L’émotion et son empreinte vibratoire

Par Pascal St-Denis


1. Ce n’est pas le scénario qui s’inscrit, mais la vibration qu’il génère

Qu’un événement appartienne à notre vie actuelle ou à une vie antérieure, il est essentiel de comprendre que ce n’est pas le scénario de cet événement qui s’enregistre dans nos chakras, mais bien la vibration psychique qu’il transporte. Par “vibration psychique”, j’entends une mémoire énergétique profondément ancrée dans un champ de conscience particulier (chakra), susceptible d’être réactivée par résonance avec des événements ultérieurs. Si cette distinction n’est pas clairement posée dès le départ, la confusion peut s’installer et entraver notre compréhension intérieure. Ce n’est pas la mémoire des faits qui nous habite, mais celle du ressenti.

2. Le rejet comme exemple d’amalgame vibratoire

Imaginez des centaines de situations marquées par le rejet, qui se sont amalgamées au fil du temps pour ne former qu’une énergie vibratoire dense, logée dans l’un ou l’autre de vos chakras. Même si les événements sont oubliés, leur empreinte vibratoire persiste. Cette mémoire composée agit comme une onde latente, prête à resurgir dès qu’un événement de même fréquence la réactive. Elle ne cherche pas à être niée, mais à être reconnue, éclaircie et transformée.

3. Peurs, pertes, haine : quand la vibration déforme la réalité

Le rejet n’est qu’un exemple. Nous pourrions tout aussi bien parler de peurs, de pertes, de haine, ou de toute autre empreinte vibratoire. Lorsque ces vibrations deviennent plus puissantes, elles peuvent colorer la personnalité au point d’être perçues comme des traits de caractère. On en voit les traces lorsque quelqu’un exagère les conséquences d’un geste, d’une parole, ou d’un acte, ou lorsque son interprétation des faits devient méconnaissable pour ceux qui ont vécu la même scène. Pensez à ces craintes énigmatiques : franchir un pont, affronter l’obscurité, craindre des insectes inoffensifs, ou ressentir une rage intense pour un acte insignifiant. Ces réactions ne sont pas irrationnelles : elles sont l’expression amplifiée d’une mémoire vibratoire qui se réveille et cherche à se manifester.


4. Anticipation et mémoire : le réveil émotionnel sans événement réel

Il suffit parfois de se remémorer une discussion passée ou d’anticiper une situation future pour amorcer le processus émotionnel. Par exemple, penser à la perte d’un emploi peut faire remonter à la surface des vibrations portant le sceau de l’insécurité qui déclenche une série de sensations-émotions désagréables et persistantes. Ce phénomène montre que l’émotion n’est pas toujours liée à un événement réel, mais à la réactivation d’une empreinte vibratoire déjà présente en nous


5. Dormance ou activation : les degrés de force des vibrations

Les vibrations qui habitent nos champs de conscience peuvent avoir diverses formes et plusieurs degrés de force. Cela explique l’intensité avec laquelle se manifeste l’émotion. Chez certains, elles sont si profondément endormies qu’il faut des contextes intenses pour les éveiller. Chez d’autres, elles sont tellement sollicitées qu’elles demeurent à la surface et colorent la personnalité de leur énergie psychique.

Mais il est crucial de comprendre que l’intensité de la vibration éveillée détermine la forme que prendra l’émotion dans le réel. Une colère légère peut simplement amener quelqu’un à hausser le ton. Une colère plus dense, plus enracinée, peut conduire à des gestes extrêmes, voire irréparables. Ce n’est pas l’événement qui crée cette intensité, mais la charge vibratoire accumulée qui cherche à se libérer. L’événement n’est que la mèche qui allume la charge vibratoire.

L’émotion est le visage visible d’une vibration invisible. Plus la vibration est dense, plus l’émotion peut devenir envahissante et perturbatrice.

6. Sans déclencheur, pas de manifestation

Certaines mémoires vibratoires peuvent habiter un individu sans jamais se manifester. Pour qu’il y ait expression, il faut un ou plusieurs événements déclencheurs capables de faire remonter ces vibrations à la surface. Cela explique pourquoi certaines personnes semblent “épargnées” par certaines émotions : ce n’est pas qu’elles n’ont pas la vibration, mais qu’elle n’a pas encore été activée. J’ai une amie qui a développé une angoisse profonde qui l’a rendu incapable de traverser le moindre tunnel ou pont. C’est seulement vers l’âge de 60 ans que ces vibrations se sont éveillés lorsqu’elle fût présente à un accident lors de son passage dans un tunnel. Le fait d’être bloqué dans le tunnel a déclenché cette angoisse même si elle se rappelait l’avoir traversé des centaines de fois sans difficulté.


7. Toute vibration peut être transmutée

Il est fondamental de rappeler que toute empreinte vibratoire peut être reconnue, clarifiée, et transmutée. Ce processus demande conscience, douceur, et parfois un accompagnement rituel ou introspectif. Il ne s’agit pas de nier l’émotion, mais de l’écouter comme une onde porteuse de vérité.

Quelle vibration revient souvent dans mes réactions ? Quelle empreinte cherche à être reconnue ?

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