Un regard ésotérique sur les rêves (article 3)

Nous arrivons maintenant à deux formes de rêve qui sont liées à la nature astrale ou émotive et qui sont très fréquentes.

Rêves de souvenir. Ce sont des rêves qui constituent un recouvrement des choses vues et entendues sur le plan astral au cours des heures de sommeil. C’est sur ce plan que se trouve généralement l’homme lorsque le fil de conscience est séparé du corps. Dans ce cas, soit il participe à certaines activités, soit il se trouve dans la position du spectateur qui voit de véritables scènes, des actions, des personnes, etc. Ça se passe exactement comme n’importe qui peut les voir lorsqu’il marche dans la rue d’une grande ville quelconque, ou lorsqu’il regarde par la fenêtre dans n’importe quelle direction. Ces choses vues et entendues dépendront souvent de la vie de désir et des préférences du sujet, de ce qu’il aime ou n’aime pas et de ce qui, à sa connaissance, l’attire. Il recherchera et souvent trouvera ceux qu’il aime ; il recherchera parfois et trouvera ceux à qui il veut nuire, et il trouvera l’occasion de faire du mal à ceux qu’il déteste.

Il se fera plaisir à lui-même en participant à l’accomplissement de ce qu’il désire ; chose toujours possible à imaginer sur le plan astral. De semblables désirs vont du désir de satisfaction sexuelle jusqu’à celui de l’aspirant qui désire voir le Maître, le Christ ou le Bouddha. Des formes-pensées de même nature créées par la multitude d’êtres humains sur le plan astral se trouveront pour satisfaire son désir. Au matin, en retournant à son corps, il rapporte le souvenir de cette satisfaction sous forme de rêve.

Ces rêves qui ont trait aux satisfactions astrales sont tous de la nature du mirage ou de l’illusion ; ils sont évoqués par le soi, et reliés au soi. Ils indiquent cependant une expérience véritable, même s’ils sont seulement astraux dans leur achèvement, et peuvent avoir une certaine valeur pour le psychologue intéressé, dans la mesure où ils indiquent les tendances du caractère du patient. On peut, cependant, rencontrer une difficulté. Ces formes-pensées, auxquelles l’homme a réagi et a trouvé une satisfaction imaginaire, incarnent l’expression des désirs de la race et existent donc sur le plan astral où tous peuvent les voir. Bien des gens les voient et en les contactant, ils peuvent s’identifier avec elles une fois qu’ils reviennent à la conscience de veille. En fait, cependant, ils n’ont pas réellement fait plus que d’enregistrer ces formes pensées de la même manière que l’on peut enregistrer le contenu d’une vitrine de magasin en passant devant.

Par exemple, une horreur révoltante peut pousser une personne à raconter, tout à fait innocemment, un rêve qui, en réalité, n’est autre chose que l’enregistrement d’une scène dont elle a été le témoin dans les heures de sommeil, mais avec laquelle elle n’a absolument aucune connexion réelle. Elle rapportera cette expérience avec consternation, dégoût et émotion ; souvent, on lui donnera une interprétation qui lui révèle les profondeurs malsaines de ses désirs apparemment non réalisés. Ses aspirations inexprimées sont « amenées à la surface » par le psychologue. On lui dit que ces aspirations, lorsqu’elles seront confrontées, l’abandonneront et que le fantôme de ses désordres mentaux et psychologiques reposera désormais en paix.

À moins que le psychologue ne soit réellement éclairé, le sujet confié à ses soins est alors chargé d’une expérience qui n’a jamais été la sienne, mais dont il a été seulement le témoin. Cet exemple que je donne se produit très fréquemment et cause de grands dégâts. Tant que les psychologues ne reconnaîtront pas la vraie nature de la vie de l’humanité séparée, la nuit, du corps physique, de pareilles erreurs se produiront d’une manière croissante. Les implications en sont évidentes.

