La peur de la mort (article2)

La mort, ce processus mystérieux auquel sont soumises toutes les formes et qui est considéré souvent comme la fin redoutée, parce qu’incomprise. Le développement actuel du mental humain fait en sorte que la peur de l’inconnu et son attachement à la forme produisent une situation où qu’il faille éviter et retarder le plus longtemps possible.

La mort, si seulement nous pouvions le comprendre, est l’une des activités auxquelles nous nous livrons le plus. Nous sommes morts bien des fois et nous mourrons encore à bien des reprises. La mort concerne essentiellement la conscience. À un moment donné, nous sommes conscients sur le plan physique ; plus tard, nous passons sur un autre niveau d’existence et nous y sommes tout aussi conscients. Tant que notre conscience s’identifie à la forme, la mort gardera à nos yeux son ancienne peur. Dès que nous nous reconnaîtrons comme âmes et que nous serons capables de centrer notre conscience à volonté et de nous sentir éveillés sur n’importe quel plan, nous ne connaîtrons plus la mort.

Pour l’homme moyen, la mort est une catastrophe qui implique la fin de tous les rapports humains, la cessation de toute activité physique, la rupture de tous les liens d’amour et d’affection et le passage non voulu vers l’inconnu que l’on redoute.

Nous oublions que chaque nuit dans notre sommeil nous mourrons au monde physique pour vivre ailleurs. Les hommes oublient qu’ils ont déjà acquis la faculté d’abandonner sans difficulté le corps physique, car ils ne peuvent ramener dans la conscience du cerveau physique le souvenir de ce passage et de l’intervalle de vie active (mort et réincarnation). Ils ne font pas le rapport entre la mort et le sommeil. La mort, après tout, n’est qu’un intervalle plus long entre deux périodes d’activité sur le plan physique. Néanmoins, le processus du sommeil quotidien et celui de la mort sont identiques avec la seule différence que pendant le sommeil, le fil d’énergie le long duquel la force de vie s’écoule, est conservé intact et garanti le retour au corps. Dans la mort, ce fil de vie est rompu. L’entité consciente ne peut alors retourner dans le corps physique dense. Le corps, dépourvu du principe de cohésion, se désintègre.

Il faut se souvenir que l’âme utilise le courant vital, comme moyen d’expression dans la forme. Ce courant de vie se différencie comme deux fils qui s’ancrent, si je puis dire, en deux points du corps. L’aspect conscience qui fait de l’homme une entité douée de raison et lui donne la faculté de penser est ancré par l’un de ces fils à un point du cerveau, dans la région de la glande pinéale. L’autre fil, qui anime chaque atome du corps et constitue le principe de cohésion ou d’intégration, atteint le cœur et s’y ancre. De ces deux points, l’homme spirituel cherche à dominer le mécanisme. Ainsi l’action sur le plan physique devient possible et l’existence dans le monde physique devient un mode d’expression temporaire. L’âme, siégeant dans le cerveau, fait de l’homme une entité intelligente douée de raison, consciente de soi et indépendante. Il prend conscience du monde où il vit à des degrés divers selon le point d’évolution atteint et selon le développement de son véhicule par lequel il se manifeste.

La mort est donc, littéralement, le retrait du cœur et de la tête de ces deux courants d’énergie, ce qui produit la perte complète de la conscience du corps et sa désintégration. La mort diffère du sommeil en ce que les deux courants d’énergie sont retirés. Dans le sommeil, seul le fil d’énergie ancré dans le cerveau est retiré et l’homme perd alors la conscience. Sa conscience est centrée ailleurs. Son attention n’est plus dirigée vers les choses physiques et tangibles, mais elle se tourne vers un autre monde d’existence et se centre dans un autre appareil ou mécanisme. Dans la mort, les deux fils ou courants d’énergie sont retirés ou unifiés dans le courant vital. La vitalité cesse de pénétrer dans le courant sanguin, le cœur s’arrête, le cerveau cesse d’enregistrer et le silence s’établit. La maison est vide. L’activité cesse, excepté cette activité immédiate et stupéfiante qui est la prérogative de la matière même et qui s’exprime par le processus de décomposition.

Tiré des enseignements d’A.A. Bailey

Pascal St-Denis

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