Le champ de conscience du coccyx et l’émotion qui s’y rattache

La volonté de vivre une expérience incarnée et de dominer la matière, telle est son identité psychique.

Le coccyx est un champ d’action servant d’appui au développement de tous les autres champs de conscience. Il transporte une énergie qui exprime la satisfaction instinctive liée à la force, afin d’assurer notre survie et d’affirmer notre existence. Malgré les limites, les contrariétés et les souffrances qui accablent l’être humain, ce champ de conscience contribue à prolonger la vie telle que nous la connaissons.

À l’étape actuelle de notre évolution, l’être humain incarné sur le plan physique a fortement tendance à polariser son attention sur l’aspect matériel de la vie. Pour plusieurs personnes, il s’agit d’une identification pratiquement exclusive de l’intellect à ce qui est matériel et identifiable. Le fait de concentrer notre attention sur l’aspect matériel de la vie produit un effet de séparation entre le spirituel et le matériel qui oblige la conscience [1] de l’âme à s’isoler sur son propre plan laissant l’homme amputé d’un contact conscient avec sa Source spirituelle. Ce contexte crée une zone d’obscurité (inconnu) qui affaiblit l’homme face à l’immensité de la vie. Habité par le sentiment d’être limité et par conséquent inadéquat, l’homme ouvre la porte à l’énergie de la peur. Elle y restera pendant toute l’évolution humaine. La peur est la première émotion à apparaitre, et sera la dernière à disparaître.

Que nous le voulions ou non, plus on se sent limité, plus on alimente la peur. Plus elle grandit, plus notre volonté d’agir diminue. La peur est l’une des manifestations les plus fréquentes de l’énergie astrale. Elle arrive en premier et représente une grande barrière pour la plupart des êtres humains. Chaque être humain connaît la peur [2]. La peur est omniprésente. Elle peut être une réaction instinctive face à l’ignorance des lois et des forces de la nature, mais elle peut aussi surgir lorsqu’on perd un ami, sa santé, sa sécurité ou sa popularité. Sa force dépend de son origine: le doute ou une certitude, comme la crainte de mourir.

La peur domine beaucoup de situations et jette de l’ombre sur les moments heureux de la vie. Elle réduit l’homme à un atome de vie sensible, timide et effrayé devant l’ampleur des problèmes de l’existence. Conscient de son impuissance à tout régler, il devient incapable de surmonter ses angoisses et ses doutes. Souvent, il est si dominé par la peur qu’il craint même pour sa raison. La peur est l’énergie astrale dominante, et l’humanité sensible y succombe facilement. Regardons donc les différentes ramifications de cette émotion, voyons ce à quoi elles sont reliées.

 

La peur de la mort repose sur :

  1. La terreur du processus de séparation finale, qui survient lorsqu’on meurt.
  2. L’horreur de l’inconnu et de l’indéfinissable,
  3. Le doute quant à l’immortalité.
  4. La tristesse de quitter les êtres qui nous sont chers ou d’être abandonné par eux.
  5. L’attachement à la vie sur le plan physique, auquel la conscience s’était initialement identifiée,
  6. De fausses croyances sur le paradis et l’enfer : deux perspectives qui ne plaisent pas à tout le monde.

 Peur de l’avenir.

Cette peur tend à s’accentuer, ce qui entraîne une grande détresse dans le monde. Elle émane d’anciennes souffrances, de souvenirs atroces profondément ancrés dans l’inconscient et qui remontent à la surface. Ils causent une angoisse et une peur qui résistent à tout raisonnement. Il y a aussi les moyens de communication qui mettent toute personne au courant des tragédies et des souffrances qui se passent à des milliers de kilomètres. Les inégalités économiques entrainent des situations de panique et d’angoisse. Plus une personne est émotivement sensible, plus elle réagit. La crainte du futur est un mélange de souvenirs instinctifs et d’imagination anticipative qui touche presque tout le monde, à divers niveaux. Soucis et anxiété sont le lot de tout homme.

Peur de la douleur physique.

Beaucoup de gens n’en sont pas conscients, mais cette peur entraîne énormément d’anxiété. L’imagination et le raisonnement entraînent une tension excessive qui affecte le système nerveux. Devenu hypersensible, il est maintenant capable de causer des souffrances physiques aiguës. Les douleurs physiques, qui ne sont pas importantes pour les personnes normales ou peu sensibles, deviennent insupportables chez celles dont le système nerveux est sujet aux tendances mentionnées.

