Le manque de transparence, la cause de bien des maux…

Plus je contemple les fluctuations de nos démocraties, plus je comprends que la plupart des problèmes qui nous assaillent sont attribuables à un déficit manifeste de transparence. Cette vertu, qui consiste à exprimer la vérité sans la déformer, est cruciale pour garantir une plus grande place à la vérité et pour favoriser un assainissement des échanges entre les parties. La transparence simplifie notre compréhension et nous permet d’effectuer une analyse plus intelligente et rationnelle. Elle inspire une image d’honnêteté et d’intégrité qui encourage la collaboration et le partage.    

 Cependant, une information qui manque de transparence peut être facilement manipulée et incomplète, ce qui permet aux dirigeants de nos sociétés de la façonner au gré de leurs propres objectifs. Le manque de transparence finit par créer le doute dans l’esprit des gens. Plus ces soupçons prennent racine, plus elles divisent notre perception du monde.

Les effets qui accompagnent le manque de transparence sont nombreux. Le désintéressement politique en est un d’importance. Beaucoup trop de personnes ne votent plus parce qu’elles doutent de l’honnêteté des politiciens et croient qu’ils ont un agenda caché.

Le doute, la suspicion, le scepticisme, la méfiance qui habitent de plus en plus de personnes finit par créer une paranoïa qui ouvre la porte aux multiples théories complotistes. L’opinion publique n’a pas d’égal, mais elle est actuellement mal utilisée. En tant que citoyens, acceptons-nous trop aisément ce qu’on nous dit ? Les phrases bien tournées du politicien entraîné, braqué sur ses desseins égoïstes, les arguments du démagogue à la langue dorée, exploitant une théorie quelconque aux dépens du public, les mensonges de l’homme qui a une cause ou un intérêt personnel à faire valoir, tous sont facilement entendus et trouvent leur lot d’adeptes.  

 La psychologie de masse et la réponse prévisible à ce qu’on nous dit sont exploitées depuis longtemps. Malheureusement, la plupart du temps, ces facteurs qui prennent le pouls d’une population servent l’intérêt des hommes qui n’ont pas à cœur le bien supérieur de l’humanité. Cela a trop souvent été utilisé à des buts égoïstes. 

Mais cette forme d’influence qui ne mérite pas le nom d’opinion publique peut autant servir des fins louables que des mauvaises, des mesures constructives plutôt que destructives. Un peu d’organisation dans la direction et un programme sagement défini en vue de cet objectif peuvent apporter le changement nécessaire et permettre à une opinion publique saine et intelligente de devenir l’un des facteurs majeurs de la reconstruction mondiale et de justes relations humaines. J’aimerais bien connaître votre opinion sur le sujet de transparence.

Par exemple, bien qu’au Canada, il existe une loi sur l’accès à l’information, les restrictions sont nombreuses.

Pascal St-Denis

L’amour tel que nous l’expérimentons.

Je crois ne rien vous apprendre de nouveau en mentionnant que l’amour est une expérimentation en processus d’évolution. En prenant ce fait en considération, il est logique de réaliser que l’amour connaît et est appelé à connaître plusieurs paliers d’expérimentations.  

Actuellement, l’expérience amoureuse commune à la race humaine prend la forme d’un sentiment d’affection, de désir et d’attachement que l’on ressent envers une personne ou une chose. C’est la plus simpliste des définitions que l’on peut donner, mais elle décrit bien la manière de l’aborder pour la grande majorité d’entre nous, qu’on le veuille ou non.   

Ce niveau expérimental se définit par la trilogie (désirer-posséder-consommer). Toute expérience amoureuse s’amorce dans le désir. C’est le principe attraction-répulsion qui entre en jeu. Plus l’objet du désir (attraction) est puissant (désirer), plus la personne cherche à se l’approprier (posséder). Le processus se poursuit, car après l’avoir attiré et possédé, le but est d’en soutirer le plus de satisfactions possibles ; sous forme de bonheur, de bien-être ou de plaisirs, ce qui s’avère (consommer).

Faire l’expérience de cette trilogie apporte son lot de bonheur, mais est aussi sujette à l’échec. Tout à fait normal si l’on considère que l’expérience amoureuse qui se trouve en processus d’évolution est imparfaite.  

Tout le monde souhaite vivre l’amour. Pourtant, beaucoup de relations amoureuses aboutissent à l’échec. Certaines s’éteignent lentement dans le temps, d’autres résultent de crises existentielles de la part de l’un ou l’autre des partenaires, d’autres encore dégénèrent en violence et en drames.

