L’homme et ses mécanismes.

Pour répondre à certaines questions qui me sont posées concernant la structure de l’être humain, je vous offre cet article.

En employant le mot « mécanisme », je me réfère aux différents aspects du corps ou nature ayant revêtu une forme à travers lesquels toutes les âmes cherchent à se manifester. Les quatre corps auxquels je fais allusion sont le physique dense, l’éthérique, l’astral ou corps des désirs, et le mental.

Le corps physique dense est la somme totale de tous les organismes qui le composent. Ceux-ci possèdent les fonctions variées qui permettent à l’âme de s’exprimer sur le plan physique ou objectif en tant que partie d’un organisme plus grand et plus inclusif. Le corps physique est l’appareil de réponse de l’homme spirituel qui l’habite.

Le corps éthérique a pour objectif principal d’apporter vitalité et énergie au corps physique pour ensuite l’intégrer dans le corps énergétique de la Terre et du système solaire. Il se compose de courants d’énergie, de lignes de force et de lumière. Il représente une fraction du vaste réseau d’énergies constituant la trame de toutes les formes grandes ou petites (macrocosmiques ou microcosmiques). Les forces cosmiques circulent le long de ces lignes d’énergie, comme le sang circule dans les veines et artères. Cette circulation constante et individuelle — humaine, planétaire, et solaire — de forces vitales animant les corps éthériques de toutes les formes est la base de toute vie manifestée. C’est l’expression du fait qu’aucune vie n’existe sous forme séparée.

Le corps astral ou corps des désirs (appelé parfois le corps émotionnel) naît de l’interaction du désir et de sa réponse sensitive sur le Moi central. L’effet de cette interaction est ressenti sous forme d’émotion, de douleur ou de plaisir, et des autres paires d’opposés. Quatre-vingt-dix pour cent des causes de troubles et de maladies physiques sont issues de ces deux corps éthérique et astral.

Le corps mental est constitué par la quantité de substance mentale qu’une unité humaine individuelle est susceptible d’utiliser et d’impressionner. Il forme la quatrième des séries de mécanismes à la disposition de l’âme. En même temps, n’oublions pas que ces quatre séries constituent un seul mécanisme. Cinq pour cent de toutes les maladies modernes ont leur origine dans ce corps ou état de conscience.

Aujourd’hui, à part de rares exceptions, on retrouve la source des maladies dans une carence de vitalité ou dans une stimulation excessive des sentiments et des désirs (abusivement contrariés ou satisfaits), dans les humeurs, suppressions ou expressions d’envies profondes, irritations, jouissances secrètes, et dans les nombreuses impulsions inavouées émanant de la vie de désirs.

Tiré des enseignements d’A.A. Bailey

Pascal St-Denis

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Les cycles de 7 ans

Les cycles de 7 ans

Selon Dane Rudhyar, le cycle de 84 ans pourrait être envisagé comme nombre archétypique du développement individuel et spirituel de l’homme. C’est en tous cas l’âge moyen de vie auquel l’homme peut prétendre aujourd’hui. Nous connaissons,  sans les énumérer ici, de nombreuses références au nombre 7.

84 peut encore être divisé en 3 périodes de 28 ans correspondant à peu près à trois cycles de Saturne (29,5 ans) en référence à trois périodes successives que sont l’hérédité (de 0 à 28 ans), l’individualité (de 28 à 56) et la spiritualité (de 56 à 84).

Or, comme en général, l’homme vit surtout dans la première phase héréditaire sans jamais vraiment parvenir à la phase individuelle ou spirituelle, Rudhyar met plutôt l’accent sur un cycle de vie de 70 ans (7 X 10) avec une période intermédiaire à 35 ans (7 X 5) que Ruperti a étudié de façon idéale dans son livre » les cycles du devenir ». Il considère deux hémicycles, l’un croissant de 0 à 35 ans et l’autre décroissant de35 à 70 ans.

L’hémicycle croissant

Le Niveau Organique : de 0 à 7 ans

Il concerne le développement du corps, du psychisme, très dépendant de l’hérédité et de l’environnement familial. Il peut être intéressant d’observer les aspects et en particulier les conjonctions, qui deviennent exacts durant ces premières années de vie et qui pourraient exprimer les conditionnements.

Le Niveau du Pouvoir: de 7 à 14 ans

L’Ego conscient commence à se construire L’individu commence à s’affirmer et à répondre à son environnement. C’est dans cette période que l’enfant peut commencer à exprimer sa créativité si on lui laisse la possibilité de le faire.

