Réfléchir sur l’émotion : un regard conscient et responsable

L’émotion est un phénomène fascinant, souvent défini sous des angles multiples. Cependant, parmi les définitions existantes, celle proposée par le dictionnaire encyclopédique Grolier se distingue par sa simplicité et sa profondeur. Elle décrit l’émotion comme un épisode dans le déploiement de nos tendances en présence d’un événement. Cette perspective offre une base solide et éclairante pour explorer le rôle des émotions dans notre développement personnel.

Cette définition met en lumière le lien direct entre nos émotions et nos propres tendances psychologiques et psychiques. Elle rappelle que chaque épisode émotionnel est une réponse à nos inclinations fondamentales face à un événement spécifique. En ce sens, l’émotion n’est pas une force qui nous dépasse, mais plutôt un reflet de notre manière intérieure de réagir. Cette approche respecte le « principe d’autoresponsabilité », car elle nous invite à prendre en charge nos réactions émotionnelles. Si nous n’apprécions pas notre manière de réagir à un événement, nous avons la possibilité, et même la responsabilité, de transformer cette réponse.

L’émotion, selon cette perspective, devient un outil essentiel pour la conscientisation et l’évolution personnelle. En observant notre façon de réagir, nous pouvons mieux comprendre les mécanismes qui façonnent notre monde intérieur. L’émotion ne se limite pas à un simple trouble passager ou à une activation physiologique. Elle est un signal, une opportunité de croissance. Elle nous pousse à explorer nos besoins, nos aspirations et nos blessures, tout en nous aidant à développer une conscience plus profonde de nous-mêmes.

Ainsi, intégrer la définition du Grolier dans notre cadre de compréhension des émotions nous permet de construire un regard plus clair et responsabilisant. Cela nous ramène à une prise en charge personnelle, où chaque émotion devient une occasion d’apprentissage et d’évolution. Dans ce cheminement, il est important de se rappeler que l’être humain, essentiellement connecté à son corps de désirs, possède en lui les ressources nécessaires pour mieux se comprendre.

Finalement, l’émotion peut être vue comme un épisode dynamique et évolutif, guidé par nos propres tendances, où chaque réaction est une invitation à devenir plus conscient, plus responsable, et plus en harmonie avec nous-mêmes.

Pascal St-Denis

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Le Voyage Vers une Sensibilité à l’Âme

Le monde de l’émotion est un sujet qui ne laisse personne indifférent. Parce qu’elle nous colle tellement à la peau, imaginer vivre dans un monde sans émotion serait de la pure fiction. Nos journées sont parsemées de situations qui font appel à une réponse émotive. Tempérée ou intense, positive ou négative, l’émotion reflète fidèlement notre manière de réagir aux événements. Même les personnes les plus flegmatiques ne réussissent pas à y échapper. Parce qu’elle détermine nos humeurs, nous cherchons constamment à en contrôler les effets, surtout les plus néfastes. Malgré nos bonnes intentions et les nombreux efforts pour y arriver, il faut admettre que la pauvreté des résultats a de quoi nous laisser perplexes. Où se situe le problème? En fait, considérons-nous l’émotion comme un véritable problème? Devant la difficulté à comprendre les mécanismes émotionnels, il arrive que nous vivions nos émotions sans s’interroger sur la place qu’elles occupent sur le parcours évolutif de la conscience humaine.

C’est la ligne d’évolution de notre sensibilité qui doit constituer notre intérêt.

La sensibilité physique et émotionnelle constitue la base de notre expérience humaine. Elles sont les premières formes de sensibilité que nous développons et elles demeurent importantes tout au long de notre vie. Cependant, au fur et à mesure que nous évoluons, ces formes de sensibilité peuvent devenir des leviers pour développer une sensibilité mentale et, éventuellement, une sensibilité à l’âme.

