Une question de croyances

Pour donner la chance à de nouvelles perceptions de pénétrer notre esprit, il faut être capable de remettre en question les anciennes. C’est une tâche difficile tellement les croyances sont enracinées dans notre esprit. À cause de notre éducation religieuse, beaucoup de personnes partent avec l’idée que l’âme évalue arbitrairement nos pensées et nos actes, et ce, à partir d’un vague principe de bien et de mal. Nous percevons l’âme telle une réalité qui nous est extérieure et à laquelle nous attribuons un rôle de sauveur. Nous prions pour qu’elle guérisse nos maux et nos douleurs les plus profondes.

Nous croyons fermement que nos détresses sont suffisantes à attirer son attention et à justifier une intervention positive. Ces perceptions et bien d’autres du même genre, communes à une grande majorité d’êtres humains, font en sorte que nous entretenons une relation passive avec notre âme.

Cette attitude ne crée pas le désir de connaître l’âme telle qu’elle est sur son propre plan. À part le fait que nous reconnaissions sa nature divine, nous ignorons pratiquement tout des lois qui gouvernent son existence. Nous tenons pour acquis qu’elle existe, qu’elle est amour et qu’elle a la responsabilité de veiller sur nous et sur notre évolution. Ces croyances expliquent probablement notre manque d’intérêt à étudier l’âme sur son propre plan. L’évolution est un mouvement de transformation progressive qui demande énormément de courage.

Évoluer spirituellement indique que ce mouvement s’oriente vers ce qui est supérieur. L’âme fait partie intégrante de notre être, car elle englobe la totalité de notre développement, tant involutif qu’évolutif.

L’âme est la gardienne de notre évolution, mais elle n’est pas la sauveuse arbitraire que plusieurs imaginent. Si tel était le cas, nous pourrions dire que son taux de réussite demeure faible tellement les souffrances de l’homme demeurent sans réponses. Pourquoi, malgré nos prières et notre désespoir, l’âme ne guérit-elle pas nos corps malades ? Pourquoi l’âme ne vient-elle pas au secours des gens persécutés ? Pourquoi ne punit-elle pas les bourreaux ? Pourquoi en est-il ainsi ? La qualité des énergies déversées par l’âme est proportionnelle à la capacité réceptrice des véhicules de l’homme (physique, astral et mental). Cette règle régit la circulation des énergies entre l’âme et ses véhicules et elle est incontournable. Ceux qui méditent connaissent l’effort exigé pour se synchroniser avec les énergies supérieures. Pour pénétrer la conscience de l’âme, nous devons faire taire les voix tumultueuses de la nature inférieure qui sollicitent constamment notre attention.

Par exemple, lorsqu’une personne trouve le chemin de la guérison alors que tout espoir est perdu, c’est qu’elle a réussi à rétablir et à réharmoniser le flux énergétique entre l’âme et le corps. Pour harmoniser ce flux, la personne a obligatoirement modifié un aspect de sa conscience (souvent inconsciemment) qui agissait tel un obstacle à la libre circulation des énergies. Lorsque nous l’envisageons sous cet angle, nous pouvons dire que toute maladie provient d’un manque d’harmonie, d’une dissonance existant entre la forme et les énergies qui l’alimentent. La maladie apparaît lorsqu’il y a une faille entre ces facteurs : l’âme et la forme, la vie et son expression, les réalités subjectives et objectives. En conséquence, l’esprit et la matière ne sont pas reliés librement l’un à l’autre. Puisque nous sommes en processus d’évolution, il est normal que l’équilibre soit difficile à maintenir. Parfois, la conscience de certaines personnes est trop centrée sur l’aspect matériel de la vie alors que d’autres ont, si je puis dire, la tête dans les nuages, créant ainsi une dévitalisation de leur véhicule d’expression. L’équilibre se veut une qualité essentielle à acquérir, car il permet à tout être incarné, de tirer profit au maximum de son passage sur cette terre.

Lorsque nous arrivons au point où nous prenons consciemment la responsabilité de notre évolution, nous découvrons rapidement que l’âme a toujours été présente en nous. Nous devons alors apprendre à harmoniser et à maîtriser cet aspect de nous-mêmes. Notre relation avec l’âme passe de passive à active et un mouvement dynamique nous entraîne vers la conscience de l’âme sur son propre plan. Tel un chirurgien qui apprivoise le fonctionnement des organes du corps, nous devons apprendre à connaître les règles qui dirigent la relation de l’âme avec son véhicule d’expression. Progressivement, nous apprivoisons notre monde intérieur, apprenant à identifier les causes subjectives qui font de nous ce que nous sommes. En réponse à cette introspection, nous réalisons que nous pouvons intervenir consciemment et intelligemment sur notre vie.

Pascal St-Denis

 

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