Le niveau psychologique: de14 à 21 ans

C’est une période où l’individu commence à rencontrer le monde, fait des comparaisons, ne serait-ce avec ses propres parents. Il va commencer à s’opposer et prendre aussi conscience de ses propres actes et de l’incidence qu’ils peuvent avoir sur les autres. C’est une période de différenciation par rapport à ce qu’il était et ressentait pendant le cycle précédent. La sexualité prend une dimension différente. C’est une période où l’individu projette sur les autres son idéal et aussi où l’autre lui renvoie sa propre image.

Le niveau socio-culturel: de21 à 28 ans

C’est une période de choix divers qui peuvent s’exprimer au niveau des associations, des orientations professionnelles ou autres. C’est une période de crise parce que l’individu est souvent déchiré entre l’envie d’aller vers l’avenir, l’activité extérieure et le regard tourné vers le passé, la nostalgie. C’est en général une période où l’on abandonne ce qui nous rattache au passé et qui pourrait freiner notre désir d’indépendance et notre envie de nouvelles expériences. Les choix faits à ce moment-là sont déterminants pour la forme de vie future.

Niveau individuel ou de la personnalité: de 28 à 35 ans

C’est une phase très importante pour la vie des individus qui auront pu identifier les bases sur lesquelles ils ont vécu ces 30 premières années. Elles sont déterminantes pour le cycle décroissant qui se prépare. La notion de responsabilité prend une autre dimension.

L’hémicycle décroissant

Niveau individuel ou de la personnalité: de 35 à 42 ans

L’individu a exprimé sa créativité selon ses expériences de vie. Il a appris des autres et a exprimé sa créativité sur ces critères. Il a aussi appris des dogmes. Physiquement il est aussi arrivé au sommet de sa  forme. Bien souvent à cet âge, notre vie peut changer et prendre une autre direction parce qu’elle convient mieux à notre vision.

Niveau socio-culturel: de 42 à 49 ans

L’individu pourra soit se diriger vers la routine et vivre passivement, ou alors il fera l’effort ou ressentira la nécessité de modifier son comportement social. Cette période peut marquer une prise de conscience des bases sur lesquelles l’individu fonctionnait, c’est à dire en rapport avec les pressions de la société, de la famille.

Niveau psychologique: de 49 à 56 ans

C’est l’éducation des autres et une responsabilité plus grande. Sinon, c’est le maintien dans une situation psychologique basée sur le passé. Vers 52 ans, il peut se produire des ruptures avec les anciens schémas.

Niveau du pouvoir: de56 à 63 ans

Démonstration de la capacité de focaliser, à travers la personnalité, la qualité spirituelle de l’être, inhérente à la naissance. Nouvelles activités spirituelles ou, au négatif, poursuite de la cristallisation de l’esprit et des sentiments. »

Niveau physique ou organique: de 63 à 70 ans

Préparation consciente à l’après-vie ou sénilité. Sagesse rayonnante ou au négatif, impression de vide, d’ennui et de futilité. Versune sorte de consommation-semence. »Bien évidemment il peut se passer encore beaucoup de choses après cet âge et on peut encore faire bon nombres d’expériences. Non seulement les faire, mais transmettre une sagesse pour les générations suivantes et devenir une graine pour l’avenir.

– Après 70 ans –

Pour Rudhyar, chaque année du cycle de 7 ans prend une dynamique particulière. Le premier hémicycle à 3 ans½ est involutif et le second hémicycle est évolutif. Ce serait la même dynamique des grands cycles.

La 1ère année à 0, 7, 14, 21, 28, 35, 42, 49, 56, 63, 70, 77, 84ans

La 2ème année à 1, 8, 15, 22, 29, 36, 43, 50, 57, 64, 71, 78, 85ans

La 3ème année à 2, 9, 16, 23, 30, 37, 44, 51, 58, 65; 72, 79, 86ans

La 4ème année à 3, 10, etc………………………………………………………..

La 7ème année à 6, 13, 20 etc……………………………………………90ans

Le tableau ci-après résume le genre d’expérience durant ces cycles. Bien évidemment, ce tableau est donné de façon théorique et n’est pas à appliquer à la lettre. Il peut cependant être consulté à un moment où l’on ressent le besoin de se situer à un moment particulier de l’existence.

NIVEAU SPIRITUEL
Première année

Nouvelle impulsion. Sentiment d’un chemin personnel vers une nouvelle condition d’être.

Expérimentation.

Septième année

Période-semence. Culmination de la tendance des 7 années, soit en accomplissement soit en défaite. Préparation intérieure pour le nouveau cycle à venir ou sens d’inadaptation face aux pressions familiales ou sociales.

NIVEAU MENTAL
2ème année

Résistance du passé sous forme de souvenirs, peurs, complexes et inertie sociale. La nouvelle impulsion surgit des profondeurs de la nature

6ème année

Ce qui était impliqué dans la période de 7 ans porte maintenant ses fruits. Sacrifice du passé à un futur auquel on se dévoue. Evaluation de ses succès ou échecs.