Je me questionne sur cette trilogie, sur les effets de chacun des points sur l’expérience amoureuse dans son ensemble. Je peux accepter le fait qu’un certain équilibre entre (désirer-posséder-consommer) apporte son lot d’aspects positifs, mais qu’en est-il lorsque cet équilibre est rompu ?

Que risque-t-il de se passer si l’aspect (désirer) par exemple tombe dans la démesure ? Cette forme de déséquilibre pourrait-il expliquer les déviances sexuelles (paraphilie) ou est-ce que cela ouvre, par exemple, la porte à l’infidélité.

Nous pouvons nous poser la même question si c’est l’aspect (posséder) qui connaît la démesure. Est-ce cette démesure qui est derrière la jalousie ? Une jalousie intense associée à un sentiment de perte risque de se terminer dans l’horreur du drame passionnel, du drame familial.

Il reste le dernier aspect de cette trilogie de l’amour (consommer). Il ferme la boucle et porte une obligation de résultat en matière de bien-être, de bonheur, de satisfactions de toutes sortes. Pour y parvenir, il y a nécessité de renouveler les sources de satisfactions, de bien-être et de moments heureux qui nourrissent la relation. Des sources qui sont souvent de nature matérielle.  Un aspect de l’amour qui crée beaucoup d’insatisfactions et d’attentes.

Cependant, avec le temps, un certain épuisement et un manque de moyens s’installent et rendent difficile le renouvellement des sources de satisfactions ; la routine prend place. Les relations s’effritent, séparation et divorce deviennent de possibles solutions. Puis, le processus (désirer-posséder-consommer) reprend la route pour une nouvelle tentative.

Est-ce que je touche un point ? Suis-je dans le champ avec cette théorie ? À vous de le dire ! je vous reviens plus tard avec une autre trilogie qui cette fois concerne ce que l’âme désire faire comme expérience.

Pascal           

Comprendre, assimiler et intégrer la connaissance.

Entreprendre une démarche intérieure, c’est comme partir en exploration vers un monde meilleur, un monde en devenir. Chaque jour, nous sommes submergés par une masse considérable d’informations. Les articles et les ouvrages s’enchaînent à un rythme effréné. Nous scrutons les réseaux sociaux à la recherche de balises complémentaires pour nous guider sur le droit chemin. Pour que cette frénésie porte ses fruits, il serait intéressant de réfléchir à la manière dont nous abordons ce que nous consultons. Pour maximiser cette tâche, trois étapes sont essentielles ; comprendre, assimiler et intégrer l’information que nous percevons comme étant une vérité.

Comprendre, assimiler et intégrer la vérité perçue sera toujours une étape importante du processus de conscientisation. Toute connaissance non appliquée flotte dans l’espace un temps et retourne au noyau vital. Nous oublions vite ce que nous n’utilisons pas. L’être qui possède la connaissance ne peut évoluer si cette connaissance n’intègre pas son noyau personnel. Pour que cela soit possible, chaque cellule de notre corps doit intégrer et appliquer cette information dans notre quotidien. C’est ainsi que se produit l’évolution. On entend souvent l’expression « résonner comme une cruche vide ». Effectivement, une cruche remplie d’eau absorbe les vibrations, les assimile et les rend siennes. Ce qu’elle diffuse est donc sa propre création. À l’inverse, une cruche vide ne retient pas les sons. Elle résonne et diffuse un son déformé par les échos. Soyez prudents avec les cruches vides, elles perturbent les ondes.

La compréhension devrait favoriser notre évolution. Il est donc crucial que nous abordions cette matière avec un état d’esprit axé sur la productivité. En effet, connaître juste pour le plaisir de connaître revient à toujours réinventer sa propre route. L’évolution personnelle demande un effort constant. Toutes les parties d’un ensemble doivent s’unir. Les chemins qui mènent à cette union sont multiples. Grâce au savoir, vous devenez plus informé et plus « érudit ». Quel atout et quel danger à la fois ! La connaissance couvre plusieurs champs tels les rayons d’une roue qui convergent tous vers le centre. Si un rayon se brise, le centre s’affaiblit. Le centre, c’est vous. Voilà pourquoi vous ne pouvez ignorer votre importance en tant qu’individu, dans son intégralité et dans sa force. N’oubliez pas non plus que les moyens sont des moyens, et non des vérités. S’y attacher conduira inévitablement à une impasse. Pour cette raison, il est crucial de toujours revenir à vous-même, au centre de tout. Sans cette introspection profonde, tout effort est vain, car superficiel. Quel que soit le chemin que la vie vous propose, vous seul pouvez lui insuffler un élan évolutif.

