Apprendre l’art de vivre.

 Nous voulons en apprendre sur l’art de vivre, comme s’il y avait un mode d’emploi à la vie. Il ne faut pas imaginer ce rapport sous un principe d’obéissance. C’est pourquoi il est préférable de ne pas croire que la vie possède un mode d’emploi strict, et que, dans la mesure où l’homme ne connaît pas ou ne suit pas ce mode d’emploi avec respect et obéissance, il devient immanquablement malade, rebelle et condamné à être malheureux.

C’est une vérité, il y a des lois. Mais il faut connaître ces lois pour s’apercevoir qu’elles ne sont pas dirigistes, qu’elles ne réclament pas d’obéissance, mais qu’elles sont tout simplement harmonie et amour. Alors, à partir du moment où on les connaît, et où l’on s’aperçoit que leur nature est amour et harmonie, il ne s’agit plus pour l’homme d’être un esclave de la Vie. Il s’agit pour lui de découvrir le bonheur par l’harmonisation de son être.  

La quête de l’homme vers son héritage spirituel me fait penser à une masse de glaise placée devant les mains d’un sculpteur. La glaise, c’est l’ensemble des composantes qui constituent l’être humain sauf sa dimension spirituelle, que nous pouvons comparer aux mains du sculpteur. Il y a d’abord manipulation et réchauffement, les mains triturent et assouplissent la masse. Ensuite, le sculpteur entreprend de donner une base sur laquelle édifier la forme. Puis, il la corrige, la remodèle, la défait, la reconstruit pour finalement aboutir à la forme finale et harmonieuse, fidèle à l’œuvre d’où il a conçu son projet. Ainsi en est-il de la quête de l’aspirant.

L’âme (les mains) prend contact avec la personnalité : elle la réchauffe, la reconnaît, la façonne, lui donne une première forme qui doit se rapprocher de l’expression de son plan de vie. Elle règle des défauts, défait, refait, toujours à partir de l’image de l’âme, pour enfin aboutir à l’harmonie de l’expression dans le comportement.

Il ne nous est pas demandé de remplir des performances au niveau de la moralité humaine, aucune performance ne nous est demandée au niveau de notre comportement et de nos attitudes. Ces performances-là nous serons plus à même de les remplir lorsque l’harmonie sera en nous.
Comment demander à quelqu’un qui est triste et désespéré, d’être fraternel ? Il va au contraire devenir très égocentrique, parce que sa peine, sa douleur, va tellement lui faire perdre conscience de lui-même, va tellement centrer sa conscience sur son problème, qu’il va être complètement fermé aux autres. Donc, comme dit le proverbe : pour aider les autres, aidons-nous d’abord nous-mêmes. Il faut créer l’harmonie en soi pour être à même de la transporter chez les autres.

Pascal St-Denis

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