Vers un monde meilleur (obstacles et espoirs)

Beaucoup d’efforts sont faits pour mettre en place des structures unificatrices susceptibles d’améliorer la vie de l’humanité. Aux quatre coins du monde, l’on voit croître une volonté de s’unir, de coopérer et de partager le meilleur de soi. C’est un signe que l’évolution avance à grands pas. Au niveau économique, la multiplication des ententes de libre-échange assure un partage plus équitable entre nations. En ce qui me concerne, l’Union européenne est un exemple qui démontre que le « Nous coopératif » a sa place dans ce monde. Les organisations qui défendent, les plus démunis, les prisonniers politiques, les droits de l’homme, l’environnement, le multiculturalisme, la transparence, et quoi encore, voient le nombre d’adhérents augmenter à vitesse grand « V ». Ces quelques éléments démontrent que le « Nous collectif et inclusif » est bien vivant et commence à s’incarner en ce monde.

Cette effervescence réveille le « Je individualiste » qui organise son opposition. Ainsi nous voyons apparaître une série de victoires de l’extrême droite et de la droite populiste un peu partout sur la planète. Certains pays font preuve de protectionnisme et remettent en question des ententes commerciales qui ont pourtant fait leurs preuves. Plusieurs pays choisissent de renforcer leurs valeurs nationalistes en promulguant des courants de pensée qui exalte le caractère propre et les valeurs traditionnelles de leur nation. Cela porte les gens à se considérer distincts et à ressentir de l’hostilité envers ce qui leur est étranger. Hélas, tout cela rend logique le désir d’isolement économique et culturel.

 Les exigences et les intransigeances des nations ne permettent pas de trouver des solutions aux conflits qui persistent au Moyen-Orient et au Yémen par exemple. En ce qui concerne l’immigration, plusieurs nations resserrent les règles au point que seulement ceux et celles qui possèdent un certain pouvoir économique sont bienvenus. Maintenant qu’en est-il des réfugiés qui s’entassent ici et là aux frontières et dont personne ne veut ? Que penser du Venezuela en faillite qui refuse l’aide humanitaire alors que des millions de personnes se voient obligés d’immigré vers d’autres cieux ?   

 Certaines nations commettent des atrocités sans que personne puisse y faire quoi que ce soit. Et quoi d’autre encore ; il n’y a pas une journée qui passe sans que nos salles de nouvelles fassent état d’un nouveau litige ou d’un nouveau drame qui confirme que le « Je » individuel ou collectif est actif et défend ses acquis avec tout l’arsenal dont il dispose.

 En contrepartie, il existe des groupes qui travaillent à harmoniser les relations dans les domaines économique, scientifique et même religieux. Des activités philanthropiques très vastes et le sens de la responsabilité envers les autres étaient totalement inconnus au seizième siècle. Depuis, des mouvements comme la Croix Rouge, des institutions éducatives et hospitalières, des œuvres d’assistance sociale ou économique existent maintenant dans tous les pays.

Je sens et je ne suis pas le seul à identifier les nombreuses percées du « Nous unificateur et coopératif » dont le but est de créer un monde meilleur, où le sens du partage élargi fera force de loi. Ceux qui ont une vision d’un monde uni sont caractérisés par une conscience mondiale et un désir de bien-être pour toute l’humanité et non seulement pour une partie d’elle. L’unification du monde qu’ils espèrent n’implique pas l’exclusion d’une partie, mais le bien-être de tout l’organisme.

Elle implique, par exemple, le juste gouvernement et le juste et sage développement de chaque unité nationale, afin qu’elle puisse remplir adéquatement ses devoirs nationaux et internationaux, faisant ainsi partie intégrante d’une Fraternité mondiale des nations. Ce concept n’implique pas nécessairement un état mondial unique, mais le développement d’une conscience publique universelle qui comprend la signification de la devise « Un pour tous, tous pour un ». C’est la seule manière d’arriver à la synthèse internationale qui sera caractérisée par l’absence absolue d’égoïsme politique et national.

C’est un peu tout cela qui place le « Je » en mode défense. Il utilise tout ce qui est susceptible d’entretenir les rivalités entre les groupes et entre les nations. Ceux qui répondent facilement à ces influences représentent l’ancien ordre des choses. Ils représentent le nationalisme séparatiste, les frontières, la servitude et l’obéissance servile ; ils manifestent un esprit sectaire et la soumission passive à l’autorité. Ils sont contre toute innovation et tout progrès.

Il faut voir le monde sous son vrai jour et admettre que, si les mesures les plus favorables, spirituellement et matériellement, étaient prises, à l’égard des minorités les plus petites et les moins importantes, cela créerait une situation totalement différente. Cela pourrait complètement renverser la politique mondiale, inaugurer une ère entièrement nouvelle, plus éclairée, plus cultivée et civilisée. Malheureusement, cela n’arrivera probablement pas dans un proche avenir, car les intérêts s’enchevêtrent et la pratique d’un système parfaitement juste et loyal affecterait des intérêts matériels très importants, et porterait atteinte aux soi-disant droits des nations puissantes. Cela dépasserait les limites établies et indignerait des groupes puissants jusqu’aux extrémités de la terre.

Dans chaque pays, le grand péché de la séparativité relève sa tête repoussante ; les minorités abondent et sont bernées par de belles paroles ; les clivages existent partout ; les partis réclament l’attention des gens et leurs adhésions ; les groupes religieux répandent la dissension et cherchent à augmenter leurs fidèles aux dépens d’autres groupes ; les riches s’organisent pour regagner le contrôle des finances mondiales, les pauvres luttent pour obtenir leurs droits et de meilleures conditions de vie ; la tyrannie des politiques égoïstes domine à la fois le capital et le travail. La dictature de ces deux groupes empoisonne la vie quotidienne du peuple, dans tous les pays. Même si les grandes guerres, au sens strictement militaire, sont terminées, le combat se poursuit sur une autre forme et semble même avoir gagné en envergure. Les nations refusent de mettre de l’ordre chez elles, tout en s’efforçant frénétiquement d’enseigner à leurs voisins ce qu’elles considèrent comme la meilleure méthode.

Ce tableau tragique est fidèle. Heureusement, une conscience qui prône les justes relations humaines se développe et apporte un vent d’optimisme et une foi inébranlable au développement d’un monde meilleur. Dans toutes les nations, il se trouve des individus, dotés d’une vision d’un monde meilleur, qui pensent qui parlent et établissent des projets en fonction de l’humanité. Ils réalisent que les éléments des divers groupes politiques, religieux, éducatifs et ouvriers, sont des hommes et des femmes, essentiellement, et même s’ils n’en sont pas conscients, ils sont frères.

 

                            Pascal St-Denis

 

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