Le terme « ÉVOLUTION « revêt une grande puissance, mais implique également une certaine humilité. Toute tentative d’évolution ne peut ouvrir sur l’infini si la simplicité dans la découverte demeure absente. La simplicité consiste à se détacher des connaissances et des réponses extraordinaires que l’on peut trouver, à se détacher du contexte humain de projection affective et émotive qui distorsionne la réalité. Toute découverte qui demeure dans l’esprit sans s’exprimer n’est que vantardise déguisée. Il est crucial que nous accordions une attention particulière à notre conscience émergente, car c’est là que se trouve le danger le plus grand. En effet, l’orgueil s’en nourrit abondamment. À chaque découverte, nous avons le choix entre intégrer ou compiler des données. C’est là que réside la valeur du retour vers l’âme. Pour cette raison, je suis convaincu que c’est à vous et à personne d’autre qu’il revient de juger de la rectitude de votre progression.

En termes pratiques, je dirais qu’il y a trois étapes claires dans l’acquisition des connaissances. Il s’agit du savoir, de l’assimilation et de l’intégration. L’application systématique de ces étapes permet à ceux qui sont engagés dans une démarche consciente de distinguer la progression du fait de « tourner en rond ».

La phase de « savoir » correspond à l’acquisition de connaissances. Connaître se situe au niveau de la pensée. L’application des connaissances relève d’un autre domaine. La connaissance est l’accumulation de données, d’idées nouvelles comme un ordinateur pourrait le faire. La connaissance agit comme un stimulant qui élargit notre horizon et nous pousse à explorer la vie plus profondément que jamais. Notre appétit pour les connaissances est insatiable, et notre intérêt pour les écrits traitant du domaine spirituel ne cesse de croître. Tout d’abord, nous sommes attirés parce que nous désirons faire partie de cet univers. Nous cherchons à nous identifier au monde des sensations hors du commun et au merveilleux. Cependant, avec le temps, cette excitation initiale s’estompe, laissant place à une nouvelle réalité. Nous ressentons le besoin de comprendre qui nous sommes et où nous en sommes dans notre cheminement.

L’étape de l’assimilation sert à soumettre le savoir acquis à notre propre réalité, aux multiples facettes de notre expérience. Un exercice qui trouve son apogée lorsque la connaissance acquise impose la notion de choix. Cela exige de travailler sur soi-même. Cette expérience offre l’opportunité de se regarder tel que l’on est réellement, sans artifice ni retenue. La reconnaissance est une expérience qui exige beaucoup de sincérité et d’humilité. Sur cent personnes qui amorcent la première étape, la moitié seulement amorce un travail de reconnaissance et de cette moitié, seules quelques personnes vont travailler à l’intégration de la connaissance acquise.

L’intégration consiste à donner vie au choix par une action continue dans le quotidien, et ce, jusqu’à ce qu’il fasse partie intégrante de notre manière de penser et d’être. Pour que l’information devienne nôtre, il est essentiel de se fixer un objectif clair et de déterminer les étapes nécessaires pour intégrer la vérité perçue. Cette étape cruciale exige non seulement de comprendre, mais aussi de passer à l’action. Se défaire d’une dépendance, vaincre une émotion ou se détacher d’une croyance désuète exige beaucoup de courage et de vigilance. Le travail d’intégration nous force également à exploiter nos talents sans doute ni crainte.

Ces trois points forment un ensemble cohérent garantissant son efficacité. Le piège de la connaissance est que l’individu tire de la satisfaction de celle-ci, ce qui devrait au contraire engendrer un sentiment d’insatisfaction et inciter à agir pour évoluer.

Pascal St-Denis

 

Les critères de séparation entre le bien et le mal

Je sens le besoin d’écrire un article sur le sujet, car plusieurs questions subsistent à propos de ce concept. Bien que souvent perçus comme opposés, le bien et le mal ne peuvent être dissociés. Il est donc essentiel de décider à quel endroit marquer la limite entre les deux. L’endroit où se trace la ligne est différent pour chacun de nous lorsque ce sont des critères évolutifs qui définissent cette ligne au lieu de laisser cette option aux règles et aux valeurs de nos sociétés.

La question qui brûle les lèvres est celle-ci: quels sont ces critères qui relèvent de l’évolution de la conscience plutôt que des règles et des valeurs de nos sociétés?

