La peur et ses multiples visages (la peur de la mort)

Inévitable ! Le processus évolutif et la loi des cycles font en sorte que toute forme a une finalité. Généralement, cette finalité nous la percevons comme une fatalité qui attise la peur morbide que nous entretenons au sujet de la mort. Cette peur apporte son lot de questions, mais très peu de réponses susceptibles de l’apaiser.

La peur de la mort est fondée sur la séparation de cette forme que nous aimons tant. Il y a aussi l’horreur de l’inconnu et de l’indéfinissable, ainsi que le doute de l’immortalité. Il faut aussi compter sur la tristesse de laisser derrière soi les êtres chers ou encore d’être laissé derrière eux. La religion a nourri cette peur par ses faux enseignements sur le ciel et l’enfer ; deux perspectives déplaisantes pour plusieurs personnes.

Je persiste à croire que la meilleure approche pour l’apprivoiser est de l’aborder en son processus évolutif de la conscience humaine.

Heureusement pour l’humanité, toute la tendance de la vie s’oppose à la maladie, et la pensée de l’homme concernant la forme incarnée entretient la peur de la mort. Il en est ainsi à juste titre, car l’instinct de conservation et la préservation de l’intégrité des formes sont un principe vital de la matière. La tendance à perpétuer la vie à l’intérieur de la forme est l’une des plus grandes capacités qui nous ont été données, et elle persistera. Un jour, dans la famille humaine, elle cédera finalement la place, et l’on utilisera la mort comme un processus organisé et libératoire en vue de conserver des forces et fournir à l’âme un meilleur instrument de manifestation.

Les valeurs que nous entretenons vis-à-vis la vie telle que nous la connaissons nous empêchent d’explorer et d’adhérer à des principes qui gèrent la vie de l’âme et non celle de notre personnalité.

Je vous présente un principe évolutif difficile à concevoir et à adopter comme ligne de pensée. Je vous présente ce court texte D’A.A. Bailey comme exemple d’un principe qui régit la vie de l’âme et son véhicule d’expression.

« Il arrive fréquemment aujourd’hui que l’on préserve des formes de vie, tant dans la vieillesse que dans l’enfance, alors qu’il serait justifié de les libérer.

Ces vies ne servent plus à aucune fin utile et causent de multiples douleurs et souffrances à des formes que la nature, si elle était laissée à elle-même, abandonnerait et se chargeraient d’éteindre. Ce mot est à noter.

Nous mettons un accent excessif sur la valeur de la vie en forme, nous avons universellement peur de la mort, cette grande transition à laquelle chacun de nous doit faire face ; nous sommes incertains du fait de l’immortalité, et nous sommes profondément attachés aux formes. Pour toutes ces raisons, nous entravons les processus naturels et nous maintenons confinée dans des corps très mal appropriés aux desseins de l’âme la vie qui lutte pour son affranchissement.

Qu’il n’y ait point de malentendu. Je ne voudrais rien dire qui exalte le suicide. Mais je dis et répète avec insistance que l’on déroge fréquemment à la Loi du Karma lorsqu’on maintient en expression cohérente des formes qui devraient être abandonnées, car elles ne servent plus à aucune fin utile. Dans la majorité des cas, cette préservation est imposée de force par le groupe de l’intéressé et non par le sujet lui-même, qui est fréquemment un invalide inconscient ou une personne d’âge dont les réactions et l’appareil de contact sont imparfaits, ou un bébé anormal. Ces cas constituent des exemples nets de neutralisation de la Loi du Karma.

Par harmonisation, l’âme acquiert le juste usage du temps. Disons plutôt que le cerveau, qui est le seul facteur humain conscient du temps, cesse d’être l’attribut dominant. C’est la pensée en tant qu’agent de l’âme dont la conscience inclut le passé, le présent, et l’avenir, qui perçoit la vie et l’expérience telles qu’elles sont en réalité. Dès lors, elle considère la mort comme un épisode, comme un point de transition dans une longue série de transitions. Lorsque nous adoptons ce comportement de l’âme, toute notre technique de vie, et incidemment notre technique de mort, s’en trouve modifiées de fond en comble ». A.A. Bailey

Comme vous pouvez le voir, l’élimination de la peur de la mort n’est pas pour demain. Notre attachement au monde de la forme est tellement important qu’il est difficile pour nous d’accorder de l’intérêt aux lois et aux principes qui règlent l’évolution de notre conscience. Par contre, j’observe que ceux et celles qui acceptent l’hypothèse de la réincarnation, c’est à dire de la continuité de conscience ont un lâcher prise et une acceptation de la mort plus grande que ceux qui persistent à croire le contraire.

 Pascal St-Denis

 

 

 

 

 

 

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