Les trois approches de la réincarnation (article 4)

Inutile de dire que le problème de la mort est basé sur l’amour de la vie, qui est l’instinct le plus profond de la nature humaine. Trois approches majeures concernant l’immortalité émergent de tout cela et méritent d’être examinées successivement :

  1. La solution strictement matérialiste.
  2. La théorie de l’immortalité conditionnelle.
  3. La théorie de la réincarnation.
  1. La solution strictement matérialiste émet le principe que l’expression et l’expérience de la vie consciente durent aussi longtemps que la forme physique existe et persiste. Elle enseigne également qu’après la mort, il n’y a plus d’individu conscient. La conscience d’être une personnalité distincte s’évanouit en même temps que la forme disparaît. On croit que la personnalité n’est que la somme des consciences des cellules corporelles. Cette théorie rabaisse l’homme au même niveau que n’importe quelle autre forme dans les trois autres règnes de la nature. Elle se base sur le fait que l’être humain ordinaire n’est pas sensible à la vie lorsqu’il est dépourvu d’un véhicule physique. Elle rejette toutes preuves du contraire en affirmant que ce que nous ne pouvons pas voir avec les yeux et constater par le toucher n’existe pas.
  1. La théorie de l’immortalité conditionnelle. La majorité des religions soutiennent que seuls les êtres qui atteignent un stade particulier de conscience spirituelle et qui adhèrent à un ensemble particulier de dogmes théologiques peuvent recevoir le don d’immortalité. Elles condamnent de punition éternelle les êtres récalcitrants à leurs doctrines. En raison de la bonté innée du cœur humain, peu de gens sont assez rancuniers ou inintelligents pour considérer cette présentation comme acceptable. Bien entendu, il faut classer parmi ceux-là les irréfléchis qui échappent à leur responsabilité mentale en croyant aveuglément aux déclarations théologiques. L’interprétation chrétienne, tel qu’elle est donnée par les écoles orthodoxes et fondamentalistes, se révèle insoutenable quand on la soumet à la clarté du raisonnement. Parmi les arguments s’opposant à son exactitude, il y a le fait que la Chrétienté envisage un long avenir, (le ciel ou l’enfer) mais ne s’appuie sur aucun passé, car nous existerions pour la première fois. De plus, il s’agit d’un futur dépendant entièrement des activités exercées au cours de la présente incarnation sans tenir compte des différentes caractéristiques de l’humanité. La doctrine chrétienne appuie sa théorie sur l’existence d’un présent et d’un futur potentiel sans considération pour le passé. On reconnaît très généralement que c’est une injustice, mais la volonté insondable de Dieu ne doit pas être mise en doute. Il y a encore des millions de gens qui croient cela, mais pas aussi fermement qu’il y a cent ans.

 

  1. La théorie de la réincarnation, si familière à l’aspirant qui flirte avec l’ésotérisme, connaît une popularité croissante en Occident. En Orient, elle a toujours été acceptée, bien qu’on l’ait ornée de nombreuses additions et interprétations assez niaises. Elle a été déformée comme l’ont été les enseignements de tous les Grands Hommes. Aujourd’hui, on accepte mieux qu’auparavant les faits fondamentaux de la réincarnation. L’origine spirituelle de l’homme, la descente dans la matière, l’ascension par la répétition continuelle d’incarnations jusqu’à ce que la forme devienne une parfaite expression de la conscience spirituelle militent en faveur de cette théorie.

Tiré des enseignements d’A.A. Bailey

Pascal St-Denis

 

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