attitudes de l’inférieur face au supérieur.

Pascal St-Denis