À la recherche de nos tendances lourdes (article 5 de 5) exemple 2

Voyons un autre cas de tendance lourde qui, cette fois, concerne le rejet et qui est tout aussi intéressant et révélateur que le cas précédent. La mémoire psychique du rejet se loge normalement au champ de conscience (chakra) du sacré bien que son impact soit, bien souvent ressenti au champ du plexus solaire. Rappelons-nous que l’un des rôles du champ sacré est de créer un milieu de vie correspondant à notre besoin d’expériences. Il est le champ qui contrôle la sexualité, mais il est aussi celui qui gère notre besoin d’interaction avec ce qui nous est extérieur; c’est une phase très concrète de l’expérience relationnelle du soi avec le non-soi. C’est pourquoi il est étroitement relié à la cohabitation, à la filiation, ou encore, à tout ce qui contribue à sécuriser le « soi ». Tout ce qui se solde par une union, une complicité, un partage d’une nature ou d’une autre contribue à la vivacité et à l’harmonie de ce champ.

Le rejet produit un effet contraire, car il porte en lui une tendance à l’isolement, à l’insécurité, au compromis, au refoulement et à la contradiction. L’individu qui, d’incarnation en incarnation, accumule cette vibration en imprègne le champ sacré au point de développer une fragilité exagérée à toute situation où l’acceptation et la reconnaissance ne sont pas au rendez-vous. En effet, dans la grande majorité des cas où une personne est fragile à cette vibration, un comportement réflexe et généralement inconscient est établi afin de gérer les situations potentielles de rejet. Ainsi, sans même s’en rendre compte, la personne se concentre sur les besoins et les désirs des autres, et ce, sans que ces dernières aient à demander quoi que ce soit. En agissant ainsi, elle espère recevoir des signes d’approbation et de reconnaissance qui soulagent les appréhensions et ses doutes.

Lorsque ces éléments ne sont pas au rendez-vous, le sentiment d’être rejeté remonte facilement à la surface. En réaction à ce sentiment et afin de faire taire l’angoisse qui l’accompagne, il arrive fréquemment qu’elle rejette à son tour. C’est pourquoi le rejet est rarement à sens unique. Lorsqu’une personne rejette, il y a une période plus ou moins longue où elle doit accepter l’émotion qui accompagne la rupture. Cette émotion peut être douloureuse, comme le temps de digérer la déception par exemple, mais aussi agréable parce que la rupture suppose une diminution des malaises qu’entraîne la peur d’être rejeté.

Lorsque les situations aliénantes s’accumulent, le sentiment de rejet s’accentue et finit par creuser un sillon dans le champ de conscience. J’entends par situations aliénantes toutes les fois où le sentiment d’être rejeté porte à l’isolement, au compromis, au refoulement et la contradiction. Ce sillon est telle une plaie ouverte qui fragilise l’expérience relationnelle rendant l’individu craintif et suspicieux au point qu’il arrive à ressentir du rejet même s’il n’est pas présent. L’information concernant ce sujet est d’ordre général bien qu’il s’applique en tout point à l’exemple de cas suivant.

Cette personne a vécu un grand nombre de déceptions, de peines, et de replis sur lui-même qui semblent puiser leur énergie dans les mémoires présentes (vie actuelle) et passées (vies antérieures) du rejet. Il existe une ligne directrice associée au rejet à laquelle se rattachent de nombreux événements de sa vie. C’est ce que nous pourrions appeler « son arbre émotif ». Aussi loin qu’il puisse remonter dans le temps, le rejet est omniprésent et constitue l’élément déclencheur le plus important de sa vie émotive. Le rejet est la source de ses appréhensions maladives concernant ses rapports avec les autres. Des appréhensions qui ont alimenté jour après jour la peur du jugement, la peur du ridicule, la peur d’être désapprouvé, à un point tel que le repli sur lui-même était un baume qui le soulageait de ses angoisses.

   Aujourd’hui, il réalise à quel point ces événements sont liés les uns aux autres. Ils n’ont pas seulement été une source d’isolement, de peine et de colère, mais ils ont été déterminants sur les choix concernant l’expression de son potentiel. C’est dans ce domaine que l’impact est le plus destructeur, car les limites qu’il s’est imposées dans sa vie sont proportionnelles à la difficulté d’exprimer son véritable potentiel.

Les réactions au rejet sont souvent subtiles. Elles prennent différents visages et l’intensité de leurs expressions dépend de la force du malaise ressenti. Il est rare, à moins d’être capable de s’y arrêter, d’identifier clairement le rejet comme étant la source du malaise ressenti et encore moins lorsque cela concerne l’attitude prise pour contrer ce dernier. On ne dit pas « je suis en train de vivre du rejet », on ira davantage dans le sens de juger l’approche contraignante de l’autre personne, son incapacité à vous comprendre ou à respecter ce que vous êtes, par exemple.

Dans le cas présent, les peurs, les peines et les colères ont été vécues et se vivent encore largement en mode introversion. C’est pourquoi il est rarement perçu comme étant un être émotif. Par contre, ses attitudes parlent plus fortement que ses réactions émotives. Ses proches les plus intimes connaissent cette tendance à cacher ses émotions alors que les autres n’y voient que des traits de caractère agréables ou non. Par exemple, la grande majorité des gens qui ont fait sa connaissance disent que les premiers contacts n’ont pas été très chaleureux bien qu’avec le temps, ils comprirent qu’il lui faut un certain temps avant d’établir une relation de confiance dans laquelle il ose s’ouvrir. Une tendance lourde, qu’elle soit reconnue ou non, favorise toujours le développement de systèmes de défense dont le but est de se soustraire au malaise qu’elle provoque.

C’est pourquoi nous compensons. Afin de cacher le malaise aux autres et aussi à nous-mêmes, nous offrons une réponse qui nous donne l’impression de garder le contrôle. Par réflexe et bien inconsciemment, nous jouons à faire semblant, et ce, autant avec nous-mêmes qu’avec les autres. Sur l’un des pôles, nous avons « le rejeté » et sur l’autre nous avons « les mécanismes de protection » dont le rôle est de maintenir un certain équilibre émotif.

Pascal St-Denis

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