Attention au virus du bonheur.

Ce propos que l’on retrouve dans le précédent article que j’ai publié sur le site pascalstdenis.com. « Prendre son bonheur en main » a suscité l’intérêt de plusieurs lecteurs. Je vous rappelle ce passage où je mentionne ce qui se produit lorsqu’une personne traîne tel un boulet une période difficile de sa vie.

« Le ciel me tombe sur la tête, le bonheur prend le bord à vitesse grand V. Mais ça ne s’arrête pas là, car le temps de le dire, l’événement malheureux s’étend, tel un virus, et contamine l’ensemble du milieu de vie ».  

Cette manière d’aborder et de gérer des périodes difficiles, des situations que j’ai rencontrées une multitude de fois en relation d’aide. Je parle ici de situations qui marquent, qui bouleversent l’équilibre, ou encore, qui provoquent des remises en question. Des événements qui ont tendance à contaminer le milieu de vie.

Une expérience difficile laisse généralement des traces. Elles peuvent être de nature physique, émotionnelle et mentale ; parfois les trois à la fois. Un deuil, une séparation, un divorce, une faillite, une maladie grave représente le genre d’événement susceptible de laisser des marques.

Malheureusement, il arrive très souvent que ce genre de situation devienne une raison qui explique pourquoi nous ne sommes plus la même personne. Existe-t-il une façon d’éviter que des événements malheureux viennent contaminer le milieu de vie ? Je pense que OUI ! Je crois que nous devons éviter de nourrir ce genre d’événement en maintenant vivant les épisodes pénibles qui les composent même si cela est souvent difficile. Ne pas nourrir ne signifie pas d’oublier, de faire semblant que rien n’est survenu.  

Certains événements qui sans être des tragédies changent la nature d’une personne. Voici un simple exemple :

Une jeune fille sans méfiance confie à sa meilleure amie un élément très personnel en lui demandant de garder cela pour elle. Ce ne fut pas le cas et cela lui a causé beaucoup de problèmes. Les années passent et elle finit par lui pardonner cet écart de conduite. En observant son comportement, il était facile de remarquer que ce fâcheux événement avait laissé des traces et que la belle confiance et la belle spontanéité qui l’habitait auparavant s’étaient transformées en une méfiance presque maladive. Que vaut le pardon à l’autre si l’on ne trouve pas le moyen de se pardonner à soi-même ? Que vaut le pardon si une grande partie de la libération qu’il apporte n’est pas au rendez-vous ? En agissant ainsi, l’événement passé devient le virus qui contamine le milieu de vie.

Le pardon est la capacité d’agir, de penser, de parler, de s’exprimer en toutes formes comme si rien n’était venu perturber mon être. Les gens oublient que le pardon est d’abord de se pardonner soi-même pour demeurer le plus authentique possible.

Pascal St-Denis

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