Comprendre, assimiler et intégrer la connaissance.

Entreprendre une démarche intérieure, c’est comme partir en exploration vers un monde meilleur, un monde en devenir. Jour après jour, nous sommes appelés à traiter une quantité énorme d’informations. Les articles et les livres se succèdent à un rythme parfois élevé. Nous scrutons les médias sociaux à la recherche de repères supplémentaires susceptibles de nous orienter dans la bonne direction. Pour que cette frénésie porte ses fruits, il serait intéressant de réfléchir sur la manière dont nous abordons ce que nous consultons. Pour maximiser cette tâche, trois étapes sont essentielles ; comprendre, assimiler et intégrer l’information que nous percevons comme étant une vérité.

Comprendre, assimiler et intégrer la vérité perçue fait et fera toujours partie de notre processus de conscientisation. Toute connaissance non appliquée flotte dans l’espace un temps et retourne au noyau vital. Nous oublions vite ce que nous n’utilisons pas. L’être qui possède la connaissance ne peut évoluer si cette connaissance n’intègre pas son noyau personnel. Pour qu’elle soit en mesure de le faire, il faut que chaque cellule du corps assimile la donnée en l’appliquant dans notre vie. Alors seulement, il y a évolution. Il y a une expression qui dit : « résonner comme une cruche vide ». En effet, une cruche pleine absorbe le son, l’assimile et le fait sien ; ce qu’elle retransmet est sien. Une cruche vide ne garde pas le son en elle. Elle résonne et retransmet à tout vent un son plein de distorsions. Méfiez-vous des cruches vides, elles brouillent les ondes.

La connaissance doit contribuer au « devenir » et en cela nous devons adopter une approche productive. Connaître pour le plaisir de connaître conduit à une perpétuelle redéfinition du chemin à suivre. Un cheminement intérieur ne peut se faire sans effort sur tous les plans. Chaque partie d’un tout est appelée à rejoindre l’unité et les chemins pour y arriver sont multiples. Par la connaissance, vous êtes plus informés, plus « savants ». Quel atout et quel danger à la fois ! La connaissance couvre plusieurs champs tels les rayons d’une roue qui convergent tous vers le centre. Qu’un rayon se brise et le centre s’affaiblit. Le centre, c’est vous. Voilà pourquoi vous ne pouvez ignorer votre importance en tant qu’individu, dans son intégralité et dans sa force. Un moyen reste un moyen, ne l’oubliez pas. S’y attacher comme à une vérité ne peut que mener à une impasse. C’est pourquoi vous devez toujours retourner au centre, en vous-mêmes, sinon tout effort demeure vain parce que superficiel. Quoi que la vie vous propose, il demeure que vous seul pouvez lui donner un dynamisme évolutif.

L’ÉVOLUTION est un mot puissant qui sous-entend tellement d’implication « humble ». Toute tentative d’évolution ne peut ouvrir sur l’infini si la simplicité dans la découverte demeure absente. La simplicité, c’est se détacher des connaissances, se détacher des réponses extraordinaires que vous pouvez trouver, se détacher du contexte humain de projection affective et émotive qui brouille la réalité. Toute découverte qui demeure dans l’esprit sans s’exprimer n’est que vantardise déguisée. Alors, portez une attention particulière à votre nouvelle conscience : c’est le moment le plus dangereux de notre cheminement, car l’orgueil y puise une puissante nourriture. À chaque découverte, nous avons le choix entre intégrer ou compiler des données.  C’est dans ce choix que réside la valeur du retour vers l’âme. C’est pourquoi j’affirme que vous êtes le seul juge de la justesse de votre cheminement.

De manière pratique, je dirais que l’apprentissage de la compréhension passe par trois étapes bien précises : le savoir, l’assimilation et l’intégration. Pour celui qui est au cœur d’une démarche consciente, l’application systématique de ces étapes peut faire la différence entre le fait de « tourner en rond » et celui de progresser allègrement.

L’étape « du savoir » est celle où l’on amasse de l’information. C’est prendre les moyens mis à la disposition de chacun pour apporter une lumière nouvelle sur des éléments inconnus jusqu’à ce moment. Connaître se situe au niveau de la pensée. La mise en œuvre de cette connaissance est d’un autre ressort. La connaissance est l’accumulation de données, d’idées nouvelles comme un ordinateur pourrait le faire. La connaissance agit comme un stimulant qui contribue à élargir notre horizon et à interroger la vie plus profondément que nous ne l’avons jamais fait. Nous sommes généralement friands d’informations et notre engouement pour les ouvrages qui traitent du monde spirituel augmente sans cesse. Dans un premier temps, on s’y intéresse parce que nous voulons faire partie de ce monde. Nous voulons nous identifier à l’extra sensoriel et au merveilleux. Puis, avec le temps, l’enthousiasme s’estompe et une nouvelle réalité nous interpelle. Nous sentons le besoin de reconnaître qui nous sommes et où nous en sommes dans notre évolution.

L’étape de l’assimilation sert à « reconnaître » « à identifier » ce savoir à travers les éléments qui nous entoure. C’est soumettre ce qui est connu à sa propre réalité, dans les multiples facettes de l’expérience. Un exercice qui trouve son apogée lorsque s’impose la notion de « choix ». Cela demande de travailler à la connaissance de soi. Cette expérience nous donne l’occasion de nous voir tels que nous sommes, sans masque et sans pudeur. La reconnaissance est une expérience qui exige beaucoup de sincérité et d’humilité. Sur cent personnes qui amorcent la première étape, la moitié seulement amorce un travail de reconnaissance et de cette moitié, seules quelques personnes vont travailler à l’intégration de la connaissance acquise.

L’intégration consiste à donner vie au choix par une action continue dans le quotidien, et ce, jusqu’à ce qu’il fasse partie intégrante de notre manière de penser et d’être. Pour faire nôtre l’information, il faut développer une vision claire du but à atteindre et des moyens à prendre pour intégrer la vérité perçue. C’est l’étape du changement progressif et du « devenir » et elle est la plus difficile.  Elle demande de faire ce qu’il faut pour mettre en place les vérités perçues. Se défaire d’une dépendance, vaincre une émotion ou se détacher d’une croyance désuète exige beaucoup de courage et de vigilance. Le travail d’intégration nous force aussi à exploiter des talents. Là aussi, la tâche est difficile, car elle propose d’oser en faisant fi de nos peurs et de nos doutes.

Ces trois points forment un tout homogène garant de son efficacité. Beaucoup d’entre nous ont tendance à sauter des étapes et à placer leur démarche sous la tutelle de tierces personnes. Cette forme de précipitation produit inévitablement un dérapage qui conduit à une grande confusion et à une série d’échecs. Ils auraient avantage à porter une attention particulière à ce processus. Il faut savoir que connaître, se reconnaître et intégrer dans le quotidien la vérité perçue, forme les prémisses d’une démarche saine et efficace. Un des points faibles qui nous caractérisent est celui de négliger le processus global de compréhension. C’est bien connu, nous aimons nous gaver d’informations, car elles nous apportent, bien que temporairement, une satisfaction enivrante. Nous dévorons les bouquins les uns à la suite des autres sans réellement prendre le temps de soumettre efficacement l’information à notre vécu. Le danger de la connaissance réside dans la satisfaction qu’un individu en retire alors qu’elle devrait plutôt conduire à l’insatisfaction et à l’action dans un but de « devenir. »

Pascal St-Denis

 

 

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