Chakra ou champ de conscience ?

Je crois important d’élucider la signification de « chakra » afin d’établir une base de compréhension susceptible de mieux répondre au mode de perception occidentale. Dans un premier temps, « chakra » est un terme sanscrit bien connu des Orientaux et qui signifie « roue ou tourbillon ». En fait, les chakras sont des « champs de force » créés par le croisement de plusieurs courants énergétiques qui s’amalgament et qui donnent à l’énergie en mouvement une apparence de roue tourbillonnante. Ce terme, bien qu’il puisse être reconnu et adopté par les ésotéristes du monde entier, n’a que très peu d’écho dans nos esprits occidentaux. N’ayant ni liens ni repères avec notre mode de vie actuel, il est normal que ce terme laisse la plupart des gens perplexes.

Du point de vue énergétique, les chakras constituent, si l’on peut dire, l’ossature de la conscience humaine en évolution. Ils sont l’extension de l’âme sur le plan physique. (le chiffre 7 est le chiffre de la manifestation) Les chakras contiennent les germes de l’incarnation présente, car lorsqu’une personne se réincarne ses chakras sont sensiblement dans le même état que lors de son précédent décès.  

Dans un sens pratique, il est plus facile de comprendre leurs rôles en remplaçant « chakra » par « champs de conscience ». Un jour, la science des champs de conscience deviendra l’outil par excellence de guérison, et ce, sur tous les plans de la nature humaine (physique, émotionnel et mental-spirituel). Le développement de cette science permettra d’identifier les causes profondes de nos maux tout en mettant en lumière le chemin de notre propre évolution.

Nous pourrions faire un parallèle entre musique et champs de conscience. Du côté de la musique, sept notes avec leur durée, leur hauteur, leur intensité et leur timbre suffisent pour créer une infinité d’œuvres musicales. Concernant la conscience, sept champs de conscience avec leurs caractéristiques fondamentales, leur développement, leur rôle et leur bagage d’expériences acquises suffisent pour qu’apparaisse une diversité sans fin de manifestations humaines.

Une œuvre musicale ne peut exister sans la présence de la gamme. Il en est de même pour la conscience humaine : aucun état de conscience ne peut se manifester sans la présence des champs de conscience. Pour être en mesure d’intervenir sur une œuvre musicale et la faire évoluer, il faut connaître le fonctionnement de la gamme de musique. Il en est de même pour l’être humain. Pour pénétrer profondément l’individualité de l’être humain et en comprendre la logique évolutive, il faut avoir une idée de son cadre septuple, car de là, tout émane.

Pascal St-Denis

La personnalité et ses défauts

Si nous assumons consciemment un défaut à savoir qu’il est propre à nous, nous avons la possibilité de le sublimer en développant son opposé ; c’est-à-dire une qualité. Un défaut ne vient jamais comme ça du ciel. Un défaut est toujours une qualité qui est nous est inconnue. La somme des défauts est la somme de toutes les qualités que nous n’avons pas encore acquises.

Les défauts ne sont pas quelque chose à cacher ou à avoir honte. Tout est dans l’expérience de l’énergie contraire ; l’égoïsme fait appel à la générosité, à l’altruisme, l’intolérance fait appel à la tolérance, à l’ouverture, la jalousie fait appel au détachement et ainsi de suite. Va-t-on accuser quelqu’un d’être égoïste, le matraquer soir et matin, en lui disant tu es un égoïste ? Non, c’est l’enfoncer encore plus dans son défaut, c’est l’enfoncer encore plus dans l’ignorance de la solution.

Ce qu’il est juste de faire avec cet être égoïste, ce n’est pas de lui dire, regarde, tu es égoïste, cela il le vit, il le sait et il ne le sait que trop, car le premier qui a à souffrir de ses défauts c’est celui qui les véhicule. Ce ne sont pas tellement les autres, les autres ne font que les supporter. Il faut lui proposer, de manière presque initiatique, des instants, des moments pour découvrir, la générosité, pour découvrir l’altruisme, pour découvrir l’amour de l’autre.

Ne soyons pas des gens qui rabâchent les défauts des autres, ces objecteurs de conscience, ces démonstrateurs de défauts. Nous n’avons rien à faire de ces gens-là, ces genres d’instructeurs ne peuvent donner rien de bon. À quoi cela sert de montrer le mal, il est là, c’est une évidence. Alors, pourquoi en parler ? C’est encore lui donner trop d’importance. Il faut aller à l’utile, ne pas gaspiller de l’énergie. Quand nous voulons aider quelqu’un, il peut être utile et efficace de provoquer des circonstances, des évènements qui le placent face à son défaut. C’est là la façon d’aider les gens. Ce n’est pas en disant à quelqu’un qu’il est avare que son avarice va disparaître, au contraire cela va le mettre tellement en colère qu’il va être content deux minutes après de pouvoir contempler sa propre avarice. Parlons en, mais en la faisant dialoguer sur son propre problème, de manière que la personne arrive à traiter son défaut comme un phénomène extérieur et non comme si elle avait à défendre sa propre identité.

