Le chemin vers un monde meilleur (la force de l’opinion publique)

Pour une grande majorité d’entre nous, le monde d’aujourd’hui ne se limite plus à notre simple environnement. Même ceux et celles qui préfèrent se mettre la tête dans le sable ont une idée de ce qui se passe dans le monde. L’information qui est omniprésente et qui circule à vitesse « grand V » influence grandement notre vision des choses. En grande partie, le contenu de l’information qu’on nous présente est majoritairement négatif. Ce qui accapare nos esprits n’est qu’une interminable liste d’horreurs humaines et de catastrophes mondiales qui se répètent jour après jour sans que nous puissions y faire quoi que ce soit.

En dépit de la peur et de l’incertitude que toute cette information a comme effet sur nous, est-ce réaliste ou utopique d’envisager la création d’un monde meilleur ? Je pense que oui ! Je crois qu’une masse grandissante de gens y croit et démontre une détermination inébranlable à faire de leur vision d’un monde meilleur une expérience réelle. L’homme de la rue que nous sommes qui observe et prend conscience de ce qui se passe, ne sait plus quoi penser. Plus l’on s’interroge, plus l’on est accablé par l’immensité de la tâche qui se révèle à nous, par la diversité des opinions exprimées, par les nombreuses suggestions, les plans et les projets en vue d’un monde meilleur. Il n’est pas surprenant de ressentir une totale impuissance face à cette tâche humaine gigantesque et de voir jaillir dans notre esprit mille et une questions. Quelle est mon utilité ? Que puis-je faire ? Comment faire entendre ma voix ? Quelle en sera l’utilité ? Quel rôle puis-je jouer dans la vaste arène des affaires humaines ? Comment puis-je me montrer utile et constructeur ? Comment puis-je compenser mon ignorance de l’histoire, de la société, des conditions politiques et économiques de mon propre pays, sans parler des autres ?

L’humanité est si immense, son nombre, si considérable, sa diversité si grande qu’on a l’impression d’être une unité impuissante et insignifiante. Que peut donc faire l’homme de la rue, l’homme d’affaires dans son bureau, la femme à la maison, le citoyen moyen en tous lieux, pour contribuer, à présent et à l’avenir, à aider le monde ?

Nous devons tous nous rappeler un fait important. Une opinion publique éclairée, déterminée, centralisée, s’avère la force la plus puissante du monde. Elle n’a pas d’égal, mais elle est mal utilisée. En tant que citoyens, acceptons-nous trop facilement ce qu’on nous dit ? Les phrases bien tournées du politicien entraîné, braqué sur ses desseins égoïstes, les arguments du démagogue à la langue dorée, exploitant une théorie quelconque aux dépens du public, les mensonges de l’homme qui a une cause ou un intérêt personnel à faire valoir, tous sont facilement écoutés. La psychologie de masse et la réponse prévisible à ce qu’on nous dit sont exploitées depuis longtemps. Malheureusement, la plupart du temps, ces facteurs qui servent à prendre le pouls d’une population ont été utilisés dans l’intérêt des hommes qui n’avaient pas à cœur l’intérêt supérieur de l’humanité. Cela a été utilisé à des fins égoïstes et mauvaises beaucoup plus souvent que pour le bien.

Mais cette forme d’influence qui ne mérite pas le nom d’opinion publique peut autant être utilisée à des fins louables qu’à des fins mauvaises, à des mesures constructives plutôt que destructives. Un peu d’organisation dans la direction et un programme sagement défini en vue de cet objectif peuvent apporter le changement nécessaire et permettre à une opinion publique saine et intelligente de devenir l’un des facteurs majeurs de la reconstruction mondiale et de justes relations humaines.

C’est la conscience, la créativité, l’intelligence, l’amour et la volonté dont un peuple fait preuve qui définissent réellement son identité. Ceux qui optent pour le maintien d’une séparativité mettent l’accent sur nos différences telles la langue, la culture, la race, la religion. Il est rare que nos dirigeants nous interpellent en tant qu’êtres humains. À leurs yeux, nous sommes canadiens, québécois, français, italiens, allemands, etc. Pire encore, nous sommes chrétiens, bouddhistes ou musulmans, mais jamais juste des êtres humains. Ces étiquettes donnent de la force à ce qui nous différencie et place au second plan ce qui nous unit.

Lorsqu’on adopte la voie de la séparativité, toutes relations humaines sont soumises aux exigences et aux intransigeances que nous manifestons face à l’autre. Ces exigences et intransigeances si chères à nos yeux sont les instigateurs des conflits qui se multiplient à un rythme effarant. Des conflits que l’on retrouve partout ; conflit familial, de couple, de travail, entre les villes, entre les pays, conflit religieux, conflit entre politiciens, etc.

Cet article est construit selon des principes évolutifs et non politiques.

Pascal St-Denis

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