Voici comment ce processus pourrait se dérouler :

  • Sensibilité physique et émotionnelle : Nous commençons par ressentir le monde à travers nos cinq sens et nos émotions. Ces expériences nous fournissent des informations immédiates et souvent instinctives sur notre environnement.
  • Sensibilité mentale : En prenant conscience de nos expériences physiques et émotionnelles, nous développons la capacité de les analyser, de les comprendre et de les intégrer dans une vision plus large de la réalité. La réflexion, la pensée critique et la conscience de soi jouent ici un rôle central.
  • Sensibilité à l’âme : Avec le temps, en affinant notre sensibilité mentale, nous pouvons commencer à percevoir des dimensions plus profondes de notre existence, souvent associées à l’âme ou à l’esprit. Cette sensibilité nous permet de nous connecter à des aspects plus subtils et transcendants de la vie, ouvrant la voie à une conscience élargie et à une compréhension spirituelle.

Ce cheminement est souvent décrit comme un processus d’intégration et d’harmonisation de toutes les dimensions de notre être. En devenant plus sensibles à notre âme, nous pouvons vivre une existence plus riche et plus épanouie, alignée avec notre essence profonde. C’est un parcours fascinant et profondément personnel.

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Émotions vs Idées : Naviguer entre Illusions et Mirages

Passage obligé. Le monde des émotions est créateur de mirage alors que celui des idées est créateur d’illusions. Les émotions et les idées, en effet, peuvent nous mener dans des directions très différentes, souvent teintées d’illusions et de mirages. Les émotions sont si puissantes qu’elles peuvent parfois déformer notre perception de la réalité, nous faisant voir ce qui n’existe pas vraiment. D’un autre côté, les idées, même lorsqu’elles sont rationnelles, peuvent également créer des illusions, notamment lorsqu’elles sont basées sur des suppositions erronées ou incomplètes.

Ce passage obligé entre les émotions et les idées est un cheminement incontournable pour quiconque cherche à mieux comprendre la nature humaine et à progresser sur le sentier de l’évolution personnelle. En prenant conscience des mirages créés par nos émotions et des illusions forgées par nos idées, nous pouvons apprendre à naviguer avec plus de sagesse et de discernement.

Les mirages et les illusions prennent racine dans les principes et les valeurs qui déterminent notre ligne de conduite.

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Comprendre la Nature des Émotions

Contrairement à la passion, l’émotion est une réaction à un événement qui nous interpelle. L’événement peut être réel dans le temps et l’espace ou encore n’être qu’une reconstitution de la mémoire ou encore n’être qu’une création de l’esprit (anticipation).

Cet événement, peu importe sa source, sollicite la conscience pour ensuite être soumis à l’analyse de l’intellect. Lorsque l’événement est soumis à l’évaluation de la pensée, une ligne est tracée, créant ainsi des paires d’opposés qui, dans un premier temps, définissent, en quelque sorte, le caractère positif ou négatif de l’émotion.

L’impact d’un événement sur la conscience suscite une réaction positive ou négative de la part de celui qui le vit. La manière de gérer cet impact détermine en grande partie la nature de la réaction. Par exemple, on critique ou on louange mon travail ; deux impacts qui diffèrent ; l’un négatif, l’autre positif. On peut alors y voir les phases émotionnelles suivantes :

1)  La réponse immédiate qui est de brève durée et qui pourrait être par exemple, une colère spontanée, dans le cas d’un impact négatif ou une valorisation orgueilleuse dans le cas d’une sollicitation positive.

2)  Il y a la réponse secondaire, de durée plus longue et qui pourrait se traduire en une série de jugements brutaux envers ceux qui critiquent mon travail, et ce, dans le but de me débarrasser du malaise que provoque la situation ou encore de faire durer le plaisir et la satisfaction, lorsque la sollicitation est positive.

3)  Puis, il y a les effets persistants qui développent une sensibilité exagérée à la critique. Une sensibilité qui porte à s’autocritiquer plutôt que de subir le jugement des autres. Dans le cas d’une émotion positive, cela pourrait devenir une insistance exagérée sur certains faits, tel que : si on aime mon travail, alors je ne peux être fautif ; ce qui s’avère une fausse confiance en soi.

