ARTICLE 1
Par Pascal St-Denis
L’équilibre n’est jamais un état fixe.
C’est un mouvement, une respiration, une manière de revenir à soi dans un monde qui nous sollicite sans cesse.
Chaque jour, quelque chose joue sur notre équilibre : une tension qui s’installe, une émotion qui monte, une pensée trop rapide, un rythme qui n’est pas le nôtre, une obligation exigeante.
Nous avançons, nous hésitons, nous nous ajustons.
L’équilibre se cherche, se perd, se retrouve.
Il n’est pas une performance à atteindre, mais une relation vivante avec ce qui nous traverse.
Le corps : le socle vivant
Au cœur de cette relation, il y a le corps qui ne se résume pas à un ensemble de fonctions biologiques.
Il constitue le socle vivant de notre existence. Notre histoire, notre mode de vie, nos forces et nos fragilités prennent forme en lui. Il traduit ce que nous vivons intérieurement : nos désirs, nos émotions, nos pensées, nos tensions.
Le corps est l’expression physique de notre vitalité. Il révèle ce qui circule, ce qui s’alourdit, ce qui se contracte, ce qui cherche une forme. L’équilibre commence ici : dans cette écoute du corps, comme premier traducteur de notre expérience de vie.
Pour servir nos besoins, il a besoin de vitalité. La science, avec ses innombrables recherches, répond à ces besoins physiologiques et nous aide à comprendre comment soutenir ce socle vivant. Cependant, pour posséder un corps sain et plein de vitalité l’équilibre global est impossible sans l’inclure dans son milieu de vie.
L’équilibre en son milieu de vie.
L’équilibre en son milieu de vie implique de concilier les différentes sphères de la vie, telles que le travail, les relations, les loisirs, la santé émotionnelle et mentale en plus de la santé physique. Un mode de vie équilibré repose sur des émotions profondes qui nous poussent à nous sentir bien et à vivre en harmonie avec nous-mêmes et avec le monde qui nous entoure. Il est essentiel de prendre soin de son corps et de son esprit pour maintenir un équilibre sain.
Le milieu accélère, disperse, contracte, surcharge. Il déplace notre axe sans que nous le remarquions.
Lorsque le milieu prend trop de place, nous perdons notre rythme naturel. Lorsque nous nous coupons du milieu, nous perdons notre élan. L’équilibre consiste à reconnaître ces influences et à rester présent à soi malgré la pression extérieure. C’est une relation subtile entre ce que nous recevons du milieu et ce que nous choisissons d’y offrir.
Le point de départ est un bon alignement entre le mental, l’émotionnel et le physique. Lorsque l’un de ces plans prend trop de place, l’équilibre se déforme : le mental s’emballe, l’émotion déborde, le corps sature.
Cependant, lorsque ces trois plans retrouvent leur juste rôle : le corps comme vitalité et constance, l’émotionnel comme résonance harmonieuse et le mental aux commandes, alors la personnalité a tout ce qu’il faut pour gérer le monde extérieur. L’équilibre n’est donc pas un idéal à atteindre, mais une manière d’habiter le réel. Une manière de reconnaître les signes, d’ajuster ce qui se déplace, de revenir doucement à soi. Une manière de créer un espace intérieur où la vie peut circuler sans nous emporter.
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