Peter Deunov affirme que « le bien et le mal, c’est le haut et le bas ». On peut aussi dire que les vibrations les plus grossières représentent le mal et les plus subtiles représentent le bien. Comment définir ces termes? Il est vrai qu’il faut prendre en compte le stade d’évolution, mais ce n’est pas tout. D’autres facteurs entrent aussi en jeu, comme le karma, l’âge de l’âme, la polarisation de l’être et l’état des chakras. Tous ces éléments contribuent à tracer une ligne. Il est naturel que la question suivante surgisse: qui oserait prétendre maîtriser complètement ces éléments?

Il existe une méthode simple pour trancher entre ces deux antagonismes. L’exemple suivant peut vous donner une idée du fait que la ligne qui sépare le bien du mal diffère d’une personne à l’autre.

Imaginons une échelle de qualité vibratoire allant de 1 à 10. 1 correspond aux vibrations les plus grossières, 10 aux plus subtiles.

Supposons que tous les facteurs soient réunis pour que les vibrations d’une personne « X » soient de « 5 » et que celles d’une personne « Y » soient de « 7 ». Imaginons maintenant que les deux personnes posent une même action dont la qualité vibratoire serait de « 6 ».

On pourrait raisonnablement s’attendre à ce qu’une telle démarche entraine une baisse de la qualité vibratoire chez « Y », tandis qu’elle l’accroîtrait chez « X ».

Vue sous cet angle, une personne égocentrique peut tout autant élever ses vibrations qu’une personne altruiste. Une fois de plus, lorsqu’il s’agit d’évaluer l’évolution de la conscience, il ne faut pas se fier au jugement des autres, mais plutôt à sa propre introspection. En effet, être honnête avec soi-même permet de savoir si une action, une pensée ou un propos améliore ou dégrade nos vibrations. Nous devons comprendre que le mal nous éloigne de la vibration de l’âme, tandis que le bien nous en rapproche.

Pascal St-Denis.   

L’influence de l’individualité sur la personnalité  

Si vous avez lu l’article établissant la distinction fondamentale entre la personnalité et l’individualité d’une personne, je vous invite à consulter celui traitant de l’influence de l’individualité sur la personnalité.

À partir de là, comment distinguer ce qui relève du développement de la personnalité et ce qui concerne l’individualité ? Bien que les deux aspects soient étroitement liés dans le temps, je tenterai de dresser un portrait qui éclairera le sujet sur cette relation unique qui affecte la personnalité.

De nombreuses personnes s’interrogent sur la différence de réaction à des situations similaires, alors que le contexte est comparable. Par exemple, vous êtes parents de deux enfants qui, étonnamment, évoluent de manière très différente, malgré le fait que vous leur offriez à peu près la même éducation et les mêmes valeurs, et que vous leur accordiez la même attention. Pourquoi la réponse aux évènements et au milieu de vie peut-elle varier considérablement dans certains cas ?

Quels facteurs peuvent expliquer l’intérêt d’un enfant pour le sport, tandis que son frère préfère se plonger dans les livres ? Pourquoi une jeune fille choisit-elle de devenir médecin, alors que sa sœur sombre dans la dépendance et la prostitution ? Les différences ne sont pas nécessairement aussi frappantes, mais elles sont perceptibles pour celui qui sait les déceler.  

Tout se passe au niveau des vibrations perçues (inconsciemment) par l’un ou l’autre des enfants. C’est là que les mémoires vibratoires de l’individualité entrent en jeu. Ce sont ces mémoires qui nous accompagnent d’une incarnation à l’autre et qui influencent les tendances et les caractéristiques que nous développons.  

J’ai réalisé cette idée pour la première fois lorsque j’ai rencontré deux jeunes adultes, des jumeaux identiques. Même s’ils ont vécu sensiblement les mêmes expériences, leurs perceptions étaient différentes. Selon eux, ils ont eu affaire à un père très autoritaire. L’un d’eux a conclu que cette expérience avait été bénéfique pour lui, tandis que l’autre a estimé que cette attitude avait ruiné sa vie.

Ces vibrations accompagnent notre personnalité et jouent un rôle crucial dans notre développement et nos réactions aux événements qui nous touchent. Elles se manifestent par des prises de conscience instinctives, générant soit du dégoût, soit de la fascination, au sein de notre corps, de nos émotions, de notre esprit et même de notre âme. L’individualité transporte d’une incarnation à l’autre autant le karma (principe de causes à effets) positif que négatif.

Pascal St-Denis