Le champ de conscience du plexus solaire et ses émotions

Ce champ de conscience correspond à une affirmation de soi par l’expérience du pouvoir personnel, telle est sa nature psychique.

Récapitulons. Le champ de conscience du coccyx, qui transporte les instincts fondamentaux de l’homme, dont celui de vivre en incarnation, doit normalement fournir l’énergie et le courage nécessaires à la survie et au développement de tous les champs. Le mandat du champ de conscience sacré, qui répond aux désirs du corps astral, est de créer les meilleures conditions possible d’existence, c’est-à-dire l’environnement où se déroule l’expérience de vie, selon le karma à régler.

Si l’on considère l’état actuel des choses, le rôle du plexus solaire est d’amener l’individu à se situer par rapport au cercle de vie dans lequel il vit. Il devient alors le champ responsable du développement de l’identité personnelle, et c’est par lui que l’individu cherche à en exercer le pouvoir sur son milieu de vie. C’est une expérience qui devrait normalement conduire à la liberté de choix, à la liberté d’être. Retenez que les trois premiers champs forment un triangle d’énergie psychique qui manifeste la nature du «soi inférieur». Il s’agit des énergies physiques, émotives et intellectuelles qui constituent la base de toute personnalité.

Le symbole de ce champ est le « Je ». Il s’agit du champ de conscience le plus séparatif de tous. Sa forte tendance à favoriser des objectifs personnels correspond bien à sa nature égoïste. Il se situe à mi-chemin entre les centres cardiaque et laryngé, au-dessus du diaphragme, et les centres sacré et coccygien, en dessous du diaphragme. Cette considération revêt une grande importance, mais elle sera mieux comprise lorsque j’expliquerai le champ de conscience du cœur. Par l’intermédiaire du plexus solaire, l’individu doit maintenir un équilibre entre ce qu’il est et son milieu. À partir de ses relations avec le monde extérieur, il accepte la plupart des principes humains véhiculés par la société. Il les personnalise ensuite en créant un univers de valeurs ou de croyances qui colorera sa pensée et qui influencera sa manière d’aborder le monde qui l’entoure. Si l’on y pense, on constate que les principes et les valeurs que nous adoptons correspondent aux forces et aux faiblesses que nous portons. Ils habillent, protègent et font la promotion du «Je». Faisons une courte pause pour mieux comprendre la dépendance du « Je » par rapport aux principes et aux valeurs qui colorient notre intellect.

Les principes, que sont-ils exactement? Quels impacts nos croyances ou nos valeurs ont-elles sur nos choix? Pourquoi un aspirant devrait-il y réfléchir? Les principes sont avant tout des énoncés, vrais ou faux, auxquels nous adhérons et à partir desquels nous organisons notre pensée et notre action. On y retrouve ainsi divers principes humains regroupés en différents thèmes, comme ceux liés à la race, à la religion, à la morale, à la société, à la famille, etc. Au fil du temps, les principes évoluent parallèlement aux nôtres, de sorte qu’ils correspondent à la réalité du moment. Ainsi, tout au long de notre existence, ils servent de guide, en qualifiant nos pensées, nos gestes et nos actions. En vérité, ils constituent l’ossature de notre pensée. Quant à notre système de valeurs, il définit l’attachement que nous ressentons pour un ou plusieurs principes. Les valeurs représentent une manière plus personnelle de véhiculer un principe, puisqu’elles concernent l’estime particulière que nous développons pour quelque chose. Elle détermine le caractère « valable » d’une pensée, d’une action ou d’un geste. En ce sens, les valeurs servent de référence pour porter des jugements de valeur sur nos propres actions ou celles des autres.

La manière dont l’homme interprète les événements dépend directement de la qualité de ses pensées, soit des principes et des valeurs qu’il possède. « Tel un homme pense, tel il est » et « l’énergie suit la pensée » sont des règles ésotériques fondamentales. Elles montrent clairement l’ascendant exercé par nos divers schémas de pensée sur notre existence. En effet, nous sommes le produit de ce que nous pensons, et nous en faisons systématiquement l’expérience.

L’usage de l’intellect, qui est la prérogative du champ du plexus, soumis aux principes et aux valeurs qui le colorent, favorise l’emploi de méthodes sanctionnées par le temps dans le monde des affaires humaines. Ces méthodes favorisent la critique, l’attaque personnelle, les invectives et l’emploi de la force, et ce, dans le but d’arriver à ses fins. Il est important de se rappeler que la sensibilité n’est pas l’émotion, mais que celle-ci surgit lorsque nous faisons intervenir la pensée. Voici un exemple qui illustre parfaitement cette définition.