À suivre. voir article 4

Tiré des enseignements d’A.A. BAILEY

Pascal St-Denis

Un regard ésotérique sur les rêves (article2)

La question de la source des rêves se pose maintenant. De nouveau et comme dans les cas considérés relativement aux sources d’orientation, j’énumérerai simplement ses origines et je laisserai l’étudiant en psychologie faire une application adéquate de ces informations lorsqu’il est confronté avec un problème onirique. Ces sources sont au nombre de dix ; on peut les énumérer comme suit :

1.      Rêves basés sur l’activité du cerveau. Dans ce cas, le sujet dort d’une façon trop légère. Il ne quitte jamais réellement son corps et le fil de conscience n’est pas complètement retiré ainsi qu’il l’est dans le sommeil profond ou dans l’inconscience. Il reste donc étroitement identifié à son corps et en raison du retrait partiel du fil de conscience son état ressemble davantage à une soi-reconnaissance éblouie et engourdie qu’à un sommeil véritable. Cet état peut persister tout au long de la nuit ou pendant une certaine période de sommeil, mais on le trouve généralement présent seulement durant les deux premières heures de sommeil et environ une heure avant le retour à la pleine conscience de veille. Les problèmes, les soucis, les plaisirs, les ennuis, etc., des heures de veille continuent à agiter les cellules du cerveau, mais la reconnaissance et l’interprétation de ces impressions vagues ou agitées sont incertaines et d’une nature confuse. Il n’est pas besoin d’attacher une importance quelconque à ce genre de rêve.

Ils indiquent une nervosité physique et une petite capacité de sommeil, mais n’ont aucune signification psychologique profonde ni aucun sens spirituel. Ces rêves sont les plus répandus en cette époque, en raison de la tension sous laquelle les gens vivent aujourd’hui. Il est facile d’attacher une importance exagérée aux vagabondages échevelés et chaotiques d’un cerveau agité, et pourtant le seul trouble est que l’homme ne dort pas suffisamment profondément.

L’effort exercé en vue de faire rêver les gens et de les entraîner à se souvenir de leur vie onirique lorsqu’il s’agit de bons dormeurs, ou de les faire tomber facilement dans un sommeil profond et sans rêve n’est pas bon. L’évocation de la vie onirique, tel qu’elle est amenée par les méthodes de certaines écoles de psychologie, ne devrait être pratiquée de force (si on peut utiliser cette expression dans un pareil cas) que par la détermination de la volonté durant les derniers stades le long du Sentier. La pratiquer plus tôt produit fréquemment une sorte de continuité de conscience qui ajoute les complexités de la vie astrale à celles de l’existence journalière sur le plan physique. Peu de gens ont la compétence requise pour faire face aux deux et, lorsqu’on persiste dans l’effort d’évoquer la vie onirique, les cellules du cerveau n’ont aucun repos et des formes d’insomnie peuvent se manifester. La nature veut que toutes les formes de vie doivent « dormir » par moments.

à suivre voir article 3.

Tiré des enseignements d’A.A. Bailey

Pascal St-Denis

Un regard ésotérique sur les rêves. (article 1)

Pour donner suite à la demande, je publie une série d’articles sur les rêves. L’information que je vous transmettrai sera tirée des enseignements d’A.A. Bailey. Je vais simplement les diviser en une série d’articles que vous pourrez suivre sur mon blogue ou sur Facebook. Pour ma part, je me contenterai de faciliter la lecture et la compréhension des textes lorsque cela s’avèrera nécessaire. Bonne lecture. Bien que l’enseignement ésotérique demande son lot de vulgarisation, il est préférable que ce thème garde le plus possible  son intégralité. Si certains passages vous semblent abstrus, vous pourrez m’écrire. J’essaierai de répondre à votre questionnement avec le plus de justesse possible.

Pascal St-Denis

Concernant ce thème, je voudrais faire deux choses :

  1. Traiter brièvement des conditions qui alimentent les rêves.
  2. Indiquer les sources d’où peuvent venir les rêves et ce qui les produit.

