Le champ de conscience du coccyx et l’émotion qui s’y rattache (article 2 de 6)

La volonté de vivre en incarnation et de dominer la matière, tel est son identité psychique.

Il est un champ d’action qui sert d’appui au développement de tous les autres champs de conscience. Il transporte une énergie qui reflète la satisfaction instinctive reliée à la force, et ce, dans le but d’assurer notre survie et d’affirmer notre existence. Qu’importe les limites, les contrariétés et les souffrances qui accablent l’être humain, ce champ de conscience contribue à prolonger la vie telle que nous la connaissons.

Au stade actuel de notre évolution, l’être humain qui s’incarne sur le plan physique a fortement tendance à polariser son attention sur le côté forme de la vie. Pour plusieurs personnes, il s’agit d’une identification pratiquement exclusive de l’intellect à ce qui est matériel et identifiable. Le fait de déplacer notre conscience vers l’aspect matériel de la vie produit un effet de séparation entre le spirituel et le matériel qui oblige la conscience [1] de l’âme à s’isoler sur son propre plan laissant l’homme amputé d’un contact conscient avec sa Source spirituelle. Un contexte qui crée une zone de noirceur (inconnu) qui fragilise l’homme devant l’immensité de la vie. Habité par le sentiment d’être limité et par conséquent inadéquat, l’homme ouvre la porte à l’énergie de la peur. Elle y demeurera tout au long de l’évolution humaine. La peur est la première émotion à apparaître et sera la dernière à disparaître.

Que nous le voulions ou non, plus l’on se sent limité, plus l’on alimente la peur. Plus on l’alimente, plus notre volonté d’agir s’en ressent. La peur est l’une des manifestations les plus courantes de l’énergie astrale. Elle vient en premier et constitue une grande barrière pour la majorité d’êtres humains. Chaque être humain connaît la peur [2]. Que ce soit la peur instinctive fondée sur l’ignorance des lois et des forces de la nature ou la peur, que nous connaissons tous, de perdre un ami, la santé, la sécurité ou tout simplement la popularité, elle est présente partout. Son intensité varie selon qu’elle se nourrit du doute ou d’une certitude, telle que la peur de mourir par exemple.

La peur domine beaucoup de situations et jette de l’ombre sur les moments heureux de la vie. La peur réduit l’homme à un atome de vie sensible, timide et épouvanté devant l’énormité des problèmes de l’existence. Il est conscient de son insuffisance à faire face à toutes les situations, devenant incapable de transcender ses angoisses et ses doutes. Souvent, il est tellement dominé par la peur qu’il craint pour sa raison. La peur est l’énergie astrale dominante et l’humanité sensible y succombe facilement. Jetons un regard sur les différentes ramifications de la peur qui accompagnent l’expérience humaine. Voyons ce à quoi elles se rattachent.

 

La peur de la mort est fondée sur :

  1. La terreur du processus de séparation finale dans l’acte même de mourir.
  2. L’horreur de l’inconnu et de l’indéfinissable,
  3. Le doute de l’immortalité,
  4. La tristesse de laisser derrière soi les êtres chers ou d’être laissé derrière eux,
  5. L’attachement à la vie sur le plan physique auquel la conscience s’est d’abord identifiée,
  6. De faux enseignements sur le paradis et l’enfer : deux perspectives déplaisantes pour certains types de personnes.

 Peur de l’avenir.

Cette peur tend à augmenter et elle est la cause de beaucoup de détresse dans le monde. Elle provient d’anciennes souffrances, de souvenirs affreux profondément ancrés dans le subconscient et qui remontent à la surface. Ils causent une condition d’angoisse et de peur qu’aucun raisonnement ne réussit à calmer. Il y a aussi les moyens de communication qui mettent toute personne au courant des tragédies et des souffrances qui se passent à des milliers de kilomètres. Les inégalités économiques provoquent des conditions de panique et d’angoisse et plus un individu est émotivement sensible, plus il réagit. La peur de l’avenir est donc un mélange de souvenirs instinctifs et d’imagination anticipative qui affecte pratiquement tout le monde à un niveau ou à un autre. Soucis et anxiété sont le lot de tout homme.

Peur de la douleur physique.

Bien que beaucoup de gens ne s’en rendent pas compte, cette peur cause beaucoup d’anxiétés. L’imagination et le raisonnement provoquent une tension excessive qui affecte le système nerveux. Devenu hypersensible, ce dernier est capable de provoquer des souffrances physiques aiguës. Les douleurs physiques qui sont de peu d’importance pour les types normaux ou moins sensibles deviennent insupportables pour ceux dont le système nerveux est soumis aux tendances mentionnées ci-haut.

