Les principes et les valeurs : miroirs de nos forces et faiblesses

Les principes et les valeurs que nous adoptons reflètent les forces et les faiblesses que nous portons en nous. Ils forment une armure pour notre « Je », le protégeant tout en en faisant la promotion. Mais il est essentiel de s’arrêter un instant pour mieux comprendre la dépendance du « Je » envers ces éléments qui colorent notre intellect.

Alors, que sont les principes exactement ? Et quels effets nos croyances et valeurs ont-elles sur nos choix ? Pourquoi devrions-nous nous y attarder ? Les principes peuvent être définis comme des propositions que nous estimons vraies et qui structurent notre façon de penser et d’agir. Ils se divisent en différents thèmes, tels que les principes raciaux, religieux, moraux, sociaux ou familiaux. Par affinité, nous adhérons facilement à bon nombre d’entre eux. Au fil du temps, ces principes évoluent parallèlement à notre expérience de vie, devenant conformes à la réalité du moment. Ils déterminent ainsi notre ligne de conduite, influençant nos pensées, nos gestes et nos actes. En somme, les principes constituent l’ossature de notre pensée.

Quant à notre système de valeurs, il est le reflet du degré d’attachement à un principe donné. Les valeurs, plus personnelles, traduisent l’estime particulière que nous portons à quelque chose. Elles déterminent le caractère « valable » d’une idée ou d’une action et fournissent une référence pour juger nos propres gestes ou ceux d’autrui comme « bons » ou « mauvais ».

Nos interprétations des événements dépendent en grande partie de la qualité de nos pensées, façonnées par les principes et valeurs que nous véhiculons. Des maximes comme « Tel un homme pense, tel il est » et « L’énergie suit la pensée » traduisent la puissance des schémas mentaux que nous adoptons tout au long de notre vie. Nous sommes, en effet, le produit de nos pensées et vivons systématiquement les expériences qu’elles engendrent.

Un point crucial à comprendre est que la sensibilité n’est pas l’émotion. L’émotion naît lorsque la pensée entre en jeu. Prenons cet exemple :

Un jour de printemps, un homme profitait du soleil, assis sur un banc. Une femme vint s’assoir à ses côtés et alluma une cigarette. Immédiatement, l’homme, manifestement contrarié, se leva, exprimant son mécontentement avec véhémence avant de partir en maugréant contre la fumée qu’il jugeait insupportable.

La rapidité de sa réaction montre qu’il avait intégré à son système de valeurs une forte intolérance envers les cigarettes. Son émotion de colère n’a pas été causée par la fumée elle-même, mais par la violation de ses valeurs. Pourtant, cet homme n’avait aucune réaction face aux nombreuses voitures et camions émettant leur monoxyde de carbone à proximité. Cela montre qu’il n’avait pas statué sur ces éléments dans son système de valeurs, et donc aucune pensée assez puissante pour provoquer une émotion.

Ce scénario illustre le rôle de l’intellect, véritable déclencheur de l’émotion. Cela souligne l’importance de raffiner et d’épurer notre monde intérieur de valeurs. Plus nos valeurs sont rigides, plus nous devenons exigeants et intransigeants envers les autres.

En fin de compte, la qualité de notre système de principes et de valeurs détermine la manière dont nous interagissons avec le monde. Les affiner, les adapter et les observer avec soin nous permettent de devenir plus conscients, plus souples et plus harmonieux dans nos vies.

Pascal St-Denis

Voir le site: L’être en devenir  ou pascalstdenis.com       

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