NIVEAU PHYSIQUE
3ème année

Effort pour extérioriser l’impulsion sous une forme définie. L’envie d’aller de l’avant est présente malgré un sentiment de solitude, de découragement ou de manques de moyens de réalisation.

5ème année

Floraison de la période de 7 ans dans les limites de ce qui a été réalisé ou visualisé pendant la 3ème année. Positivement, activité créatrice et expansion de conscience, ou, au négatif, destruction des espoir et la matière l’emporte sur l’esprit.

4ème année (Point tournant critique à trois ans ½)

Lutte pour donner une forme concrète à l’impulsion. Dépassement de l’attraction du passé ou retour stérile au passé. Mise en œuvre des moyens de réalisation concrète de la nouvelle impulsion ou commencement de la tendance qui conduira à l’échec ou à la désintégration ultérieure. Moment de choix concrets personnels ou sociaux.

D’après « les cycles du devenir » de Ruperti

Tiré du site web   » la route illuminée »

 

La constitution de l’homme et les 7 plans d’existense

Pour ceux et celles qui cherchent à approfondir leurs connaissances de l’homme et des plans d’existence dans lesquels il évolue, je vous présente ce tableau qui représente les 49 états de conscience

 

La constitution de l’homme, telle qu’elle est exposée dans les pages suivantes, est fondamentalement triple, comme suit :

  1. La Monade ou pur Esprit, le Père dans les Cieux. Cet aspect reflète les trois aspects de Dieu :
1. La Volonté ou la Puissance Le Père.
2. L’Amour-Sagesse Le Fils.
3. L’Intelligence active Le Saint-Esprit.

L’homme n’entre en contact avec elle que lors des dernières initiations lorsqu’il s’approche de la fin de son voyage et qu’il est devenu parfait. La Monade se reflète également dans :

  1. L’Ego. Le Moi supérieur ou l’Individualité. Cet aspect est virtuellement :
  2. La Volonté spirituelle Atma.
  3. L’Intuition, Bouddhi.

L’Amour-Sagesse, Le Principe christique

  1. La Pensée abstraite, le mental Manas supérieur. supérieur

L’Ego commence à faire sentir son pouvoir chez les hommes avancés, et de façon croissante encore sur le sentier de Probation jusqu’à ce que, à la troisième initiation, l’emprise du Moi supérieur sur le Moi inférieur soit parfaite, et que l’aspect le plus élevé commence à faire sentir son énergie.

L’Ego se reflète dans :

III.    La Personnalité ou Moi inférieur, l’homme sur le plan physique. Cet aspect est également triple :

1. Un corps mental Manas inférieur.
2. Un corps de désirs Le corps astral.
3. Un corps physique Le corps physique dense et le corps éthérique.

Le but de la méditation est donc d’amener l’homme à la réalisation de l’aspect égoïque et de soumettre la nature inférieure à sa volonté.

Tableau intégral tiré des enseignements d’A.A. Bailey

 

Le bien et le mal, le vice et la vertu

Le vice et la vertu ou encore le bien et le mal sont des forces opposées inséparables. Nous pouvons les imaginer, formant une ligne continue sur laquelle nous marquons un trait pour indiquer notre position de l’un par rapport à l’autre. Comment faisons-nous pour trancher en faveur de l’un ou de l’autre ? Généralement, sans trop nous questionner nous laissons nos mœurs, nos coutumes et nos principes imposer leurs pouvoirs discrétionnaires. Par exemple, chez les groupes où les traditions et les principes religieux prennent beaucoup de place, la ligne de démarcation entre le bien et le mal est assez nette. L’interprétation personnelle de ce qui est vertueux ou non est restreinte, car cette tâche revient aux dirigeants des différents clergés. Chez ceux qui prennent leur distance de ces forces de guidance extérieure, les paramètres qui délimitent la nature du bien et du mal cèdent le pas à une interprétation plus personnelle et plus permissive. Nous pouvons remarquer cette tendance dans nos sociétés occidentales qui ouvrent leurs portes au libéralisme et s’éloignent graduellement de la guidance religieuse. Cependant, la liberté qui s’en dégage n’est pas gratuite, car elle suppose une part accrue de responsabilité personnelle. Généralement, les gens laissés à eux-mêmes se lancent à la recherche d’une identité sociale et morale associée à leurs aspirations sur laquelle ils s’appuient pour développer une vision du bien et du mal. On voit alors la société se fragmenter en petits groupes qui défendent avec conviction ce qui les distingue. Des groupes qui, par exemple, mettent l’accent sur des principes de vie spécifiques tels que les intellos, les environnementalistes, les spiritualistes et les autres du même genre.

