Une raison se cache derrière toute réincarnation. (article 5)

Nous venons de voir trois approches liées aux problèmes de l’immortalité et de la permanence de l’âme humaine. Elles visent à répondre à l’éternelle question des hommes : d’où venons-nous , pourquoi , vers quoi allons-nous ? Selon vous, laquelle des approches offre une réponse rationnelle à toutes ces questions ? Moi, j’opte pour la réincarnation, mais je comprends que cette vérité est difficile à accepter surtout pour les gens dont la structure mentale est cartésienne. En refusant cet aspect de l’évolution, c’est comme si nous acceptions d’être à la remorque du hasard. Nos réticences viennent peut-être du fait que la réincarnation nous est présentée d’une manière absurde? Les sociétés théosophiques et autres corps constitués soi-disant occultes ont grandement nui à la présentation de la vérité. Ils ont donné des détails inutiles, futiles, inexacts, et purement spéculatifs.

Une incarnation particulière n’est pas un événement isolé dans la vie d’une âme, mais plutôt une fraction d’un tout, une suite d’expériences destinées à un retour délibéré à la source ; le tout enrichi du fruit de l’expérience globale. Un chapelet avec ses billes qui sont séparées les unes des autres, mais qui sont tout de même lié par un fil et formant une seule pièce représente très bien l’idée que l’on peut se faire de la réincarnation ; chacune des incarnations, bien que distinctes les unes des autres, mais tout de même reliées par le fil de vie, le fil de conscience.

La vie n’est pas une suite de hasards qui font que certaines personnes semblent plus chanceuses que d’autres. Qu’un enfant meure en bas âge ne le désavantage pas par rapport à celui qui est appelé à vivre une vie longue et riche d’expériences. Chaque étape a sa raison d’être et chacun de nous possède un mandat qui lui est propre. Je crois qu’on se rapprocherait de la vérité si l’on disait que le mandat premier d’une incarnation est de rétablir l’équilibre afin de mieux avancer par la suite.

Pour plusieurs d’entre nous, je crois que l’équilibre est la clé pour avancer sur le chemin de l’évolution. Que vous ayez la voiture la plus performante, s’il lui manque une roue, il vous sera impossible d’en soutirer quelque potentiel que ce soit. Il en est de même concernant les raisons de nos incarnations ; l’équilibre étant une prémisse à ce qui peut suivre.

Une incarnation peut être exigeante et demander beaucoup de temps alors qu’un autre, en raison de ses besoins, exige une harmonisation rapide de l’état évolutif global. Si nous pouvions voir le portrait de notre évolution étalée sur plusieurs vies, nous verrions que le principe même de la grande justice divine s’applique toujours. « Justice », parce que nous faisons tous partie, et ce, sans exceptions, de la Grande Roue de l’évolution et des lois qui la gouvernent.

L’homme doit, consciemment, opérer sa libération. Il obtient ce résultat lorsqu’il s’émancipe des trois mondes et qu’il domine la roue de la réincarnation au lieu d’être dominé par elle. Ceci doit nous faire comprendre que toutes les incarnations sur le plan physique ne sont pas d’égale importance, mais que certaines sont plus significatives que d’autres ; certaines d’entre elles, du point de vue de l’Ego, sont pratiquement négligeables, alors que d’autres comptent pour beaucoup. Les unes servent à stabiliser un certain état de conscience ou à retrouver un certain équilibre alors que d’autres sont profitables à l’expansion de conscience. Ces dernières seront plus exigeantes parce que l’expansion nous entraîne vers des éléments à acquérir alors que la stabilisation demande souvent une mise en place de certains acquis et leur renforcement par l’expérience répétée de ces derniers. Par exemple, lorsque la stabilisation d’un état de conscience est le but principal d’une incarnation donnée, l’expérience de la personne en cause aura tendance à être plutôt calme ; elle fera son petit chemin sans trop se questionner. Par contre, lorsqu’une incarnation conduit à l’expansion, l’expérience de vie risque d’être houleuse ; des périodes de crise risquent de jalonner le parcours, car beaucoup de détachement sera exigé afin d’intégrer une conscience élargie. C’est similaire lorsque les différents états de conscience appellent à un rééquilibrage important.

Tiré des enseignements d’A.A. Bailey

Pascal St-Denis

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