Comment l’ONU peut promouvoir l’unité mondiale

Introduction

Depuis un certain temps, je suis plongé dans la réflexion sur l’éveil de la conscience universelle. Du point de vue théorique elle est intimement liée à l’énergie de l’amour, le vrai. Lorsque cet amour authentique est présent, l’exclusion tend à disparaître au profit de l’inclusion, la concurrence et la rivalité cèdent la place à la coopération et l’égoïsme se transforme en un véritable don de soi. Mais, d’un point de vue pratique, il y a encore beaucoup de travail à faire pour contrer l’individualisme excessif, qui met l’accent sur le «JE» plutôt que sur le «NOUS», autant chez les individus que chez les nations. Notre monde est actuellement confronté à des divisions profondes, annonciatrices de tensions et de chaos.  

J’ai longtemps cru que l’ONU serait l’instrument permettant de rassembler les nations et de les conduire vers un objectif commun et planétaire. La diversité, lorsqu’elle est mise au service d’un tout, ne peut-elle pas être le chemin d’un développement universel ? L’Organisation des Nations Unies (O.N.U.) joue un rôle crucial dans la promotion de la paix, de la sécurité, des droits de l’homme et du développement durable. Cependant, sa structure actuelle ne lui confère pas suffisamment de pouvoir.

Le droit de véto, les abstentions, sa structure, son financement, sa transparence et les difficultés liées à la participation citoyenne entravent sérieusement les objectifs que l’ONU s’est fixés. Tout est organisé pour garantir le maximum de liberté possible aux nations participantes. Il est prématuré d’envisager un gouvernement mondial, mais une ONU renforcée pourrait être le catalyseur qui amènerait l’humanité à une prise de conscience globale.

Même si je ne suis qu’un simple mortel, j’ai pris plaisir à réévaluer la structure de l’ONU, en essayant de respecter une répartition équitable des responsabilités entre les nations, et ce, au bénéfice des principes universels. J’invite chacun à se joindre à ma réflexion sur l’avenir de cette institution cruciale pour promouvoir l’unité entre toutes les nations.

Voici un esquisse de structure que j’ai concocter pour vous :  

Étape 1 : Rééquilibrer le Conseil de Sécurité

Composition du Conseil de Sécurité

  • 25 membres : Le Conseil de sécurité serait composé de 25 membres : 5 membres par continent (Afrique, Amériques, Asie, Europe et Océanie), élus par les pays de leur continent respectif. De Plus les pôles Sud et Nord seraient représenté par deux Vice-présidents lié à la structure de l’ONU.  

Critères d’éligibilité :

  • Les pays membres doivent démontrer un engagement fort envers les principes de l’O.N.U. et les 17 Objectifs de Développement durable.  

Voici les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) de l’ONU, également connus sous le nom d’Agenda 2030. Ils visent à éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous :

  1. Éradication de la pauvreté : Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde.
  2. Faim zéro : Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir une agriculture durable.
  3. Bonne santé et bien-être : Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être à tous les âges.
  4. Éducation de qualité : Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, inclusive et équitable, et promouvoir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie.
  5. Égalité entre les sexes : Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles.
  6. Eau propre et assainissement : Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et gérer durablement les ressources en eau.
  7. Énergie propre et d’un coût abordable : Garantir l’accès de tous à une énergie fiable, durable et moderne à un coût abordable.
  8. Travail décent et croissance économique : Promouvoir une croissance économique soutenue, inclusive et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous.
  9. Industrie, innovation et infrastructure : Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation inclusive et durable et encourager l’innovation.
  10. Inégalités réduites : Réduire les inégalités dans et entre les pays.
  11. Villes et communautés durables : Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables.
  12. Consommation et production responsables : Établir des modes de consommation et de production durables.
  13. Lutte contre les changements climatiques : Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions.
  14. Vie aquatique : Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable.
  15. Vie terrestre : Gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser la dégradation des terres et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité.
  16. Paix, justice et institutions efficaces : Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et inclusives aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous.
  17. Partenariats pour la réalisation des objectifs : Renforcer les moyens de mettre en œuvre le partenariat mondial pour le développement durable et le revitaliser.

Ces objectifs sont interconnectés et nécessitent une coopération mondiale pour être atteints. Ils constituent une feuille de route ambitieuse pour un avenir meilleur et plus durable.

Processus de vote et durée du mandat : 

Les élections se dérouleront par un vote secret à la majorité des deux tiers des pays membres de chaque continent. Chaque membre sera élu pour un mandat de 5 ans, renouvelable une fois.

