Le champ de la gorge. L’expression de notre vérité

Je vous présente le 5e et dernier chakra qui longe la colonne vertébrale. Certains d’entre vous se demandent peut-être pourquoi je n’aborde pas les chakras de la tête. En effet, ceux-ci correspondent à des champs de synthèse, tandis que les cinq autres, situés le long de la colonne, sont des champs d’expérience parallèles au développement des cinq sens.

Je vous rappelle que, bien que je présente les champs de conscience dans un certain ordre, ils se développent en réalité selon de nombreux mouvements circulaires et entrecroisements qui finissent par ne former qu’une seule ligne de croissance évolutive. Selon A.A.Bailey, le chakra de la gorge est actuellement très actif et s’apprête à remplacer le plexus comme centre de régulation. Elle souligne également que la gorge est spécifiquement l’organe de la parole créatrice. Elle enregistre l’intention créatrice de l’âme transmise par le flux d’énergie du centre frontal ou Ajna. Ce flux produit une activité d’un certain type, qui représente la forme supérieure de la faculté créatrice du champ sacré.

Cette définition suppose que la personne ait une grande force mentale et spirituelle, car c’est l’âme qui, au fil du temps, devient l’utilisateur de ce champ. Actuellement, à ce stade de l’évolution, nous sommes toujours sous l’influence manipulatrice de notre monde de désirs et des systèmes de valeurs qui régissent nos sociétés. Le champ de la gorge doit composer avec les forces astrales et celles du mental inférieur qui nous entourent : les nôtres et celles qui nous interpellent dans notre milieu.

Sous l’emprise de ce conditionnement, la tâche qui attend le champ de la gorge est « l’expression de notre vérité ». Le « JE » qui s’est développé sous la tutelle du plexus solaire nous pousse à accorder plus d’importance à ce qui se passe autour de nous, faisant ainsi la sourde oreille à nos sensations internes. Ainsi, il est devenu normal d’interpréter les événements selon leurs effets sur notre milieu de vie plutôt que selon notre propre réalité. Ainsi, la plupart de nos décisions font fi de notre réalité intérieure, et cela, pour satisfaire les besoins imposés par notre milieu de vie. En effet, nous créons un déséquilibre intérieur pour ne pas perturber l’harmonie extérieure.

Il faut oser être imparfaits. Être authentique est une exigence absolue pour établir des relations. Ceux qui sont authentiques partagent une même caractéristique : ils acceptent d’être vulnérables. Ils pensent que ce qui les rend vulnérables les rend également beaux. Ils ne disent pas que la vulnérabilité est agréable ou douloureuse. Ils affirment simplement qu’elle est nécessaire pour donner toute sa force de révélation aux relations.

En ignorant notre vraie nature, nous avons créé une scission. Cette situation a permis l’entrée en scène des bouleversements émotifs. C’est pourquoi plusieurs personnes en viennent à la conclusion qu’une démarche personnelle s’impose. Une démarche dont le but premier est de faire le point sur soi-même, de se retrouver et de reprendre contact avec cette réalité intérieure, si souvent ignorée. Nous devrions être libres d’exprimer qui nous sommes, mais nous préférons cacher notre réalité derrière des masques. En fin de compte, ces derniers ne trompent que ceux et celles qui les portent.

Par exemple, nous avons appris à dissimuler notre mécontentement en souriant, à refouler nos impressions et nos réflexions par crainte d’être mal interprétés, jugés ou, pire encore, rejetés. Nous camouflons nos points faibles, et ce, jusqu’à un point où nous refuserons même d’admettre leur existence si quelqu’un a le culot de les mentionner. À l’inverse, il arrive que nous exagérions certains points forts, même si nous savons qu’ils ne représentent pas la réalité.

Nous devenons tellement doués pour dissimuler certains aspects de notre personnalité que nous en oublions ce que nous sommes réellement. Ce que nous cachons aux autres, mais aussi à nous-mêmes, ce sont les mille et un doutes qui nous assaillent et qui nous rendent vulnérables face au regard des autres. Finalement, on pourrait dire que c’est le fait de privilégier le paraître extérieur au détriment d’une authenticité intérieure qui maintient le conflit entre le senti intérieur et le milieu de vie dans lequel il s’exprime.

Le chakra de la gorge est avant tout un champ par lequel l’âme s’exprime. Il reprend le processus des champs inférieurs, mais cette fois, il réaffirme son identité de manière subtile. Tout converge vers une intériorisation consciente, ce qui fait émerger à la surface des besoins intérieurs porteurs d’une volonté d’authenticité. C’est pourquoi l’ouverture de ce champ de conscience devient exigeante, car elle est une création de l’esprit qui demande d’accepter ce que l’on est devenu pour l’offrir à la connaissance des autres. Cela signifie qu’il faut laisser tomber les mécanismes de défense qui masquent une réalité intérieure différente de celle qui est exprimée.

Pascal St-Denis

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