Les guides : comment gérer l’information. (article 9)

DES ATTITUDES ERRONÉES FACE AUX GUIDES. L’existence des guides est de moins en moins contestée et ils sont devenus très présents à notre esprit. Les gens les affectionnent de la même manière qu’ils aiment leurs amis. Plusieurs personnes supposent que l’amour inconditionnel de ces guides fait d’eux leur serviteur et leur protecteur. En ce sens, elles s’approprient le monopole de leur attention. Elles leur attribuent des actes et des responsabilités avec lesquelles ils n’ont aucun rapport. C’est pourquoi il est devenu fréquent d’entendre des personnes parler en ces termes :

Devant un choix à faire :  » Mes guides vont me faire un signe si je dois…. »

Lorsqu’un incident arrive ou un problème de santé survient, elles diront :

 » Mes guides veulent me faire comprendre quelque chose » ou,  » Mes guides veulent me dire qu’ils ne sont pas d’accord avec ce que je fais » ou, « Ils m’ont envoyé cette épreuve pour que je m’arrête et que je réfléchisse », ou encore, « Ils veulent que je ralentisse ».

Devant un geste à poser, par exemple l’inscription à un cours, j’ai déjà entendu :

 » Si j’ai perdu l’inscription concernant ce cours, c’est que les guides veulent me dire que je n’ai pas d’affaire là. »

Devant l’interprétation d’une situation ou d’une occasion qui se présente, elles diront :

« Mes guides vont me faire un signe » etc.

Beaucoup trop de personnes croient que les guides interviennent dans notre quotidien et provoquent des coïncidences. Ils n’en créent pas, elles vous appartiennent totalement. Pour qu’il y ait coïncidence, quatre facteurs sont nécessaires :

1—      la conscience,

2 —     l’abandon,

3 —     le besoin, la sollicitation,

4 —     le mouvement.

La conscience concentre l’énergie. 2. L’abandon libère l’énergie vers.. , 3. Le besoin et la sollicitation appellent l’énergie correspondante 4. Le mouvement concrétise la coïncidence et libère la conscience pour la création d’une autre coïncidence. Telles sont les conditions énergétiques pour qu’il y ait coïncidence. Le mouvement est de loin l’étape la plus difficile et c’est pourquoi l’on peut dire qu’il n’arrive rien à celui qui reste chez lui et n’ose jamais expérimenter quelques opportunités que ce soit. Les guides n’y sont pour rien dans la coïncidence, ils ne font que soutenir le processus par une offre constante.

Il serait sage d’indiquer dès le départ que l’âme demeure notre principal guide et que toute connaissance doit être soumise à son approbation. Vous direz sûrement qu’il est difficile d’obtenir la confirmation de l’âme et je vous donne raison. Le lien conscient avec elle est dans la majorité des cas, soit absent, soit flou, soit fortement coloré par la personnalité de chacun, ce qui rend difficile pour une grande majorité l’utilisation de l’intuition.

Il existe cinq phases de développement du mental : l’instinct, la discrimination, le discernement, l’inclination et l’intuition. Où en êtes-vous rendus dans leur intégration ? C’est à vous de l’identifier. Logiquement, si une personne ne peut soumettre directement la connaissance à l’approbation de son âme, il peut utiliser la loi d’analogie et de correspondance et la soumettre aux principes universels qu’il connaît. S’il ne peut le faire, qu’il la soumet alors aux principes secondaires auxquels il croit et qu’il utilise un sage discernement intellectuel. Si pour certains ce niveau est trop difficile qu’il se contente de discriminer et de choisir selon sa conscience entre ce qui est bien ou mal, entre ce qu’il doit attirer à lui et ce qu’il doit repousser. J’espère pour vous que l’instinct n’est pas votre seule arme pour gérer vos relations physiques et subtiles.

Peu importe la provenance de l’information, chacun de nous, avons la responsabilité de la soumettre à notre propre vérité. Qu’est-ce que signifie « propre vérité »? Je dirais que fonctionner selon notre propre vérité, c’est apprendre à penser, à agir, à parler, à partir de ce qui est de plus juste en nous, sans interférences et avec une ouverture à notre âme. Le degré d’évolution de chacun étant différent, la vérité l’est aussi.

On ne peut fonctionner adéquatement avec celle d’un autre, si élevée soit-elle, car nous serions dans l’impossibilité de la gérer comme il se doit, la conscience et l’expérience liées à cette vérité étant manquante. C’est pourquoi vivre en sa vérité demande qu’on soit honnête avec soi-même, qu’on reconnaisse son point d’évolution et qu’on soit ouvert à la conscience de l’âme.

Dans le traité sur la « Magie Blanche », Alice A. Bailey mentionne:

1-         Ce qui est le plus important pour tout étudiant n’est pas tant la personnalité d’un Maître que la mesure de vérité que celui-ci apporte et la faculté de l’étudiant de distinguer entre vérité, vérité partielle et erreur.

2-         Plus l’enseignement ésotérique s’approfondit, plus il entraîne de responsabilité exotérique. Tout étudiant doit donc faire un examen attentif de lui-même et se souvenir que la compréhension vient en appliquant la part de vérité saisie aux problèmes immédiats qui se présentent dans la vie quotidienne et que la conscience s’accroît par l’usage de la vérité communiquée.

3-         L’attachement dynamique à la voie choisie, avec l’inébranlable persévérance qui surmonte tout ce qui peut arriver, est l’une des conditions indispensables qui conduisent à un royaume à une dimension, à un état d’âme connus subjectivement. Cet état de réalisation produit alors des changements dans la forme et dans le milieu qui correspondent à sa force.

Ces trois concepts méritent mûre réflexion et leur importance et leur signification doivent être quelque peu saisies pour permettre tout progrès véritable. Mon rôle n’est pas d’indiquer comment appliquer personnellement l’enseignement donné. Chacun doit le faire soi-même.

Vous avez sagement empêché que s’impose toute idée d’autorité, laquelle aurait dénaturé l’enseignement et vos livres ne se réclament d’aucun principe ésotérique d’autorité hiérarchique, responsable de l’étroitesse de certains groupes tels que l’Église catholique, la Science chrétienne et divers organisations et sociétés prétendues ésotériques.

Le malheur de bien des groupes provient de conversations à voix basse telles que « Ceux qui savent désirent…Le Maître dit…Les grands Initiés ordonnent.. » auxquelles comme de stupides et aveugles moutons, ces groupes s’empressent d’obtempérer. Ils croient ainsi, par une dévotion mal placée, entrer en contact avec des personnages de haut rang et parvenir au ciel par des chemins de traverse.

Vous avez sagement protégé vos livres des réactions suscitées par ceux qui prétendent être maîtres, adeptes ou initiés. Respectez mon anonymat et voyez ma situation présente comme celle d’un étudiant plus avancé, aspirant à l’expansion de la conscience qui constitue mon progrès suivant. Seule compte la vérité que j’apporte. L’inspiration et l’aide que je puis donner à tous importent seules. L’étudiant a le loisir de réfléchir sur ces points sans tenter de vaines spéculations sur les détails relatifs aux personnalités et aux conditions du milieu.

  Pascal St-Denis

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