La peur et ses multiples visages (la peur de perdre)

Dans l’article précédent, nous avons exploré la peur de la mort, j’ai associé cette peur au chakra du coccyx parce que l’identité psychique de ce dernier est d’alimenter notre volonté de vivre en incarnation.

Lorsque l’énergie de la peur monte au niveau du sacré, elle change de visage ; la peur de perdre fait son apparition si l’on peut le dire ainsi. Cette peur vient de notre attachement au monde de la forme ; une force d’attachement liée à la qualité et à l’intensité des relations établies avec notre environnement. Parce que nous sommes profondément attachés à ce qui la constitue, toute perte entraîne inévitablement son lot de peine.

La peur de perdre un être cher est sûrement la plus crainte de toutes, mais elle n’est pas la seule qui perturbe notre bonheur. Que penser de la peur de perdre amitié, santé, biens, emploi et plus encore ?

Tenant compte de notre impossibilité à contrôler ce qui nous est extérieur, la relation que nous entretenons avec notre environnement provoque des émotions qui prennent l’allure d’insécurité chronique. Qu’elle soit de nature matérielle ou affective, elle handicape nos vies.

Que penser de l’insécurité affective qui exige d’être continuellement rassurée sur les sentiments que nous porte l’entourage ? Nous sommes constamment à l’affût d’indices tangibles susceptibles d’apporter la preuve de bons sentiments qu’on nous porte. La peur de perdre est encore plus forte à ce niveau, car la possibilité de contrôler ceux qui nous sont chers est impossible. Le besoin de preuves tangibles est l’une des raisons qui font de la fidélité une preuve ultime d’amour. Ces insécurités matérielles et affectives favorisent le développement de l’égoïsme, de l’envie, de la jalousie, et parfois, de la violence.

Nous devons comprendre que toutes les formes d’insécurités sont reliées à la cohabitation, à la filiation (descendance), à la construction ou à la destruction de notre milieu de vie.

Nous connaissons des périodes d’hyper-émotivité qui exagèrent jusqu’au paroxysme l’impact d’une sollicitation parce qu’elle touche justement à cette insécurité profonde par rapport à l’expansion de notre milieu de vie. Nous vivons des exagérations ou des refus nets, des joies ou des déchirements, des réunions ou des divisions, et ce, dans toutes les sphères de nos activités. La confirmation de l’être a besoin d’être faite avec et par le biais des autres individus et du milieu de vie pour donner à la conscience du chakra sacré un acquis susceptible de progresser vers le champ du plexus (affirmation de soi).

 Vaincre l’émotion, vaincre cette peur souvent obsédante, comment y arrive-t-on ? En créant un équilibre entre le Soi et le Non-Soi ; c’est-à-dire accorder autant d’intérêt à la conscience qu’aux formes qui nous entourent. L’attachement aux principes évolutifs de la conscience accélère le détachement souvent exagéré au monde qui nous entoure.

Pascal St-Denis

 

 

 

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