En fait, l’homme reproduit dans une dimension restreinte ce qui existait déjà dans le groupe élargi. Le « jugement de valeur », qui puise sa force dans la divergence devient inévitablement l’arme toute désignée pour établir la ligne entre le bien et le mal. Par rapport à l’utilisation abusive du « jugement de valeur » et les rapports de force qu’il entraîne, plusieurs personnes adoptent le conformisme apparent dans le but d’éviter la confrontation.

Dans l’un de ses livres, Peter Deunov traite de la véritable nature du bien et du mal. Je vous en présente quelques passages significatifs. Peter Deunov mentionne : « En établissant la différence entre le bien et le mal, retenez ce qui suit : le bien et le mal, c’est le haut et le bas. Et s’il est possible de s’exprimer de cette manière, on pourrait dire que les vibrations les plus faibles du bien sont le mal. Voilà pourquoi le bien est le prix de tout ce qui est plein de raison, et le mal, le prix de tout ce qui est irraisonnable. Le bien fait monter les valeurs de la conscience humaine, le mal les fait baisser. Dans le bien, les dons se renforcent ; dans le mal, ils diminuent et s’obscurcissent. Le bien commence par des insignifiances, par de toutes petites choses. Mais elles grandissent continuellement, elles augmentent, elles se multiplient, elles s’organisent et elles s’unissent en un tout complet. Dans le mal, il y a toujours désunion et écroulement. »

Ce message met en perspective la nécessité d’interpréter le bien et le mal à la lumière de l’évolution de la conscience humaine et de son harmonisation aux vibrations de l’âme. C’est la raison pour laquelle j’ai inséré ce message. Suivant l’essentiel du message de Peter Deunov, nous pouvons dire que ce qui est bien pour l’un peut être mauvais pour l’autre. Comment peut-on juger de cet état de choses ? À titre d’exemple, imaginez votre énergie ou votre conscience branchée à un « gradateur » comme ceux que nous utilisons pour ajuster l’éclairage de nos maisons. Selon votre degré d’évolution et surtout selon l’exigence karmique du moment, imaginez un niveau précis d’intensité de lumière (conscience). En regard de cette situation, il est facile d’imaginer si vos pensées, vos actes et vos gestes transportent des vibrations qui diminuent ou amplifient votre luminosité. Le point de rencontre où, si vous aimez mieux, la ligne qui sépare les antagonistes (le bien et le mal) se trouve au cœur même de cette nuance. Dans cet exemple, nous rejoignons les affirmations de Peter Deunov : « les vibrations les plus faibles du bien sont le mal. » Nous occupons tous une position évolutive et karmique qui nous est propre, nous octroyant, par le fait même, la responsabilité de tracer nous-mêmes la ligne qui sépare le bien du mal.

C’est une leçon difficile à apprendre tellement le « jugement de valeur » est enraciné en nous. Nous devons trimer dur et faire preuve de beaucoup de détachement pour traverser les crises qui accompagnent inévitablement chacune des prises de conscience. Dans notre interrelation avec les autres, il ne s’agit pas de savoir si, oui ou non, notre jugement est juste. Le mieux que nous pouvons faire est d’aider l’autre à porter un jugement sur lui-même, comme nous aimerions que ce soit le cas pour nous. En portant des « jugements de valeur » sur des gens dont les exigences karmiques et le degré d’évolution nous sont inconnus, nous ruinons tout effort de voir l’autre en son âme.

Pascal St-Denis

 

 

Le grand « X » de l’évolution.

Comme mentionné dans mon dernier article, il peut être intéressant de voir où se positionne le transfert du plexus solaire vers le chakra du cœur dans une perspective plus large de l’évolution de la conscience humaine.

Imaginer un cadre marqué d’un grand « X ». Le cadre représente l’universalité de la vie. Dans ce cadre, il n’existe aucune ligne de séparation, l’unité est globale et sans obstacle. En superposant le « X », nous créons deux zones distinctes d’évolution; l’une convergente, l’autre divergente. La première symbolise l’évolution du « JE » dont le but premier est de développer une conscience individuelle. Dans la deuxième zone nous pénétrons dans le domaine de l’âme, là où le « NOUS » inclusif est maître et là où la conscience de groupe se veut le point de départ de l’expression d’âme.

La partie inférieure du « X » montre des lignes convergentes qui finissent par se joindre dans le croisement. C’est l’apogée du développement du « JE ». Pour y arriver, le « JE » a dû s’éloigner des principes d’universalité. Dans la partie supérieure du « X », les lignes divergent. C’est la reconnaissance du « NOUS » qui reconnaît les principes d’universalité. Tout réside dans l’intégration de ces principes; une opération qui se fait graduellement et qui constitue le retour au bercail de l’enfant prodigue.

Je vous suggère trois tableaux susceptibles de vous aider à assimiler ce concept.

Pascal St-Denis