Suppression du droit de veto et de l’abstention

  • Égalité des votes : Aucun membre du Conseil de sécurité ne disposera du droit de veto. Toutes les résolutions et décisions seront adoptées à la majorité qualifiée.
  • Interdiction de l’abstention : Interdire l’abstention lors des votes au Conseil de sécurité pour obliger les membres à prendre position et assumer leurs responsabilités.
  • Mécanisme de résolution des désaccords : Mettre en place un mécanisme de résolution des désaccords pour gérer les conflits entre les membres du Conseil de sécurité

Étape 2 : Renforcer le financement et la transparence, Contributions basées sur le PIB

  • Calcul des contributions : Chaque pays cotisera à la hauteur de son Produit Intérieur Brut (PIB), avec des contributions proportionnelles à leur capacité économique.
  • Interdiction de retrait : Aucun pays n’aura le droit de se retirer de ses engagements financiers sous peine d’exclusion de l’O.N.U..
  • Révision périodique : Les contributions seront révisées périodiquement pour s’ajuster aux évolutions économiques des pays membres.

Gestion centralisée et régionale des ressources

  • Gestion centralisée : Le budget sera entièrement géré par l’O.N.U. et réparti en fonction des 17 objectifs.
  • Gestion régionale : Chaque continent aura son propre bureau de ressources pour gérer le budget alloué à chaque ODD. Ces bureaux seront responsables de la planification, de la mise en œuvre et du suivi des projets financés par l’O.N.U. sur leur continent.
  • Supervision indépendante : Les fonds alloués resteront sous la supervision des ONG locales et internationales .
  • Partenariats avec les ONG : Les bureaux de ressources travailleront en étroite collaboration avec les ONG pour assurer une distribution et une utilisation efficaces des fonds.

Transparence financière

  • Rapports financiers publics : L’O.N.U. publiera des rapports financiers détaillés et accessibles au public, permettant une transparence totale des dépenses et des revenus.
  • Audits indépendants : Des audits indépendants seront menés régulièrement pour garantir l’intégrité et la responsabilité des finances de l’O.N.U..
  • Portail en ligne : Un portail en ligne interactif permettra aux États membres et au public de consulter les informations financières en temps réel et de suivre l’utilisation des fonds.

Étape 3 : Réformer la bureaucratie et les processus administratifs : Simplification des processus

  • Rationalisation des procédures : Simplifier et harmoniser les procédures administratives pour réduire la bureaucratie et accélérer la mise en œuvre des programmes.
  • Automatisation : Utiliser des technologies d’automatisation pour réduire les tâches manuelles répétitives et améliorer l’efficacité.
  • Centralisation des services : Créer des centres de services partagés pour centraliser les fonctions administratives courantes et réduire les doublons.

Modernisation de la gestion

  • Gestion agile : Adopter des méthodes de gestion agiles et flexibles pour s’adapter rapidement aux changements et aux besoins émergents.
  • Formation continue : Offrir des programmes de formation continue pour améliorer les compétences des employés et les préparer aux défis futurs.
  • Culture de l’innovation : Encourager une culture de l’innovation et de l’amélioration continue au sein de l’organisation (ODD 9).

Étape 4 : Promouvoir la participation de la société civile : Engagement des ONG et des citoyens

  • Consultations régulières : Organiser des consultations régulières avec les ONG et les citoyens pour recueillir des avis et des suggestions sur les initiatives et les politiques de l’O.N.U.
  • Partenariats avec les ONG : Établir des partenariats solides avec les ONG locales et internationales pour impliquer la société civile dans la mise en œuvre des programmes
  • Plaidoyer et sensibilisation : Lancer des campagnes de sensibilisation pour informer le public sur les objectifs et les actions de l’O.N.U., et encourager l’engagement citoyen

Plateformes de participation

  • Portail en ligne : Créer un portail en ligne interactif où les citoyens peuvent soumettre leurs idées, poser des questions et participer à des débats sur les initiatives de l’O.N.U.
  • Forums régionaux : Organiser des forums régionaux pour permettre aux communautés locales de discuter des enjeux globaux et de proposer des solutions adaptées à leurs contextes

Étape 5 : Améliorer le respect des résolutions de l’O.N.U.

Mécanismes de suivi et d’évaluation

  • Suivi rigoureux : Mettre en place des mécanismes de suivi rigoureux pour garantir la mise en œuvre des résolutions de l’O.N.U.
  • Rapports de conformité : Exiger des rapports réguliers de la part des États membres sur leurs progrès dans la mise en œuvre des résolutions.
  • Évaluation indépendante : Faire appel à des évaluateurs indépendants pour vérifier la conformité et l’efficacité des actions entreprises.
  • Sanctions ciblées : Adopter des sanctions plus adaptées et ciblées pour encourager la conformité des États membres sans nuire aux populations civiles (ODD 16).

Conclusion

Ces réformes visent à renforcer l’efficacité, la transparence et la légitimité de l’O.N.U., tout en favorisant une participation accrue de la société civile et un respect accru des résolutions. Avec un engagement politique fort, des avancées technologiques et une volonté de surmonter les défis, il est possible de voir des progrès significatifs dans les prochaines décennies.

 Pascal St-Denis

L’être en devenir    

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