Un bel après-midi de printemps, un homme était assis sur un banc le long de la rue, profitant du soleil. Moi, je m’étais arrêté juste à côté pour attendre ma copine, qui faisait des achats dans une boutique. Une femme s’assit sur le banc près de lui, alluma une cigarette, et aussitôt, l’homme se leva, manifestant son mécontentement. Furieux, il s’en alla en maugréant que sa fumée était une abomination. Cet homme avait manifestement ajouté à son bagage de valeurs l’intolérance à la cigarette. Il s’est senti gêné par la fumée de cette dame avant même qu’elle n’ait eu le temps de produire un quelconque effet sur lui, sa réaction était si rapide. Je me suis alors demandé pourquoi il n’avait aucune réaction face aux dizaines de voitures et de camions qui projetaient leur monoxyde de carbone sous son nez. La fumée de cigarette n’avait rien à voir avec la colère qu’il ressentait. En fait, c’est le non-respect des valeurs qu’il a faites siennes qui a entraîné son émotion. Quant à la pollution causée par les voitures, il est fort probable que, n’ayant pas encore statué sur ce point, aucune pensée n’avait suffisamment de force pour susciter une réaction émotionnelle. Ce cas nous permet de comprendre comment l’intellect fonctionne en tant qu’agent déclencheur. Il faut donc purifier et affiner notre intellect.

Le plexus solaire est la grande chambre de compensation [1] pour les énergies des champs sacré et coccygien. Il est l’exutoire du corps astral ou de désirs vers le monde extérieur. Sa relation avec le plan astral est donc aiguë. L’évolution de la conscience qui amène l’individu à se situer dans un « cercle de vie » entraîne aussi les vibrations de ses expériences qui continuent d’étendre et de solliciter d’autres sphères d’affirmation. Aussi le champ du plexus s’affaire à affirmer l’identité et tout ce qui touche cet aspect provoque des remous. La liberté de la personne, la liberté d’expression sont, par exemple, des éléments qui agissent sur la conscience de ce champ. Parce que son rôle actuel est de créer, promouvoir et défendre l’identité personnelle, tout ce qui touche la notion de respect le fait fortement réagir. Si l’identité est reconnue et qu’il y a possibilité de faire la démonstration de son pouvoir, une forme de sérénité ou d’autosuffisance peut prendre rapidement place. À l’inverse, lorsqu’elle est bafouée et que son pouvoir s’en trouve neutralisé, la colère, le rejet, ou encore l’impuissance risque de prendre la relève. Par exemple, on rejette du revers de la main mes arguments, on empiète sur ma vie privée, on tourne en ridicule une valeur à laquelle je tiens, on se sent incompris ou autre chose du même genre; chaque fois que le facteur identitaire et la capacité de l’exprimer reconnaît cette forme d’agression, ces réactions émotives sont mises à l’avant plan pour défendre le « Je ». Pendant longtemps, le champ du plexus solaire demeure très présent aux énergies psychiques qui habitent les champs qui lui sont inférieurs. Son raffinement ou, si vous aimez mieux, son évolution [2] s’en trouve ralentie. C’est pourquoi les émotions soutiennent ou étouffent l’affirmation du pouvoir personnel d’où l’importance d’assainir et de libérer les champs de consciences du coccyx et du sacré.

L’expérience que nous vivons prend, si je puis dire, la « texture et la couleur » du champ de conscience qui draine le plus d’énergie. Par exemple, une relation amoureuse qui trouve ses motivations au niveau du champ sacré est bien différente de celles qui s’alimentent des énergies du champ du cœur. La qualité des désirs qu’un individu transporte est intimement liée à la condition du champ de conscience qui s’exprime. Lorsque le champ du cœur alimente l’expérience amoureuse, tout ce qui porte au partage, à la complicité et au bonheur de l’autre, nourrit les pensées, les gestes et les actes des individus en cause. Celui qui construit une relation à partir des énergies du champ sacré va vouloir créer un environnement à sa convenance, et ce, sans vraiment s’occuper des besoins du partenaire. Obtenir ce qu’il convoite et s’en servir pour arriver à ses fins est une source de motivation pour lui.

[1] Voir la nature psychologique de sa définition qui se veut une action de compenser, de soulager un sentiment de manque ou de frustration par la recherche ou la pratique d’une activité gratifiante, valorisante.

[2] Le champ du plexus se doit de répondre à l’attraction du champ du cœur. Ainsi, le pouvoir personnel (égoïste) développé à ce niveau est graduellement mis au service du groupe.

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