Je ne m’attends pas à voir ces théories acceptées par tous les psychologues. Quelque part, il peut exister des esprits assez ouverts pour accepter quelques-unes des suggestions faites et en profiter eux-mêmes, tout en en faisant certainement bénéficier leurs patients.

La cause majeure d’une vie onirique angoissante est dans chaque cas, une frustration ou une incapacité de l’âme à imposer ses désirs et ses desseins à son instrument, l’homme. Ces frustrations se divisent en trois catégories :

  1. Frustration sexuelle. Ce genre de frustration, dans de nombreux cas, conduit, spécialement chez les gens moyens, à mettre un accent exagéré sur le fait du sexe, à une vie mentale sexuelle incontrôlée, à des jalousies sexuelles non reconnues, et à un sous-développement physique.
  2. Ambition frustrée. Ceci endigue les ressources de la vie, produit une irritation intérieure constante, conduit à l’envie, la haine, l’amertume, une immense aversion à l’égard de ceux qui connaissent le succès, et cause des anomalies de nombreuses sortes.
  3. Amour frustré. Ceci serait sans doute inclus dans la frustration sexuelle par les psychologues moyens, mais ce n’est pas là l’opinion de l’ésotériste. Il peut exister une complète satisfaction sexuelle, ou une complète liberté sous ce rapport, et pourtant la nature de l’amour magnétique et qui s’extériorise peut n’avoir rencontré que frustration et manque de réponse.

Là où ces trois types de frustration existent, vous rencontrerez fréquemment une vie onirique vivace et malsaine, des difficultés physiques de diverses sortes et un état chagrin qui s’accentue constamment. Vous noterez que toutes ces frustrations constituent, comme on pouvait s’y attendre, simplement des expressions de désir frustré. C’est dans ce champ particulier que se trouve principalement et nécessairement le travail des psychologues modernes. S’efforçant d’amener le patient à comprendre son problème et à le mettre en contact avec ce qui constitue la direction de la moindre résistance, le psychologue tâche d’améliorer la situation en lui enseignant à évoquer et à amener à la surface de sa conscience des épisodes oubliés et sa vie onirique. Deux faits importants sont parfois oubliés et constituent une source abondante d’échecs fréquents.

Premièrement, comme le patient descend dans les profondeurs de sa vie onirique, il ramène à la surface non seulement des choses qui sont indésirables dans sa vie de désir non reconnue, mais aussi des choses qui furent présentes dans des existences antérieures. Il pénètre dans un passé astral très ancien. Non seulement il en est ainsi, mais également, par le moyen de la porte ouverte sur sa propre vie astrale, il peut se brancher sur la vie astrale de la race ou se mettre à son unisson. Il parvient alors à produire l’émergence d’éléments raciaux mauvais qui peuvent n’avoir absolument aucun rapport personnel avec lui. C’est là une chose très dangereuse à faire, car le mal peut s’avérer plus puissant que n’est la capacité présente de l’homme pour le dominer.

Deuxièmement, dans son désir de se débarrasser des choses qui, en lui, provoquent des difficultés, dans son désir de faire plaisir au psychologue (ce qui est encouragé par certains au moyen de la méthode de « transfert ») et dans son désir de produire ce qu’il pense que le psychologue désire le voir produire, il puisera fréquemment dans son imagination personnelle, dans l’imagination collective, ou il se branchera sur l’imagination de celui qui cherche à le soigner et à l’aider. Il produit donc quelque chose qui est fondamentalement faux et trompeur. Ces deux points méritent une attention soigneuse. Le patient doit être mis en garde contre lui-même, contre la vie mentale raciale environnante et aussi contre le psychologue dont il recherche l’assistance. Chose difficile à faire, n’est-il pas vrai ?

À suivre, voir article 2.

Tiré des enseignements d’A.A.Bailey.

Pascal St-Denis