Il faut éliminer les hontes, les complexes, les traumatismes, là se trouvent le début du changement. La honte est une réaction qui ne fait que garder ce qui est à éliminer, l’individu a toujours peur, peur d’être violé dans sa conscience, quand il craint qu’il faille changer certains principes de son esprit, peur d’être violé dans son identité quand il se sent jugé. Cette peur il faut s’en libérer, Il faut oser être authentique, après tout quelle importance l’avis des autres, le jugement des autres. Ce qui compte avant tout c’est l’évolution que nous pouvons acquérir pour notre propre bien et celui de l’humanité qui vous entoure.

Ce qui compte c’est que nous sachions ce que nous sommes et qu’avec ce matériel nous travaillons comme on travaille une pâte pour la parfaire. Les défauts ne sont que les côtés ignorés et cachés d’une qualité spirituelle et les défauts n’existent que parce que nous sommes dans l’ignorance.

Pascal St-Denis

Les sens (la suite) l’addition du toucher.

Notons, en commençant l’étude du toucher, qu’il est par excellence le sens le plus important de ce système solaire. Chacun des sens, lorsqu’il a atteint un certain point, commence à opérer une synthèse avec les autres sens, de telle sorte qu’il est pratiquement impossible de savoir où commence l’un et où finit l’autre. Le toucher est la reconnaissance innée d’un contact par le moyen du mental, d’une manière triple :

  • En tant que reconnaissance.
  • En tant que souvenir.
  • En tant qu’anticipation.

Chacun des cinq sens lorsqu’il est associé au mental donne naissance chez le sujet à un concept englobant le passé, le présent et l’avenir. Donc lorsqu’un homme très évolué a transcendé le temps (tel qu’il est connu dans les trois mondes) et peut envisager les trois plans inférieurs du point de vue de l’Éternel présent, il a remplacé les sens par une conscience pleinement active. Il sait et n’a plus besoin des sens pour le conduire à la connaissance. Mais dans le temps, et dans les trois mondes, chaque sens, sur chaque plan, traduit pour le Penseur, tel ou tel aspect du non-soi, et grâce au mental le Penseur peut alors adapter ses relations à ces différents aspects.

L’ouïe lui donne une idée de la direction relative, et lui permet de se situer dans le schéma général.

Le toucher lui donne une idée de quantité relative, et lui permet d’apprécier sa valeur par rapport à d’autres corps qui lui sont extérieurs.

La vue lui donne une idée des proportions, et lui permet d’adapter ses mouvements selon ceux des autres.

Le goût lui donne une idée de valeur, et lui permet de s’attacher à ce qui lui semble le meilleur.

L’odorat lui donne une idée de qualité inhérente, et lui permet de découvrir ce qui l’attire comme étant de même qualité ou essence que lui-même.

Dans toutes ces définitions souvenons-nous que le but des sens est de révéler le non-soi et de permettre au « Soi » de faire la différence entre le réel et l’irréel.

Tout au début du processus d’évolution des sens, l’ouïe attire vaguement l’attention du soi apparemment aveugle. Mais tout ce que la conscience endormie peut saisir (par ce seul sens de l’ouïe) c’est le fait qu’il existe quelque chose d’extérieur à elle-même, se trouvant dans une certaine direction. Cette perception, au cours du temps, suscite l’éclosion d’un autre sens, celui du toucher. La Loi d’Attraction opère, la conscience se déplace lentement vers ce qui est entendu et lorsque le contact est réalisé avec le non-soi, ce que nous appelons le toucher apparaît. Ce toucher communique d’autres idées à la conscience tâtonnante, des idées de dimensions, de texture externe, de différences de surface ; les conceptions du Penseur sont ainsi élargies progressivement. Il peut entendre et sentir, mais n’en sait pas encore assez pour établir des relations ou pour donner des noms. Lorsqu’il réussit à les nommer, il a fait un grand pas en avant.

Tiré des enseignements d’A.A. Bailey

Pascal St-Denis

 

Les 5 sens et leur développement. (article 3) L’ouïe

Quelques détails sur le sens de l’ouïe et son développement de plan en plan. C’est le premier sens à se manifester ; le premier aspect de la manifestation est le son, et c’est nécessairement la première chose que l’homme remarque sur le plan physique qui est celui de la manifestation la plus dense. Le plan physique est avant tout celui de l’ouïe. C’est donc le sens attribué au plan inférieur de l’évolution et aux sous-plans inférieurs de chacun des cinq plans concernés.

Notons donc que sur le plan physique, l’homme doit découvrir sa propre note, en dépit de la densité de la forme.

  1. Sur le plan physique, il trouve sa propre note.
  2. Sur le plan astral, il trouve la note de son frère ; grâce à l’identité d’émotion, il reconnaît l’identité de son frère.
  3. Sur le plan mental, il commence à trouver la note de son groupe.