 Peur de l’échec.

Elle est commune à beaucoup de gens et dans des domaines divers. La peur d’échouer, la peur de ne pas inspirer l’amour et l’admiration des êtres chers, celle d’être sous-estimé ou encore de ne pas saisir une bonne occasion sont les aspects d’un sentiment de peur ou d’infériorité qui caractérisent la vie de beaucoup de braves gens. La cause est relative à un milieu peu compréhensif et au sentiment de ne pas avoir ce qu’il faut pour accomplir les tâches qui se présentent. Nous savons que l’énergie suit la pensée et qu’elle est colorée par la qualité de cette pensée. Il arrive souvent à l’homme de critiquer sa propre personnalité et de mettre davantage l’accent sur ses déficiences plutôt que sur ses acquis. Une attitude qui le rend encore plus inapte à la tâche. C’est un cercle vicieux qui doit être compensé par la compréhension de l’aphorisme : « Un homme est telles que sont ses pensées ». S’il fixe son attention sur ce qu’il a de meilleur en lui, tous ses choix le conduiront à l’expérience de cette pensée. La peur tient le monde sous son pouvoir et personne n’échappe à son influence.

La peur, telle que vécue par l’être humain, est le premier facteur créateur d’émotions à prendre place dans l’expérience humaine. S’imbriquant à l’expérience de chacun des autres champs de conscience, elle sera la dernière à être transcendée. Du point de vue de l’évolution humaine, la transcendance devient possible lorsque l’union de l’âme et de la personnalité atteint un niveau tel que la conscience n’est plus soumise à l’expérience des paires d’opposés du connu et de l’inconnu et finit par ne former qu’un.

La peur peut prendre plusieurs visages, car elle accompagne le développement de chacun des autres champs de conscience. Pour le moment, voyons l’impact de la peur sur le champ du coccyx. Plus la peur est présente, plus elle risque d’avoir un effet dévastateur sur la volonté d’agir d’un individu. Elle aura comme influence de réduire grandement sa capacité à faire face aux épreuves ou aux défis que la vie lui apporte. Il est indéniable que l’énergie envahissante et persistante de la peur a une incidence certaine sur le potentiel d’un individu. La peur qui persiste, même si elle n’est pas intense, finit par affaiblir la force de ce champ. Au fur et à mesure qu’il s’affaiblit, un sentiment d’impuissance s’installe et grandit en puissance. À ce moment, l’individu aura tendance à abandonner la lutte. La volonté qui accompagne normalement toutes formes d’accomplissements s’amoindrit pour, parfois, devenir pratiquement absente.

La peur prend donc un visage différent selon le ou les champs qui la nourrit. Par exemple, la peur de la mort puise sa nourriture dans les champs du coccyx et du sacré, le premier soutenant la volonté de vivre en incarnation alors que l’autre tend à s’identifier fortement à l’aspect forme de la vie. La peur de l’échec est l’affaire du champ du plexus solaire, car elle est contraire au besoin de démontrer sa valeur et son pouvoir. A.A.Bailey propose un petit exercice pour diminuer la peur. Il nous demande de se poser la question suivante. « Combien d’heures de souffrance ont-elles été vécues par des événements réels ? Combien de peurs sont nées de faux pressentiments, de doutes et dincertitudes sans aucune base réelle ? Je désire recommander à mes frères de méditer sur la vérité dans la vie quotidienne, en employant le concept de la vérité pratiquée et vécue, comme une pensée semence dans leur méditation. À cette fin, qu’ils apprennent par cœur et utilisent, chaque fois qu’ils se sentent envahis par la peur et par des pressentiments inutiles, la formule suivante : que la réalité domine chacune de mes pensées et que la vérité dirige ma vie. Que chacun répète cette formule aussi souvent qu’il est nécessaire concentrant son attention mentale sur la signification de ces mots ».

[1] Ce n’est pas la conscience de l’âme qui se trouve diminuée, mais plutôt sa capacité de se manifester, de s’exprimer dans les trois mondes des affaires humaines.

[2] Je ne parle pas ici de la peur instinctive qui habite le règne animal dont la cause vient, selon A.A.Bailey, des imperfections de la matière en évolution.

À suivre…

 

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