 Peur de l’échec.

Ce sentiment est partagé par beaucoup de gens, dans divers domaines. Il s’agit notamment de la crainte d’échouer, de celle de ne pas susciter l’amour ni l’admiration des personnes aimées, de celle d’être sous-estimé, ou encore de rater une occasion en or. Ces différents aspects constituent le fondement d’un sentiment d’insécurité ou d’infériorité qui caractérise la vie de nombreuses personnes courageuses. Cette insécurité découle d’un environnement peu propice à la compréhension, ainsi que du sentiment de ne pas posséder les aptitudes nécessaires pour mener à bien les tâches à accomplir. Nous savons que l’énergie suit la pensée, et qu’elle est colorée par la qualité de celle-ci. L’homme a tendance à se critiquer lui-même, à mettre l’accent sur ses faiblesses plutôt que sur ses forces. Or, cela ne fait qu’empirer les choses. C’est un cercle vicieux qu’il faut compenser en appliquant cet aphorisme : « Un homme est tel que sont ses pensées ». S’il fixe son attention sur ce qu’il y a de mieux en lui, tous ses choix le mèneront à expérimenter cette pensée. La peur domine le monde et personne n’y échappe.

La peur, comme expérience humaine, est le premier facteur créateur d’émotions. Elle s’imbrique à l’expérience de chaque champ de conscience et sera la dernière à être transcendée. Du point de vue de l’évolution humaine, la transcendance devient possible lorsque l’union de l’âme et de la personnalité atteint un niveau tel que la conscience n’est plus soumise à l’expérience des paires d’opposés du connu et de l’inconnu. Elle finit alors par ne former qu’un.

La peur peut prendre plusieurs formes, puisqu’elle se développe en parallèle avec chaque champ de conscience. Pour le moment, voyons l’impact de la peur sur le champ du coccyx. Plus la peur est présente, plus elle risque d’avoir un effet dévastateur sur la volonté d’agir d’un individu. Elle aura comme influence de réduire grandement sa capacité à faire face aux épreuves ou aux défis que la vie lui apporte. Il est indéniable que l’énergie envahissante et persistante de la peur a une incidence certaine sur le potentiel d’un individu. La peur qui persiste, même si elle n’est pas intense, finit par affaiblir la force de ce champ. Au fur et à mesure qu’il s’affaiblit, un sentiment d’impuissance s’installe et grandit en puissance. À ce moment, l’individu aura tendance à abandonner la lutte. La volonté qui accompagne normalement toutes formes d’accomplissements s’amoindrit pour, parfois, devenir pratiquement absente.

La peur prend donc un visage différent selon le ou les champs qui la nourrit. Par exemple, la peur de la mort puise sa nourriture dans les champs du coccyx et du sacré, le premier soutenant la volonté de vivre en incarnation alors que l’autre tend à s’identifier fortement à l’aspect forme de la vie. La peur de l’échec est l’affaire du champ du plexus solaire, car elle est contraire au besoin de démontrer sa valeur et son pouvoir. A.A.Bailey propose un petit exercice pour diminuer la peur. Il nous demande de se poser la question suivante. « Combien d’heures de souffrance ont-elles été vécues par des événements réels ? Combien de peurs sont nées de faux pressentiments, de doutes et dincertitudes sans aucune base réelle ? Je désire recommander à mes frères de méditer sur la vérité dans la vie quotidienne, en employant le concept de la vérité pratiquée et vécue, comme une pensée semence dans leur méditation. À cette fin, qu’ils apprennent par cœur et utilisent, chaque fois qu’ils se sentent envahis par la peur et par des pressentiments inutiles, la formule suivante : que la réalité domine chacune de mes pensées et que la vérité dirige ma vie. Que chacun répète cette formule aussi souvent qu’il est nécessaire concentrant son attention mentale sur la signification de ces mots ».

[1] Ce n’est pas la conscience de l’âme qui se trouve diminuée, mais plutôt sa capacité de se manifester, de s’exprimer dans les trois mondes des affaires humaines.

[2] Je ne parle pas ici de la peur instinctive qui habite le règne animal dont la cause vient, selon A.A.Bailey, des imperfections de la matière en évolution.

À suivre…

Laisser un commentaire