L’ouïe s’exerçant sur le plan astral est communément appelée clairaudience et signifie : faculté d’entendre les sons du plan astral. C’est une faculté qui se manifeste dans la totalité du corps astral, l’homme entend avec tout son véhicule, et pas seulement avec les oreilles, organes spécialisés, produits par l’action et la réaction sur le plan physique. Il en est nécessairement ainsi vu le caractère fluidique du corps astral. L’homme sur le plan physique entend un certain éventail de sons, mais c’est seulement une gamme réduite et particulière de vibrations qui vient frapper son oreille.

Il y a dans la nature, beaucoup de sons plus faibles qui lui échappent complètement, tandis qu’il ne différencie pas les sons majeurs de groupe. À mesure que l’évolution se poursuit, et que l’ouïe intérieure devient plus fine, ces autres sons physiques vont entrer dans le champ de ses perceptions. Il aura une conscience aiguë de tous les sons du plan astral et du plan physique — chose qui, si elle était possible actuellement, aurait pour résultat de démanteler le corps. Si la note de la nature, par exemple, frappait une seule fois l’oreille de l’homme (une note faite de la totalité des vibrations produites par les formes matérielles denses) son corps physique serait complètement brisé. L’homme n’est pas encore prêt pour une telle éventualité ; l’oreille intérieure n’est pas encore convenablement préparée. C’est seulement quand l’ouïe triple aura atteint la perfection, qu’il sera permis à l’ouïe du plan physique d’entendre tous les sons physiques.

L’ouïe sur le plan mental est simplement l’extension de la faculté de différencier les sons. L’ouïe sur tous ces plans concerne la forme, la vibration de la matière, et intéresse le non-soi. Elle n’a rien à voir avec la psyché ou la communication télépathique qui procède de mental à mental. Il s’agit du son de la forme et la possibilité pour une unité de conscience séparée de percevoir une autre unité, qui n’est pas elle-même. Souvenez-vous bien de cela. Lorsque l’extension de l’ouïe devient telle qu’elle concerne la psyché, alors nous l’appelons télépathie. Cette communication sans mots est la synthèse de l’ouïe des trois plans inférieurs, reconnue par le corps causal de l’Ego sur les niveaux sans forme du plan mental.

Sur le plan bouddhique, l’ouïe (qui possède alors cette qualité synthétique appelée télépathie) se manifeste en compréhension totale, car elle comporte deux choses :

  1. La connaissance et la perception du son individuel,
  2. La même connaissance du son de groupe, qu’elle unifie complètement. Cela engendre une compréhension absolument parfaite, et c’est le secret du pouvoir du Maître.

Sur le plan atmique l’ouïe parfaite devient béatitude. Le son, base de l’existence ; le son, méthode d’être ; le son, reconnu comme méthode d’évolution, et donc comme béatitude.

Tiré des enseignements d’A.A. Bailey

Pascal St-Denis

 

La constitution de l’homme et les 7 plans d’existense

Pour ceux et celles qui cherchent à approfondir leurs connaissances de l’homme et des plans d’existence dans lesquels il évolue, je vous présente ce tableau qui représente les 49 états de conscience

 

La constitution de l’homme, telle qu’elle est exposée dans les pages suivantes, est fondamentalement triple, comme suit :

  1. La Monade ou pur Esprit, le Père dans les Cieux. Cet aspect reflète les trois aspects de Dieu :
1. La Volonté ou la Puissance Le Père.
2. L’Amour-Sagesse Le Fils.
3. L’Intelligence active Le Saint-Esprit.

L’homme n’entre en contact avec elle que lors des dernières initiations lorsqu’il s’approche de la fin de son voyage et qu’il est devenu parfait. La Monade se reflète également dans :

  1. L’Ego. Le Moi supérieur ou l’Individualité. Cet aspect est virtuellement :
  2. La Volonté spirituelle Atma.
  3. L’Intuition, Bouddhi.

L’Amour-Sagesse, Le Principe christique

  1. La Pensée abstraite, le mental Manas supérieur. supérieur

L’Ego commence à faire sentir son pouvoir chez les hommes avancés, et de façon croissante encore sur le sentier de Probation jusqu’à ce que, à la troisième initiation, l’emprise du Moi supérieur sur le Moi inférieur soit parfaite, et que l’aspect le plus élevé commence à faire sentir son énergie.

L’Ego se reflète dans :

III.    La Personnalité ou Moi inférieur, l’homme sur le plan physique. Cet aspect est également triple :

1. Un corps mental Manas inférieur.
2. Un corps de désirs Le corps astral.
3. Un corps physique Le corps physique dense et le corps éthérique.

Le but de la méditation est donc d’amener l’homme à la réalisation de l’aspect égoïque et de soumettre la nature inférieure à sa volonté.

Tableau intégral tiré des enseignements d’A.A. Bailey