Comme vous pouvez le voir, faire perdurer une émotion en la nourrissant et en la transportant dans le temps est un piège qui fait beaucoup de victimes. On dit de ces personnes qu’elles vivent dans le passé, qu’elles s’en nourrissent et qu’elles deviennent incapables de voir la réalité telle qu’elle est. Il n’est pas rare de voir des personnes vivre dans l’énergie d’une émotion qui a eu lieu des années auparavant. La passion toujours durable, au moins dans une certaine mesure, est très différente de l’émotion qui est une réaction brusque, un état violent, mais court. Voyez le schéma suivant.

·        À moins d’être fortement sollicités par des événements, les instincts sont des acquis qui jouent leurs rôles sans nécessairement attirer l’attention de la conscience. Dans l’ordre actuel des choses, ils servent de base au développement et à l’expression des passions, des émotions et des sentiments.

·        La passion se construit petit à petit et son intensité grandit au rythme de l’attention et de la réponse qu’on lui porte.

·        L’intensité et la durée de l’émotion varient sans cesse. Elle s’affole pour atteindre une grande intensité pour disparaître presque aussi vite que le facteur l’ayant provoquée. 

 Ce qui est difficile à admettre pour une grande majorité d’individus est d’accepter le fait qu’il existe un état intérieur qui permet à des événements extérieurs d’agir comme agent déclencheur d’émotion.

Pascal St-Denis

La purification de notre nature émotionnelle

Tiré des enseignements d’A.A. Bailey

Notre corps émotionnel ou, si vous aimez mieux, notre nature émotionnelle est simplement un grand réflecteur qui emprunte couleur et mouvement à l’entourage et reçoit l’empreinte de chaque désir qui passe. Il contacte chaque caprice et chaque fantaisie dans l’environnement, chaque courant le met en mouvement ; chaque son le fait vibrer à moins que l’on empêche un tel état de choses. L’objectif est d’entraîner le corps émotionnel qu’à recevoir et enregistrer les seules impressions provenant du niveau des intuitions, par l’intermédiaire de l’âme. Le but est de discipliner le corps émotionnel afin qu’il devienne calme et clair comme un miroir et qu’il constitue ainsi un parfait réflecteur.

Quels mots pourraient décrire le corps émotionnel comme il doit être ? Calme, sérénité, tranquillité, repos, apaisement, limpidité et clarté, semblable à un miroir, à un réflecteur limpide qui transmet avec précision les souhaits, les désirs et les aspirations de l’Ego et non ceux de la personnalité. Comment accomplir tout ceci ? De plusieurs façons :

  1. Par une surveillance constante de tous les désirs et motifs qui traversent journellement l’horizon afin de mettre l’accent sur ceux qui permettent d’atteindre le but et de se défaire de ceux qui nous en éloignent.
  2. Par une constante tentative de contacter l’âme chaque jour. Des fautes sont d’abord commises, mais le processus de construction s’effectue peu à peu, et la qualité du corps émotionnel s’améliore graduellement pour atteindre les niveaux supérieurs de la conscience.
  3. Par des périodes journalières consacrées à calmer le corps émotionnel. Il y a beaucoup d’insistance concernant la méditation, sur l’apaisement du mental, mais il faut se rappeler que tranquilliser la nature émotionnelle constitue un premier pas vers cet apaisement du mental. L’un succède à l’autre et il est sage de commencer à la base de l’échelle.

Nous devons découvrir par nous-mêmes le point où l’on cède le plus facilement aux vibrations violentes telles que la peur, l’inquiétude, les désirs personnels de toutes sortes, amour personnel de quelque chose ou de quelqu’un, découragement, hypersensibilité à l’opinion publique, etc.. C’est à partir de ces prises de conscience que nous devons surmonter ces vibrations en leur imposant un nouveau rythme, éliminateur et constructif.

Pascal St-Denis